Carolina (chanson de Chico Buarque)
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| Face B | Tem Mais Samba |
|---|---|
| Sortie |
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| Durée | 2:39 |
| Genre | Bossa Nova |
| Format | Single |
| Auteur-compositeur | Chico Buarque |
| Label | RGE CS-70.286 |
| Face B | Cabra Macho |
|---|---|
| Sortie |
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| Durée | 2:45 |
| Genre | Bossa Nova |
| Format | Single |
| Auteur-compositeur | Chico Buarque |
| Label | Philips 365.224 PB |
Carolina est une chanson du compositeur Chico Buarque, sortie en 1967[1]. Elle est arrivée à la troisième place au IIe Festival International de la Chanson populaire (FIC) d'.
Marcos Napolitano, docteur en Histoire sociale de l'Université de São Paulo (USP) raconte, dans son article paru dans la revue ArtCultura en 2002, que la chanson Carolina est née d'une proposition conciliante de Walter Clark, au nom de TV Globo : après avoir refusé d'animer un show musical sur la chaîne, ce qui l'exposait contractuellement à des pénalités, Walter Clark lui proposa d'abandonner la procédure judiciaire à condition que Chico présente une chanson au FIC de 1967[2]. Chico accepta la proposition et composa la chanson Carolina lors d'un vol. Interprétée par Cynara et Cybele, Carolina fut devancée par Margarida de Guttemberg Guarabyra et Travessia de Milton Nascimento.
| Original | Traduction |
|---|---|
| Carolina, nos seus olhos fundos | Carolina, au plus profond de tes yeux |
| Guarda tanta dor | Tu caches tellement de douleur |
| A dor de todo esse mundo | La douleur du monde entier |
| Eu já lhe expliquei que não vai dar | Je t'ai déjà expliqué que ça ne servait à rien |
| Seu pranto não vai nada ajudar | Que tes larmes ne te consoleraient pas |
| Eu já convidei para dançar | Je t'ai déjà invitée à danser |
| É hora, já sei, de aproveitar | Il est temps, je le sais, de s'amuser. |
| Lá fora, amor | Juste là, dehors, mon amour |
| Uma rosa nasceu | Une rose a éclos |
| Todo mundo sambou | Tout le monde a dansé (la samba) |
| Uma estrela caiu | Une étoile est tombée |
| Eu bem que mostrei sorrindo | J'ai eu beau lui montrer, en souriant, |
| Pela janela, ói que lindo | par la fenêtre : « Regarde comme c'est beau ! » |
| Mas Carolina não viu | Mais Carolina n'a rien vu. |
Au-delà d’un bon sentiment envers Carolina, engoncée dans sa mélancolie, Chico campe à travers elle aussi l’immobilisme, le passéisme, l’absence d’allant pour les choses du monde - la rose qui est née au dehors, l’étoile qui est passée dans le ciel, toutes ces choses banales et extraordinaires pour qui sait les voir - et pour les évènements du monde, de la société, ses changements, qui appellent à prendre position, pendant que Carolina, restée à regarder passer le temps par sa fenêtre, n’a pas vu ce monde changer, ou n’a pas voulu le voir.