Thomas Couture, Madame l'Amirale Bruat, étude pour Le Baptême du Prince Impérial, vers 1856, peinture à l'huile sur toile, 55 × 46 cm, château de Compiègne.
Leur mariage eut lieu à Paris à la fin de la même année. Elle suivit son époux dans plusieurs de ses commandements, notamment aux îles Marquises.
Le ménage eut quatre enfants, dont Marguerite-Adèle-Marie Bruat (1844-1928), épouse du dernier duc de Padoue. La femme de lettres Victorine Monniot fut l'institutrice de ses filles[2].
Le peintreThomas Couture fit plusieurs études préparatoires de l'amirale Bruat, aujourd'hui à Compiègne, pour son tableau (inachevé) Le Baptême du Prince Impérial[6]. Madame Carette, lectrice de l'Impératrice Eugénie, décrit l'Amirale Bruat de la façon suivante dans ses Souvenirs: «Avec son visage de madone, son beau profil noble et fier, elle ressemblait à l'ange de la patrie placé près de ce berceau. Le Prince toute sa vie lui garda une tendre affection. Il lui écrivait souvent[7].»
L'intervention de l'amirale Bruat entraîna la réouverture de la grotte de Lourdes aux fidèles en 1858. Par son entremise le conseil d’administration de L'Œuvre des Écoles d'Orient, plus connue actuellement sous le nom de L'Œuvre d'Orient a trouvé son président en la personne de vice-amiral Edmond Jurien de La Gravière en 1869[8]. Elle resta fidèle à la famille impériale après la chute du Second Empire et se consacra à des œuvres de charité, notamment à Lourdes.
↑ Georges Benoit-Guyod, Bruat, Amiral de France, Paris, André Bonne, , p.181.
↑ Madeleine Lassère, Victorine Monniot ou L'éducation des jeunes filles au XIXesiècle: entre exotisme et catholicisme de combat, Paris, L'Harmattan, , 175p..
↑ «Nouvelles diverses», Messager de Tahiti, (lire en ligne)
1 2 3 Jean-Philippe Gérard, «Amiral Bruat: chef de l'escadre d'évolutions de l'Océan», Cols Bleus, no2410, , p.13 (lire en ligne)
↑ «Le Prince impérial passe sous la direction d'un précepteur», Le Sport, (lire en ligne)