Caroline M. Solomon
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Caroline M. Solomon est une universitaire américaine qui enseigne la biologie à l'Université Gallaudet. Elle vit les problèmes rencontrés par les étudiants sourds. Son enseignement vise à promouvoir auprès d'eux les domaines des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques.
Origine et formation
Caroline Solomon naît dans le Delaware et, nourrisson, contracte une méningite spinale. Elle est sourde dans une famille entendante. Adolescente, elle participe aux Deaflympics comme nageuse et est confrontée aux problématiques environnementales: elle ne peut pas nager dans un ruisseau pollué près de chez elle.
Après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires, elle s'inscrit à l'Université de Harvard[1], où elle étudie à la fois les sciences de l'environnement et les politiques publiques[2]. À son entrée, il n'y a pas d'interprètes en langue des signes, l'université en embauche un au milieu de son premier semestre. En 1996, elle obtient un Bachelor of Arts[3],[4].
Caroline Solomon obtient ensuite une maîtrise en océanographie biologique (en) à l'Université de Washington[2],[4], puisen 2006, un doctorat en océanographie biologique de l'Université du Maryland [4].
Carrière
En 2000, après sa maîtrise à école d'océanographie[5] de l'Université de Washington, Caroline Solomon rejoint la faculté de l'Université Gallaudet[4].
En 2011, elle est promue professeure titulaire[4]. Ses recherches portent sur les effets écologiques qui se produisent lorsque les algues, les bactissent avec les sous-produits azotés[6] de la production agricole et d’autres activités humaines[7]. En étudiant les voies navigables, telles que la baie de Chesapeake et la rivière Anacostia, elle analyse l'occurrence des proliférations d'algues et des polluants pour déterminer les mesures de prévention à mettre en œuvre dans les efforts de conservation[4],[7].
Elle constate que l'apprentissage de ses élèves est parfois plus visuels qu'auditifs. Caroline Solomon montre souvent ses leçons de manière visuelle, par exemple en alignant des chaises pour représenter la peau, et en demandant à un élève de jouer un agent pathogène essayant de la traverser[1].
En collaboration avec le projet Anacostia Riverkeeper, le Water Ressources Research Institute (WRRI) de l'université du district de Columbia, le ministère de l'Énergie et de l'Environnement, le Maryland Sea Grant College Program et le programme National Science Foundation's Research Experiences for Undergraduates, elle mène des projets de recherche d'été pour aider les étudiants non seulement à apprendre à faire de la recherche, mais aussi à comprendre la nécessité de communiquer leurs résultats pour créer une politique de conservation[1],[7],[8].
En parallèle à ses activités de recherche et d'enseignement, Caroline Solomon organise des ateliers visant à accroître la participation des étudiants sourds et malentendants dans les différents domaines des STIM à l'échelle des États-Unis. En 2012, elle dirige un atelier pour la National Science Foundation afin de discuter des moyens de favoriser les opportunités de mentorat pour les scientifiques sourds tout au long de leur carrière professionnelle. De cet atelier, naît un programme visant à établir une base de données qui servira de réseau de référence, incluant des organisations qui soutiennent les scientifiques malentendants et les interprètes qui ont des connaissances en terminologie scientifique. En collaboration avec des collègues de l'Université de Washington, elle développe une base de données des signes techniques qui sont utilisés dans la langue des signes américaine pour la terminologie scientifique, dans le but de normaliser le lexique[8],[9].
