Caroline Nasica
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Caroline Nasica, née le en France, est une autrice de bande dessinée, illustratrice, plasticienne et scénariste française.
Elle s'est fait connaître par son compte Instagram où elle poste des bandes dessinées autobiographiques depuis 2020.
Jeunesse, formation et débuts
Née en France, Caroline Nasica grandit dans le sud-est du pays, à Marseille, à Nice de ses 8 à 19 ans[1], ainsi qu'en Corse[2],[3],[4]. La dessinatrice a évolué dans l'univers artistique avec notamment une mère illustratrice et storyboardeuse ainsi qu'une grand-mère peintre[5],[6].
Aimant la bande dessinée et plus généralement l'illustration, Caroline Nasica commence ses études supérieures avec une mise à niveau en design graphique à Nice, puis se dirige vers la direction artistique et la photographie en fréquentant durant quatre années l'école professionnelle supérieure d'arts graphiques (EPSAA)[2],[7]. Elle est ainsi diplômée en tant que directrice artistique en communication visuelle et multimédia[2].
À la suite de cela, la Française réalise plusieurs expositions, à Paris et Ajaccio notamment[7],[4],[8].
Carrière d'autrice de BD
Néanmoins, après l’avoir mis de côté, l’artiste retrouve l’univers du dessin, et plus spécifiquement la bande dessinée[6],[9]. Ainsi, en , Caroline Nasica ouvre un compte sur Instagram, où sous l'alias @zinzin_nsc, elle représente des anecdotes personnelles puisées dans les péripéties de son adolescence et ses années de jeune adulte[3],[6]. Pour cela, elle recourt à un dessin au stylo noir sur fond blanc[1],[10], décrit comme « spontané, [au] trait vif et nerveux » par Via Stella[11]. Ses BD sont le plus souvent divisées en dix cases[12], et agrémentées d'annotations[11].
Le succès arrive rapidement avec un lectorat croissant[6], impliquant la mise en ligne d'une multitude de strips au fil des années, révélant différentes facettes de son autrice, à l'instar de sa tendance colérique ou de son tempérament rebelle[2],[3]. Libération la qualifie ainsi en 2025 de « sanguine » avec « un caractère de cochon »[12], Corse-Matin la décrit « drôle, sensible et sans filtre »[13], la RTS lui trouve un « humour explosif »[14]. Au gré des histoires dévoilées, le public découvre aussi les proches de l'autrice que cette dernière met régulièrement en lumière[15],[16].
Souhaitant être publiée, c'est avec la maison d’édition Exemplaire fondée par Lisa Mandel que Caroline Nasica produit son premier ouvrage en après une campagne de financement participatif réussie[5],[17]. Intitulé Caro et les zinzins, il reprend principalement les histoires publiées sur son compte Instagram[5]. Par ailleurs, elle prend part à l'édition 2022 du festival d’Angoulême[10] et au Pop Women Festival 2023, et collabore avec Arte[2],[3] et We Love Green, festival avec qui elle poursuit le partenariat durant plusieurs années, plus en parallèle diverses collaborations avec d'autres événements culturels[18].
Au printemps 2023, son deuxième album titré Caro et les zinzins 2 est publié après avoir suivi la même genèse que le premier[6],[19]. En septembre paraît son troisième ouvrage nommé 5, Rue du Boucan, une histoire fictive éditée chez Larousse[15],[20].
À l'été 2024 paraît chez Dargaud le livre Pop-porn : le porno c'est pas la vraie vie ! qu'elle a co-élaboré avec l'essayiste Elvire Duvelle-Charles[21]. Faisant suite à la publication sur Instagram d'une anecdote autobiographique par la Marseillaise d'abord et d'une version numérique mise en ligne sur la revue digitale de Dargaud Mâtin, quel journal ! ensuite, l'ouvrage est une bande dessinée de sensibilisation à l'exposition aux contenus pornographiques, destinée aux adolescents et alternant entre témoignages et pages explicatives[14],[21],[22]. Il est soutenu par l'Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique[21].
En septembre 2024, elle cofonde avec plusieurs artistes freelances marseillais un espace culturel situé dans la cité phocéenne[23],[24], ville où elle réalise à nouveau une exposition durant l'année, de même qu'à Ajaccio[6],[25].
Au printemps 2025 paraît Zia Zinzin, une autofiction mettant en scène le retour en Corse de son autrice après une année d'absence[26],[27]. L'ouvrage bénéfice d'une certaine couverture médiatique, avec par exemple le Journal de la Corse qui estime que Caroline Nasica y use d'une « jolie ironie tintée d'impertinence »[23], et Paris-Normandie jugeant qu'il est « servi par une écriture fraîche et impertinente, parfois à l'excès, et un joli dessin »[28].
Influences
Sempé et Pénélope Bagieu font partie des influences de Caroline Nasica[11].