«Cartel du pain» est une expression qui désigne sept sociétés canadiennes qui ont été accusées pendant les années 2010 d'avoir gonflé de quelques cents canadiens les prix de produits de boulangerie pendant plus d'une décennie. En , un programme de compensation est mis en œuvre par Loblaws. Plus tard, en 2025, les sociétés George Weston et Loblaws acceptent de verser 500 millions CAD pour mettre un terme aux poursuites judiciaires dont elles font l'objet.
En , des dirigeants des sociétés George Weston et Loblaws contactent le Bureau de la concurrence du Canada pour dévoiler une collusion entre plusieurs sociétés canadiennes œuvrant dans le domaine agroalimentaire au Canada. Après enquête, le bureau détermine que sept sociétés ont participé au stratagème de fixation des prix de plusieurs produits de boulangerie: les boulangeries industrielles «Canada Bread(en) et George Weston, de même que les chaînes de supermarchés Loblaw, Walmart Canada, Sobeys, Metro et Tigre Géant(en)»[1].
En 2001, Canada Bread et George Weston accepte de hausser en même temps d'environ 7 cent les prix de produits de boulangerie. Cette pratique est maintenue pendant au moins une décennie[1]. Des dirigeants de ces sociétés rencontrent ensuite des dirigeants de chaînes de supermarché pour s'entendre sur la fixation des prix de produits de boulangerie. Les dirigeants rencontrés acceptent de participer au stratagème à la condition que leurs concurrents y participent aussi. L'accord sera éventuellement appelé la «convention 7/10», allusion aux 7 cents d'augmentation pour les grossistes et de 10 cents pour les consommateurs[1].
Dix-sept ans plus tard, en , après avoir admis avoir accepté de participer au cartel du pain, Loblaws commence à distribuer des cartes prépayées aux clients qui en font la demande[2]. En mars, des banques alimentaires reçoivent des cartes prépayées de Loblaws[3].
En , une poursuite collective contre le cartel du pain est engagée en Ontario. Les plaignants jugent qu'ils pourraient obtenir jusqu'à 40 milliards CAD[4].
En 2023, la Cour supérieure de l'Ontario condamne Canada Bread à verser une amende de 50 millions CAD pour avoir fixé le prix du pain[5].
En , les sociétés George Weston et Loblaws acceptent de verser 500 millions CAD pour mettre un terme aux poursuites judiciaires en lien avec la collusion. Une partie de cette somme sera distribuée par les magasins de la chaîne Loblaws sous forme de cartes prépayées[6].