La construction d'une caserne de cavalerie est décidée par le conseil municipal de Rouen le [1]. Elle est construite de à [2]. L'écurie principale permet de recevoir 224 chevaux, les quatre autres pouvant en recevoir 140 chacune. Appelée initialement caserne de Trianon, la caserne a pris le nom du général Antoine Richepanse (1770-1802)[3].
En , une épidémie de fièvre typhoïde oblige à faire évacuer la caserne[4] pendant 48 jours.
En , des soldats de la caserne Richepanse se révoltent contre leur envoi en Algérie[7],[8],[9],[10],[11].
L'usage civil
En 1997, les bâtiments sont rendus à un usage civil. De 2000 à 2002, ils accueillent provisoirement le collège Barbey-d'Aurevilly.
Les bâtiments sont occupés aujourd'hui en partie par des services de la Ville de Rouen, regroupés sur ce site sous l'appellation de «centre municipal Charlotte-Delbo».
↑Clément Grenier, «La protestation des rappelés en 1955, un mouvement d'indiscipline dans la guerre d'Algérie», Le Mouvement social, , p.45 à 61 (lire en ligne, consulté le )
↑Tramor Quemeneur, «Refuser l'autorité? Étude des désobéissances de soldats français pendant la guerre d'Algérie (1954-1962)», Outre-mers, Revue d'histoire, vol.98 «Le contact colonial dans l'empire français: XIXe – XXesiècles», nos370-371, 1er semestre 2011, p.57-66 (lire en ligne)
↑Roland Leroy, «7 octobre 1955: la révolte des soldats de la caserne Richepanse», L'Humanité, (lire en ligne, consulté le )
↑«De violentes bagarres ont opposé soldats et manifestants civils au service d'ordre», Le Monde,