Casimir Duclos naît dans la colonie de Sainte-Lucie le [1]. Il est mulâtre[1], terme utilisé alors pour désigner les personnes métisses nées d'un parent noir et d'un parent blanc.
Il s’enrôle dans les armées françaises le , sans doute au sein de la Légion des Américains. Il est nommé lieutenant en —on sait alors de lui qu'il peut lire et écrire[1]. Le le bataillon des Antilles dont il relève est battu par le général Abercromby, commandant en chef des forces britanniques dans les Antilles et en Guyane, lors d’un combat qui aboutit à la prise de l'île Sainte-Lucie par les Anglais et au rétablissement local de l’esclavage[2]. Avec d’autres officiers et de nombreux hommes de couleur, il est incarcéré en tant que prisonnier de guerre dans la baie de Portsmouth, où sont détenus de nombreux Noirs[2].
Il est libéré ou échangé dans le courant de l’année 1799 (semble-t-il en compagnie de sa femme Ursule[2]), et placé au dépôt de l’île d’Aix où il reste de juillet à octobre[2]. Fin 1799, il relève de la 5e demi-brigade d'artillerie de marine et séjourne à Rochefort[1]. Réformé en après une blessure par arme à feu au pied, il reprend du service en , puis est affecté dans une compagnie de vétérans[1]. Il devient artisan et exerce la profession de tailleur de pierres[3].
Pendant les Cent-Jours, il passe à La Réole le , commandant un détachement d'une centaine[4] de soldats noirs[1] du 1er bataillon colonial[4]. Avec ses hommes, il arrache et brûle le drapeau blanc, emblème de la royauté que les autorités de la ville ont installé sur le clocher de l'église. Plus ou moins avinés, les hommes se joignent à un groupe local dirigé par les frères jumeaux Constantin et César Faucher, deux généraux de brigade qui entendent se soulever contre les royalistes : ensemble, ils se portent contre le château voisin de Montagoudin[4] appartenant à Hyacinthe Philémon de La Vaissière de Verduzan, ancien lieutenant-colonel d'infanterie du régiment des Gardes françaises, qui avait émigré pendant la Révolution[5][sourceinsuffisante]. Là-bas, les révoltés se livrent, selon leurs adversaires, à des pillages et des violences. La troupe s'en prend ensuite à la commune de Beaupuy[4] et est finalement interpellée par la Garde nationale de Marmande[1]: trente hommes sont arrêtés, vingt-trois soldats noirs et sept indigènes de La Réole[4]. Les frères Faucher sont déferrés en conseil de guerre à Bordeaux en et fusillés.
123456789Bernard Gainot, Les officiers de couleur dans les armées de la République et de l'Empire (1792-1815), KARTHALA Editions, (ISBN978-2-8111-4181-3, lire en ligne), p.224-225
1234Sandra Willendorf, Who is who en Guadeloupe 1794 - 1802, civils et militaires: vol 2: les militaires, BoD – Books on Demand, (ISBN978-3-7543-0544-7, lire en ligne)
12345Charles Dalbaret, Un assassinat juridique (1815).: Les généraux Faucher; ou, Les jumeaux de La Réole fusillés à Bordeaux sous la terreur blanche, A. Bellier & cie, (lire en ligne), p.337-343
12L. Maximien REY, Sur la pathogénie de quelques affections de l'axe cérébro-spinal, etc, Imprimerie Didot Le Jeune, (lire en ligne), p.53-60, cas de Casimir Duclos
↑Le rapport d'autopsie indique qu'il est à son décès âgé de 66 ans (ce qui conduirait à une mort en 1835 ou 1836) mais est inclus dans une thèse soutenue en... mars 1834. La mort y est datée du 26 octobre, sans précision de l'année.