Casimir Dudevant
époux de George Sand
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François-Casimir Dudevant est un officier militaire et un avocat français à la cour royale, né le [1] à Guillery (Pompiey) et mort le à Barbaste.
| Baron |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
François-Casimir Dudevant |
| Nationalité | |
| Activité |
Militaire |
| Famille |
Jean-François Dudevant (père) |
| Père | |
| Conjoint |
George Sand (1822-1830) |
| Enfants |
Biographie
Casimir Dudevant est le fils naturel mais reconnu du baron Jean-François Dudevant (1754-1826) et de sa servante, Augustine Soulé[2]. Le , son père épouse Gabrielle-Louise de La Porte de Sainte-Gemme, qui élèvera l'enfant.
Le , il entre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, qu'il quittera avec le grade de sous-lieutenant le . Le suivant, il s'inscrit en Faculté de Droit, mais l'armée de la Loire, dans laquelle il a été incorporé, n'est licenciée qu'en juillet. Il rentre à Guillery le . Du au , il sert dans la légion de Lot-et-Garonne, et ne commencera réellement ses trois années d'études de droit qu'en 1818[3].
Casimir fait la connaissance d'Aurore Dupin, plus tard connue sous le pseudonyme de George Sand[4], en , au café Tortoni, par l'entremise du couple Roëttiers du Plessis. « Je n’avais jamais été l’objet de ces soins exclusifs, de cette soumission volontaire et heureuse qui étonnent et touchent un jeune cœur. Je ne pouvais pas ne point regarder bientôt Casimir comme le meilleur, le plus sûr de mes amis », écrit-elle dans Histoire de ma vie. Pour se délivrer le plus rapidement possible de sa fille « qui était un diable » (selon les mots de Deschartres, l'ancien précepteur d'Aurore), Mme Dupin mère hâte le mariage, qui sera célébré à Paris, à Saint-Louis d'Antin, le [5]. Le couple emménage à Nohant la même année[6],[7]. De cette union, sont officiellement nés deux enfants : Maurice (1823-1889) et Solange (1828-1899), dont le père réel pourrait être Stéphane Ajasson de Grandsagne, et qui épousera l'artiste Auguste Clésinger en 1847.
Le couple se sépare administrativement le [8]. George Sand obtient la garde de ses deux enfants mais Casimir enlève leur fille Solange à Nohant au mois de pour l'emmener à Guillery et la soustraire à la vie trop libre de sa mère. Des soupçons d'abus sexuel auraient pesé sur Gustave Planche, l'un des amants de George, selon le témoignage d'une des servantes, Julie Dorville, au moment du procès en séparation. L'antipathie de Solange à l'égard de Planche (et de George) viendrait de ce qu'en 1832 « Mme Aurore Dudevant, couchée avec lui [Planche], faisait venir la fille âgée de 4 ans dans le même lit » (pièce du Dossier du procès en séparation de corps et de biens entre les époux Dudevant, 1836)[9]. George Sand entreprend aussitôt le voyage de Guillery pour reprendre Solange et fait intervenir à cet effet le jeune sous-préfet de Nérac, un certain Georges Eugène Haussmann[10], qu'elle sollicitera à nouveau contre son mari lors des procès de 1866-1867.
Dès les années 1840, Casimir vit maritalement, au château de Guillery, avec sa cuisinière, Jeanne, dite Jenny Dalias. En 1848, naît une fille, Jeanne, dite Rose Dalias, que son père, toujours marié à Aurore Dupin et ne pouvant divorcer selon la législation de l'époque, ne peut reconnaître comme sa fille légitime. Mais le , il fait un testament l'instituant légataire générale et universelle. Commence alors une guerre terrible entre Casimir et George Sand, qui souhaite préserver tous les droits de ses enfants, contre celle qu'elle n'hésite pas à appeler « une créature » (lettre à Edouard Rodrigues du [11]). Après un premier arrêt du Tribunal, le , qui concédait le domaine de Barbaste aux enfants, mais reconnaissait les droits de Casimir sur Guillery, George sollicite tous les hauts personnages qu'elle connaît, jusqu'à l'Empereur lui-même, pour obtenir une révision du procès. Le , le baron Dudevant se voit privé de tous ses biens au profit de Maurice et Solange; le château de Guillery est mis en vente dès le , Casimir se retire à Barbaste dont il n'a que l'usufruit[12].
Ces deux années de procès l'ayant profondément affecté dans sa santé, après toute une série de congestions cérébrales, il meurt le à Barbaste[13],[14],[15].
Voir aussi
Bibliographie
- Casimir Carrère. George Sand amoureuse, Paris, Genève, La Palatine, 1967.
- Charles Monselet Petits mémoires littéraires chap. II.
- Hervé-Yves Sanchez-Calzadilla, Les Dudevant, Mémoires en Albret, 4-2004, 48p.