Casimir Michou
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| Casimir Michou | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (16 ans, 7 mois et 3 jours) |
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| Élection | 21 août 1881 |
| Réélection | 18 octobre 1885 6 octobre 1889 3 septembre 1893 |
| Circonscription | Aube |
| Législature | IIIe, IVe, Ve et VIe (Troisième République) |
| Groupe politique | Gauche radicale (1881-1885) Union républicaine (1885-1889) |
| Prédécesseur | Charles-Marie Doyen |
| Successeur | Albert Guyard |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Tannerre-en-puisaye |
| Date de décès | (à 77 ans) |
| Lieu de décès | Essoyes |
| Nationalité | Française |
| Résidence | Aube |
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Casimir Michou, né le à Tannerre-en-Puisaye et mort le à Essoyes, est un homme politique français, député de l'Aube sous la IIIe République.
Médecin de métier, il se distingua par son arrivée remarquée au Palais-Bourbon en 1881, sur un grand-bi, moyen de transport économique qu'il utilisait pour visiter ses patients sur les routes difficiles de sa région. Cette entrée spectaculaire suscita l'étonnement et les critiques de ses collègues, qui voyaient dans le vélocipède un objet frivole, certains proposant même de le taxer comme bien de luxe. Défenseur des classes populaires, Michou s'opposait fermement à des dépenses publiques jugées élitistes, comme les subventions aux théâtres, qu'il estimait contraires à une démocratie équitable. Cette posture, alliée à son style de vie modeste, lui valut moqueries et inimitiés, notamment de la part de figures comme Georges Clemenceau. Son assiduité à la buvette de la Chambre fut également un point de vulnérabilité exploité par ses adversaires. Casimir Michou incarne une figure pittoresque du parlementarisme français, reflétant les tensions entre les idéaux démocratiques et les conventions de son époque, comme le souligne l'ouvrage de Bruno Fuligni sur les portraits de députés marquants[1].