Castelbajac (Hautes-Pyrénées)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Castelbajac
Castelbajac (Hautes-Pyrénées)
Vue du village.
Blason de Castelbajac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Bagnères-de-Bigorre
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau de Lannemezan
Maire
Mandat
Jean-Marc Dupouy
2020-2026
Code postal 65330
Code commune 65128
Démographie
Population
municipale
132 hab. (2023 en évolution de −2,22 % par rapport à 2017)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 00″ nord, 0° 21′ 21″ est
Altitude Min. 362 m
Max. 546 m
Superficie 8,2 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Lannemezan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Vallée de l'Arros et des Baïses
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Castelbajac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Castelbajac
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées
Voir sur la carte topographique des Hautes-Pyrénées
Castelbajac
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de région Occitanie
Castelbajac

Castelbajac est une commune française située dans l'est du département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans la région gasconne de Magnoac, située sur le plateau de Lannemezan, qui reprend une partie de l’ancien Nébouzan, qui possédait plusieurs enclaves au cœur de la province de Comminges et a évolué dans ses frontières jusqu’à plus ou moins disparaitre.

Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par la Baïse, la Baisole et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Castelbajac est une commune rurale qui compte 132 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 865 habitants en 1846. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Lannemezan..

Localisation

Entrée du village.

La commune de Castelbajac se trouve dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 24 km à vol d'oiseau de Tarbes[1], préfecture du département, à 21 km de Bagnères-de-Bigorre[2], sous-préfecture, et à km de Tournay[3], bureau centralisateur du canton de la Vallée de l'Arros et des Baïses dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Lannemezan[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Bonrepos (2,0 km), Houeydets (2,5 km), Burg (2,5 km), Bégole (3,6 km), Campistrous (3,8 km), Montastruc (4,1 km), Galez (4,2 km), Caharet (5,2 km).

Sur le plan historique et culturel, Castelbajac fait partie de la région gasconne de Magnoac, située sur le plateau de Lannemezan, qui reprend une partie de l’ancien Nébouzan, qui possédait plusieurs enclaves au cœur de la province de Comminges et a évolué dans ses frontières jusqu’à plus ou moins disparaitre[5]. Les communes limitrophes sont Bégole, Bonrepos, Burg, Campistrous, Houeydets et Montastruc.

Communes limitrophes de Castelbajac[6]
Montastruc
Burg Castelbajac Bonrepos
Bégole Houeydets Campistrous
(sur 100 m)

Hydrographie

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[7]. Elle est drainée par le Baïse, la Baisole, un bras de la Baïsole, Rieu du Tou, le ruisseau du Géla, le ruisseau Mau et par un petit cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de km de longueur totale[8],[Carte 1].

Le Baïse, d'une longueur totale de 187,6 km, prend sa source dans la commune de Capvern et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Saint-Léger, après avoir traversé 52 communes[9].

La Baisole, d'une longueur totale de 47,2 km, prend sa source dans la commune de Campistrous et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Baïse à Saint-Michel, après avoir traversé 21 communes[10].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[13] et est dans la région climatique Pyrénées centrales, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 200 mm[14]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 987 mm, avec 10,6 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Campistrous à 4 km à vol d'oiseau[17], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 140,4 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,9 °C, atteinte le [Note 2].

Milieux naturels et biodiversité

Carte des ZNIEFF de type 2 localisées dans la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée dans la commune[20] : les « vallons de la Bégole, de la Baïse amont, et de leurs affluents » (57 ha), couvrant 3 communes du département[21].

Urbanisme

Typologie

Au , Castelbajac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lannemezan, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 65 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (61 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (44,1 %), forêts (34,4 %), prairies (16,9 %), zones urbanisées (4,5 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Rue du village.

Logement

En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 64[I 5].
Parmi ces logements, 76,9 % sont des résidences principales, 15,4 % des résidences secondaires et 7,7 % des logements vacants.

Voies de communication et transports

Cette commune est desservie par les routes départementales D17 et D41.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Castelbajac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée)[23]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[24].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Baïse et la Baisole. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[25]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2009[26],[23].

Castelbajac est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2020-2029. Le précédent couvrait la période 2007-2017. L’emploi du feu est régi par deux types de réglementations. D’abord le code forestier et l’arrêté préfectoral du , qui réglementent l’emploi du feu à moins de 200 m des espaces naturels combustibles sur l’ensemble du département. Ensuite celle établie dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air, qui interdit le brûlage des déchets verts des particuliers. L’écobuage est quant à lui réglementé dans le cadre de commissions locales d’écobuage (CLE)[27]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Castelbajac.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire dans la commune sont des tassements différentiels[28].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (44,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 66 bâtiments dénombrés dans la commune en 2019, 66 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 75 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[29],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées dans la commune[30].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et par des mouvements de terrain en 1999[23].

Toponymie

Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Castelbajac au sud de Galan.

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[31] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Attestations anciennes

  • in Castro Bayaco, in Castro Baiaco, latin (1083, cartulaire de Bigorre) ;
  • Bernardus de Castello Bajaco, latin (v. 1080, cartulaire Saint-Pé) ;
  • in Castellobajaco, latin (XIe ou XIIe siècle, cartulaire Saint-Pé) ;
  • Guillelmus Bernardi de Castedbaiag, latin (1165, cartulaire de Berdoues) ;
  • Ar. R. de Casted Baiach (v. 1170, cartulaire de Bigorre) ;
  • Bernardus de Castellobaiag, latin et gascon (1204, cartulaire Berdoues) ;
  • Arnaldus Ramundi de Castro Bayaco, en Arnaut Ramon de Casteg Bayac, Petrus de Casteg Bayac, en P. de Castet Bayac, latin et gascon (1283, Procès Bigorre) ;
  • Castedbaiag (1285, Montre Bigorre) ;
  • de Castrobajaco, latin (1300, enquête Bigorre ; 1342, pouillé de Tarbes) ;
  • Castet Baiac, Castet Bayac (1429, censier de Bigorre) ;
  • Castelbajac (fin XVIIIe siècle, carte de Cassini).

Étymologie

Du gascon castèth « château fort » (ancien occitan castel) et nom de lieu gallo-romain antérieur en -(i)acum[32].

Nom occitan : Castèthbajac.

Histoire

Autrefois les communes de Castelbajac et de Houeydets (devenue commune autonome en 1864) étaient soudées au sein de la commune de Chatillon-en-Bigore. Il existe, à proximité de l'église de Castelbajac, l'emplacement d'une motte castrale, fief de la famille de Castelbajac. La motte de Castéra était un terre plein surmonté d’une petite fortification en bois. Vers le XVIe siècle, il y eut à cette place un petit château fort (fossés, hautes murailles, cour intérieure, donjon carré, pont levis). La famille de Castelbajac, une des plus anciennes familles du Bigorre[33], qui posséda la seigneurie de Castelbajac fut maintenue noble en 1666 sur une filiation noble prouvée remontant à 1380[34].

Houeydets se sépare de Castelbajac et devient une commune autonome en 1864. En 1841, la commune de Castelbajac achète un immeuble (maison + jardin = 1 are) destiné à servir de salle de classe et de salle de mairie. 1860 : école pour les garçons. Le matin les cours étaient destinés aux enfants de Castelbajac et l’après-midi à ceux de Houeydets. En 1930 et 1931, arrivée de l’électricité à Houeydets et Castelbajac.

Cadastre napoléonien de Castelbajac

Le plan cadastral napoléonien de Castelbajac est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[35].

Politique et administration

La mairie en 2016.
Le foyer rural en 2019.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1971 mars 1989 Charles Dupuy    
mars 1989 mars 2014 Michel Delas    
mars 2014 en cours Jean-Marc Dupouy    

Rattachements administratifs et électoraux

Historique administratif

Pays et sénéchaussée de Bigorre, quarteron de Tarbes, marquisat de Castelbajac, canton de Galan (depuis 1790). Perd en 1865 sa section de Houeydets érigée en commune[36].

Intercommunalité

Castelbajac appartient à la communauté de communes du Plateau de Lannemezan Neste-Baronnies-Baïses créée en et qui réunit 57 communes.

Services publics

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[39]. En 2023, la commune comptait 132 habitants[Note 5], en évolution de −2,22 % par rapport à 2017 (Hautes-Pyrénées : +1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
640595696772781853827865806
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
810810462461425402405382366
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
301255223243236221213193168
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
168168149141130116112124137
2023 - - - - - - - -
132--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle ne dispose plus d'école en 2016[42].

Économie

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 6]11 %9,3 %9,1 %
Département[I 7]7,7 %9,4 %9,8 %
France entière[I 8]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 77 personnes, parmi lesquelles on compte 75,3 % d'actifs (66,2 % ayant un emploi et 9,1 % de chômeurs) et 24,7 % d'inactifs[Note 6],[I 6]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Lannemezan, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 9]. Elle compte 11 emplois en 2018, contre 12 en 2013 et 12 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 51, soit un indicateur de concentration d'emploi de 21,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 51,3 %[I 10].

Sur ces 51 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 10 travaillent dans la commune, soit 20 % des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 82,4 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,9 % les transports en commun et 13,7 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI