Catherine Dorion
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Catherine Dorion | |
Catherine Dorion en décembre 2018. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée à l'Assemblée nationale du Québec | |
| – (3 ans, 10 mois et 27 jours) |
|
| Élection | 1er octobre 2018 |
| Circonscription | Taschereau |
| Législature | 42e |
| Groupe politique | Québec solidaire |
| Prédécesseur | Agnès Maltais |
| Successeur | Etienne Grandmont |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Québec, Québec, Canada |
| Nationalité | canadienne |
| Parti politique | Québec solidaire Option nationale |
| Famille | Noël Dorion (grand-père) Frédéric Dorion (grand-oncle) Charles-Napoléon Dorion (grand-oncle) Henri Dorion (oncle) Nathalie Coupal (cousine) Geneviève Dorion-Coupal (cousine) |
| Diplômée de | King's College de Londres Université du Québec à Montréal Conservatoire d'art dramatique de Québec Cégep de Sainte-Foy |
| Profession | Autrice Comédienne |
| modifier |
|
Catherine Dorion, née le à Québec, est une autrice, actrice, artiste et activiste québécoise.
Membre de Québec solidaire, elle représente la circonscription de Taschereau à l'Assemblée nationale du Québec de 2018 à 2022.
Elle est détentrice d'une maîtrise en études de la guerre du King's College de Londres.
Artiste
Catherine Dorion naît en 1982. Elle est la fille de Claudette Brasseur, une sténographe judiciaire, et la dernière des neuf enfants de Louis Dorion, avocat de la ville de Québec. Son grand-père, Noël Dorion a été député fédéral progressiste-conservateur[1],[2]. Elle est également la nièce du géographe Henri Dorion. L'actrice Nathalie Coupal et la chorégraphe Geneviève Dorion-Coupal, deux des filles de ce dernier, sont ses cousines.
Elle grandit dans le quartier Saint-Jean-Baptiste à Québec. Elle est élevée par sa mère monoparentale[3].
Elle fait ses études au Québec, en Espagne, au Chili, en Russie et à Londres (Royaume-Uni). Elle est diplômée du Conservatoire d'art dramatique de Québec (2004), titulaire d’un baccalauréat en Relations internationales et Droit international de l’UQAM (2009) et d'une maîtrise en études de la guerre au Department of War Studies du King's College de Londres (2010).
Elle est la mère de trois filles, nées en 2012, 2014[4] et 2020[5].
Elle vit depuis 2014 dans le quartier Limoilou[3].
En tant qu'actrice, elle joue dans plusieurs téléromans et productions théâtrales, dont L'Auberge du chien noir. Son interprétation dans Les combustibles d'Amélie Nothomb au Théâtre du Trident lui vaut d'être nommée pour le prix Révélation de l’année 2007 au Gala des masques.
En tant qu'autrice, elle a d'abord été slammeuse, champ d'expression au sein duquel elle a remporté plusieurs compétitions et récompenses.
Elle publie en 2014 Même s’il fait noir comme dans le cul d’un ours (2014), un recueil de poésie, crée le spectacle théâtral FUCK TOUTE (2016) et joue dans la tournée européenne de Le NoShow (2015 et 2017[6]).
Dans l'essai Les Luttes fécondes. Libérer le désir et l'amour en politique, elle défend l'amour libre[7] et discute du potentiel révolutionnaire du désir.
Elle publie en 2017 chez Hurtubise le roman jeunesse Ce qui se passe dehors, qui raconte l'histoire de jeunes du secondaire québécois qui s'engagent en politique.
Elle publie en 2023 chez Lux Éditeur Les Têtes brûlées, Carnets d'espoir punk, sur ses années de députée à l'Assemblée nationale, la crise de sens collective et le besoin de communauté.
En a lieu la première de son spectacle Sciences Po 101, un documentaire de 90 minutes où l'artiste appelle son public à l'insoumission face à la répression du pouvoir[8].
Chroniqueuse
Elle est chroniqueuse au Carrefour de Québec de 2012 à 2016 et à Mise à jour - Québec en 2016. Elle collabore également à l'émission Plus on est de fous, plus on lit à la première chaîne de Radio-Canada en 2015 et signe des billets de blogue pour Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec de 2016 à 2018.
Le , alors qu'elle est députée de Taschereau, Catherine Dorion signe un contrat commercial avec la radio de Québec privée 93.3 pour une chronique hebdomadaire tous les jeudis matin avec l'animateur Sylvain Bouchard[9]. Environ deux mois plus tard, à la suite des pressions de l'animateur de droite Éric Duhaime (également animateur à la station)[10], le 93.3 met fin à cette collaboration invoquant un bris de confiance causé par le faux bond fait par la députée à l'émission d'Éric Duhaime[11].
Vie politique
Élections de 2012
Engagée dans le mouvement indépendantiste québécois, Catherine Dorion s'est d'abord fait connaître par le buzz retentissant de ses premières vidéos de campagne[12].
Candidate aux élections générales de 2012 dans la circonscription de Taschereau sous la bannière d'Option nationale, elle publie une capsule vidéo sur YouTube dans laquelle elle explique la source de son engagement. Cette vidéo de 6 minutes obtient rapidement plus de 100 000 vues et, selon le Huffington Post Canada, qui la rediffuse, se classe quelque temps dans les trois vidéos les plus regardées au Canada[13].
Ce succès la met sur le devant de la scène politique. Le jour du scrutin elle obtient 7,37 % des voix, ce qui constitue le deuxième meilleur score d'Option nationale (ON) après celui de Jean-Martin Aussant, chef du parti.
Élections de 2014
Elle est de nouveau candidate aux élections générales de 2014. Cette fois-ci, elle obtient que 4,21 %, le meilleur score d'Option nationale à cette élection.
Elle est à l'origine d'une proposition de fusion d'Option nationale et Québec solidaire[14]. Cette proposition s'est finalement concrétisée en .
Élections de 2018 et mandat de députée à l'Assemblée nationale du Québec
Dans la foulée de la fusion entre Option nationale et Québec solidaire, elle est investie candidate de QS dans la circonscription de Taschereau en vue des élections générales du [15].
Un sondage Mainstreet la place en tête des intentions de vote, devant la candidate péquiste Diane Lavallée, bénéficiant, selon le sondeur Steve Pinkus, de sa notoriété et d'un précédent sondage[16].
Le , dans le cadre de l'élection générale québécoise, elle est élue députée de la circonscription de Taschereau à l'Assemblée nationale du Québec. Pendant les quatre ans de son mandat, elle a été responsable pour Québec solidaire des dossiers Culture et communications, Aînés, Relations internationales, Solidarité sociale et Transports[17].
Durant son mandat, Dorion est une figure politique médiatisée. Plusieurs de ses vidéos cumulent plus d'un million de vues sur les réseaux sociaux, notamment celle de son premier discours en chambre sur la solitude[18] et celle sur les réponses des ministres[19], qui suscite la controverse. Son style vestimentaire et sa façon de s'exprimer à l'Assemblée nationale font l'objet de critiques de la part de certains élus et commentateurs. Elle relate son expérience de députée dans Les Têtes brûlées, Carnets d'espoir punk, publié chez Lux Éditeur en 2023[20], ouvrage qui reçoit une large couverture médiatique[21].
Au début du mois de , la députée est expulsée du Salon bleu de l'Assemblée nationale pour avoir porté un coton ouaté orange, ce qui suscite une couverture médiatique importante[22]. Cet épisode fait suite à la publication, le jour de l'Halloween, d'une photo où elle apparaît vêtue d'un tailleur, se présentant comme « costumée en députée »[23]. Le coton ouaté est ensuite vendu aux enchères pour 5 530 $, somme reversée à une maison d'hébergement pour femmes[24]. Il est depuis conservé aux archives de l'Assemblée nationale du Québec[25].

Dans le cadre du mandat d'initiative sur l'avenir des médias, elle questionne en commission parlementaire Pierre Karl Péladeau, président-directeur général de Québecor, au sujet de la concentration des médias et des conditions de travail dans ses entreprises médiatiques[26].
Durant son mandat, elle s'implique dans plusieurs dossiers : la dénonciation de propos qu'elle qualifie de haineux dans certains médias[27], l'opposition au projet de troisième lien entre Québec et Lévis[28], l'amélioration des conditions de travail des artistes[29], le financement des organismes communautaires, l'indépendance des médias d'information[30] et le soutien au projet de tramway de Québec[31].
Le , elle annonce qu'elle ne sollicitera pas de second mandat lors de l'élection générale de 2022[32].
Résultats électoraux
| Nom | Parti | Nombre de voix |
% | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| Catherine Dorion | Québec solidaire | 15 373 | 42,5 % | 8 511 | |
| Svetlana Solomykina | Coalition avenir | 6 862 | 19 % | - | |
| Florent Tanlet | Libéral | 6 387 | 17,7 % | - | |
| Diane Lavallée | Parti québécois | 6 379 | 17,6 % | - | |
| Élisabeth Grégoire | Vert | 534 | 1,5 % | - | |
| Nicolas Pouliot | Parti nul | 201 | 0,6 % | - | |
| Roger Duguay | NPD Québec | 196 | 0,5 % | - | |
| Christian Lavoie | Citoyens au pouvoir | 152 | 0,4 % | - | |
| Guy Boivin | Équipe autonomiste | 73 | 0,2 % | - | |
| Total | 36 157 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 73,7 % et 431 bulletins ont été rejetés. | |||||
| Nom | Parti | Nombre de voix |
% | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| Agnès Maltais (sortante) | Parti québécois | 11 376 | 31,7 % | 451 | |
| Florent Tanlet | Libéral | 10 925 | 30,4 % | - | |
| Steve Brabant | Coalition avenir | 5 865 | 16,3 % | - | |
| Marie-Ève Duchesne | Québec solidaire | 5 495 | 15,3 % | - | |
| Catherine Dorion | Option nationale | 1 513 | 4,2 % | - | |
| Jean-Luc Savard | Parti nul | 385 | 1,1 % | - | |
| Anne Deblois | Conservateur | 198 | 0,6 % | - | |
| Sylvain Drolet | Parti des sans parti | 127 | 0,4 % | - | |
| Guy Boivin | Équipe autonomiste | 49 | 0,1 % | - | |
| Total | 35 933 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 73,4 % et 466 bulletins ont été rejetés. | |||||
| Nom | Parti | Nombre de voix |
% | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| Agnès Maltais (sortante) | Parti québécois | 13 994 | 37,1 % | 4 297 | |
| Clément Gignac | Libéral | 9 697 | 25,7 % | - | |
| Mario Asselin | Coalition avenir | 6 311 | 16,7 % | - | |
| Serge Roy | Québec solidaire | 4 416 | 11,7 % | - | |
| Catherine Dorion | Option nationale | 2 804 | 7,4 % | - | |
| Jean-Luc Savard | Parti nul | 358 | 0,9 % | - | |
| François Tremblay | Coalition constituante | 110 | 0,3 % | - | |
| Guy Boivin | Équipe autonomiste | 72 | 0,2 % | - | |
| Total | 37 762 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 77,4 % et 418 bulletins ont été rejetés. | |||||
Œuvres
Roman
- Ce qui se passe dehors, Montréal, Éditions Hurtubise, , 230 p. (ISBN 9782897811235)
Essai
- Les Luttes fécondes : Libérer le désir en amour et en politique, Montréal, Atelier 10, , 109 p. (ISBN 9782897592684)
- Les Têtes brûlées : Carnets d'espoir punk, Montréal, Lux Éditeur, , 376 p. (ISBN 9782898330063)
- Le Courage et la Joie : Traverser la tempête fasciste sans perdre le Nord, Montréal, Lux Éditeur, , 352 p. (ISBN 9782898332715)
Théâtre
- Quand le sage pointe la lune, le fou regarde le doigt, coauteure au sein de la compagnie le Soucide collectif. Mis en scène par Marc Doré au Théâtre Périscope (Québec), 2008, (ISBN 978-2-923589-09-1)
- 2009 : Viva Pinoshit, mise en scène par Olivier Lépine au Théâtre Premier Acte (Québec).
- 2010 : Kounadia, conte présenté dans la pièce Nous sommes faits (comme des rats), par la compagnie des Biches pensives. Mise en scène d’Alexia Burger à la Cinémathèque québécoise (Montréal).
- 2011 : Kukipik, théâtre clownesque, coauteure au sein de la compagnie le Soucide collectif. Mis en scène par Marc Doré au Théâtre Premier Acte (Québec).
- 2025 : Sciences Po 101, Traité d’insoumission à l’usage du vrai monde, théâtre documentaire
Collectifs et autres publications
- 2011 : Deux textes dans J’aurais voté oui mais j’étais trop petit, Editas.
- 2011-auj. : plusieurs articles dans les revues Liberté, Relations, Revue québécoise de droit international, Éthique publique, L'Action nationale, Qui vive, ainsi que dans les grands quotidiens québécois.
- 2012 : « Le lieu collectif », dans « Notre indépendance », Stanké.
- 2012 : NOUS ?, monologue présenté par le collectif du Moulin à paroles.
- 2014 : Même s’il fait noir comme dans le cul d’un ours, poésie, Cornac.