Catherine Pégard

journaliste et personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Catherine Pégard, née le au Havre (Seine-Maritime), est une journaliste politique et directrice d'établissement culturel française. Elle est ministre de la Culture depuis .

PrésidentEmmanuel Macron
Premier ministreSébastien Lecornu
GouvernementLecornu II
PrédécesseurRachida Dati
Faits en bref Fonctions, Ministre de la Culture ...
Catherine Pégard
Illustration.
Catherine Pégard en 2026.
Fonctions
Ministre de la Culture
En fonction depuis le
(2 mois et 8 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Sébastien Lecornu
Gouvernement Lecornu II
Prédécesseur Rachida Dati
Conseillère culturelle auprès du Président de la République française

(9 mois et 18 jours)
Président Emmanuel Macron
Prédécesseur Philippe Bélaval
Successeur Nicolas Idier
Présidente du château de Versailles

(12 ans, 5 mois et 1 jour)
Prédécesseur Jean-Jacques Aillagon
Successeur Christophe Leribault
Biographie
Nom de naissance Catherine Jacqueline Alice Pégard
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Le Havre (France)
Nationalité Française
Parti politique SE
Diplômée de IEP de Paris
Profession Journaliste politique et directrice d’établissement culturel
Distinctions Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres (2026)
Chevalier de la Légion d’honneur
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Journaliste politique au magazine Le Point à partir de 1982, elle en devient la rédactrice en chef de 1995 à 2007.

À la mi-, elle quitte son poste pour devenir conseillère du président de la République, Nicolas Sarkozy puis, à partir de , chargée du « pôle politique » de l'Élysée. Nommée présidente de l'Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles en , elle conserve ce poste pendant une douzaine d'années jusqu'en . Après un bref passage comme directrice du développement culturel de l’Agence française pour le développement d'AlUla (Arabie saoudite), elle fait son retour en au palais de l'Élysée en qualité de conseillère culture du président de la République, Emmanuel Macron.

Elle est nommée ministre de la Culture dans le gouvernement Lecornu II, le , à la suite de la démission de Rachida Dati.

Biographie

Famille et études

Catherine Pégard est la fille unique d’un capitaine au long cours[1].

Lycéenne, elle fait ses premiers pas dans le journalisme sous la houlette de Roger Campion, rédacteur en chef de la Presse havraise.

Presse écrite et médias (1977-2007)

Après des études d'histoire et de sciences politiques, elle commence sa carrière de journaliste en 1977, au quotidien J'informe, lancé par Joseph Fontanet et qui eut une durée de vie des plus brèves (du au ).

De 1978 à 1982, elle exerce au service politique du Quotidien de Paris (Groupe Quotidien)[1], le journal dirigé par Philippe Tesson.

En 1982, elle entre au Point, comme journaliste au service politique, dirigé alors par André Chambraud. Elle y couvre plus particulièrement le secteur de la droite parlementaire. Lorsque Denis Jeambar devient rédacteur en chef du service politique, elle devient rédactrice-en-chef adjointe, puis rédactrice-en-chef après le départ de Denis Jeambar pour Europe 1. Au Point, elle publie chaque semaine un « bloc-notes politique » nourri dans les coulisses de la politique.

Parallèlement, elle débat de l’actualité politique sur Radio Classique avec Jean-Marc Lech. À partir d'[Jusqu'à quand ?] elle coanime également l'émission Les femmes et les patrons d'abord sur Paris Première, aux côtés d'Alexandra Golovanoff.

« Ses papiers, informés, maîtrisés, l'ont hissée au rang des journalistes qui comptent et qui contribuent, à leur place, à la formation du jugement des citoyens » écrit d'elle dans son blog le journaliste Jean-Michel Aphatie[2].

Conseillère à l'Élysée (2007-2011)

Elle quitte Le Point pour être aussitôt nommée conseillère du président dès les premiers jours de l'installation de Nicolas Sarkozy à l'Élysée[3]. La nomination comme conseillère du président d'une journaliste d'un grand média, rédactrice en chef du Point, suscite une controverse[4].

Conseillère du président de la République sans étiquette depuis , elle prend à la mi- la tête du nouveau « pôle politique » créé à la présidence, intégrant le carré des plus proches collaborateurs du président Sarkozy[5]. Elle y est secondée par Jérôme Peyrat, le conseiller chargé des relations avec le Parlement. Le conseiller à l'Outre-Mer, Olivier Biancarelli, renforce ensuite les effectifs de cette cellule, et y prend un rôle prépondérant[6].

Elle est par la suite chargée de dossiers culturels à l'Élysée[4][Lesquels ?].

Présidente de l'établissement public du château de Versailles (2011-2024)

Elle est nommée à la présidence de l'établissement public du château de Versailles lors du conseil des ministres du , avec une prise de fonction le [4], pour succéder à Jean-Jacques Aillagon, qui a atteint la limite d'âge.

La nomination de Catherine Pégard, journaliste politique, est dénoncée publiquement par quelques professionnels du patrimoine, regrettant qu'« elle ne possède pas d'expérience dans la gestion d'une administration culturelle »[7],[8],[9],[10] ainsi que par des commentateurs politiques parlant de « fait du prince »[11],[10].

Elle est reconduite à son poste pour trois ans en , avec comme bilan l'ouverture de 6 000 m2 de salles supplémentaires au public, une fréquentation en hausse de 4 % jusqu'en 2015, une politique de mécénat ayant réussi à réunir 70 millions d'euros, des grands travaux de restauration (dont les bassins de Latone et les espaces d'accueil) ou encore la réouverture de la galerie des Carrosses, mais aussi des critiques, comme avoir accepté l'argent de l'homme d'affaires coréen controversé Yoo Byung-Eun[12], l'achat de meubles contrefaits ou l'exposition dans le parc du Dirty Corner, œuvre d'Anish Kapoor, rebaptisée par ce dernier le Vagin de la reine[13],[14]. C'est aussi sous son mandat qu'est conduit le projet d'aménagement des espaces d'accueil du public dans le pavillon Dufour, réalisé par l'architecte Dominique Perrault.

En , elle est de nouveau reconduite pour un dernier mandat de trois ans, jusqu'en 2022[15]. Dans un rapport publié le [16], la Cour des comptes critique la décision de son maintien qui contrevient aux limites d’âge et de mandats de l’établissement public[17]. Son maintien, selon la Cour, « pourrait même être assimilé à une forme de détournement de pouvoir, dans la mesure où l’absence de désignation d’un successeur depuis déjà plus de vingt-sept mois résulte d’une carence qui traduit de la part de l’État sinon une volonté délibérée de l’État, du moins un manque d’anticipation[18]. » Elle est remplacée en par Christophe Leribault[19].

Membre de l'Afalula et retour à l'Élysée (2024-2026)

En , elle rejoint l'Afalula, l’agence française qui copilote l’aménagement de la nécropole nabatéenne d'AlUla, en Arabie saoudite, en tant que directrice du développement culturel[20].

En , elle revient à l'Élysée pour y devenir conseillère culture du président de la République[21].

Catherine Pégard le 3 avril 2026 avec son homologue sud-coréen Chae Hwi-young.

Ministre de la Culture (depuis 2026)

Le , elle est nommée ministre de la Culture dans le gouvernement Lecornu II[22]. Elle succède à Rachida Dati qui a démissionné la veille pour se consacrer à sa campagne pour les élections municipales à Paris[23],[24].

Quelques heures seulement après sa nomination en fin d'après-midi, elle assiste à la 51e cérémonie des César comme le veut la tradition pour le ministre de la Culture.

Décorations

Notes et références

Voir aussi

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