Catherine Woillez
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Catherine Woillez, dite Madame Woillez, née à Saint-Omer le et morte à Châtillon le , est une écrivaine française.
Catherine-Thérèse Rieder est née à Saint-Omer (Pas-de-Calais) le , rue Au Vent, dans une famille modeste[1].
Son père, d'une autorité excessive, lui impose dès l'enfance des lectures austères. Elle accompagne souvent sa mère faire la charité auprès des malades et prisonniers de la région. Une partie de son instruction est faite par le père Derlange, ancien répétiteur de Marie-Thérèse d'Autriche. Cet enseignement semble constituer le goût et la direction littéraire et moraliste de ses propres écrits.
Puis, à l'âge de quinze ans, elle est mariée à Charles-Antoine Woillez, militaire et commandant du Génie. Pendant que son mari est en campagne auprès de l'armée d'Allemagne, sous l'Empire, elle décide de se retirer du monde pour se consacrer à l'éducation de ses deux enfants, une fille et un garçon. Elle continue ses œuvres de charité.
Elle est active au bureau de Charité du XIIe arrondissement de Paris, sur la demande de l'abbé de Caron, dès 1817. Elle rencontre J.-B. F. Descuret, que sa fille Mathilde épousera ensuite, au même bureau et devient ainsi une amie proche du Docteur Descuret, qu'elle considère comme son fils.
En 1846, elle se retrouve veuve et perd un fils, mais continue l'écriture et la publication d’œuvres morales pour la jeunesse. Elle fonde la bibliothèque paroissiale de Châtillon-d'Azergues, dans le Rhône, avec le prêtre Lavaure. À 75 ans, elle décide de composer les Médecins moralistes, en collaboration avec J.-B. F. Descuret, mais l'œuvre reste inachevée. Elle meurt le à Châtillon-d'Azergues.
Œuvres littéraires

Elle commence en 1819 à rédiger des ouvrages pour la jeunesse. Elle est ensuite une collaboratrice essentielle du Répertoire de la Littérature ancienne et moderne[2]. Elle rédige en effet de nombreuses notices qu'elle signe d'un simple « W. ». Elle participe également à la rédaction d'un grand nombre d'articles du Dictionnaire historique[3], publié sous la direction du général Beauvais, notamment pour les lettres P, Q et R. Elle traduit ensuite une édition des Œuvres choisies de Silvio Pellico.
Les volumes destinés à la jeunesse constituent incontestablement la part la plus importante de sa production écrite. Le style est académique et empreint de morale chrétienne. Descuret les évoque en parlant de « véritables petits chefs-d'œuvre ». Ces livres sont pour la plupart publiés aux éditions de la Bibliothèque de la jeunesse chrétienne.