Cathédrale Saint-Joseph de Rouyn-Noranda

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Cathédrale Saint-Joseph de Rouyn-Noranda
Image illustrative de l’article Cathédrale Saint-Joseph de Rouyn-Noranda
Façade de la cathédrale
Présentation
Culte Catholicisme
Dédicataire Saint Joseph
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse de Rouyn-Noranda
Début de la construction 1946
Fin des travaux 1948
Architecte Auguste Martineau et Eugène-Henri Talbot (bâtiment)
Marcel Jetté (clocher)
Protection Immeuble patrimonial cité (2025, no 159731)
Site web Paroisse Sainte-Trinité
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Région Abitibi-Témiscamingue
Ville Rouyn-Noranda
Coordonnées 48° 14′ 27″ nord, 79° 01′ 29″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Québec
(Voir situation sur carte : Québec)
Cathédrale Saint-Joseph de Rouyn-Noranda
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Cathédrale Saint-Joseph de Rouyn-Noranda

La cathédrale Saint-Joseph de Rouyn-Noranda est une église catholique de rite romain située à Rouyn-Noranda au Québec. Elle a été construite de 1946 à 1948. Elle est devenue la cathédrale du diocèse de Rouyn-Noranda en 2003. La paroisse actuelle rattachée à la cathédrale a été érigée en 2005 par l'amalgamation de six paroisses et est nommée paroisse Sainte-Trinité.

La cathédrale Saint-Joseph, de style Art Déco, est sise sur l'avenue Mercier, à l'angle de la rue Gamble, à Rouyn-Noranda au Québec[1].

Le plan au sol est en forme de croix latine à chevet plat avec chœur en saillie et abside. La nef à un vaisseau est surmontée d'une tribune au-dessus de l'entrée principale. Des appentis latéraux longent les deux côtés de la nef et du chœur. La nef est couverte d'une voûte à arc polygonal en béton armé. La façade et les murs extérieurs sont recouverts de trois types de pierre dont du granit noir de Beaudry et des pierres de taille de Saint-Marc-des-Carrière[2]. Les murs fermant les extrémités du transept sont percés de grandes fenêtres enchâssant des panneaux de verre coloré monochromes. L'édifice est complété d'une sacristie reliée au presbytère. Le clocher est de forme octogonale.

Le maître-autel est de granite noir provenant d'une carrière de Beaudry. Il est décoré d'une représentation artistique de la dernière Cène commandée d'Italie et don de l'abbé Georges Pinsonneault, curé de la paroisse[3].

Cathédrale St-Joseph, détail de la façade

Histoire

La paroisse Saint-Joseph a été érigée canoniquement le [4]. L'église Saint-Joseph a été construite de 1946 à 1948 selon les plans des architectes Eugène-Henri Talbot et Auguste Martineau[2],[5].

Plutôt que le style Dom Bellot, qui prévalait au Québec à l'époque de la construction, les architectes ont opté pour le style Art Déco pour la richesse de ses matériaux et de son ornementation. L'architecte Eugène-Henri Talbot était d'ailleurs réputé pour sa maîtrise de l'esthétique Art Déco. Derrière l'ambitieux projet de construction se trouvait la vision de voir un jour l'église être élevée au rang de cathédrale[5]. La supervision de la construction fut confiée à Philippe Levasseur[6]. Elle a été bénie le par Louis Rhéaume, évêque du diocèse de Timmins dont la paroisse St-Joseph faisait alors partie[7].

La construction du clocher débuta en selon les plans de l'architecte Marcel Jetté. Encore une fois, la supervision des travaux fut confiée à Philippe Levasseur. Le clocher octogonal est surmonté d'une toiture à quatre pans terminée d'une croix latine en métal. À l'origine, des horloges au cadran blanc en forme de carré posé sur sa pointe sont installées sur chacun des quatre côtés principaux du clocher. Elles ont été remplacées par les horloges actuelles en [8]. En 1984, les Chevaliers de Colomb ont fait don de deux croix lumineuses qui ont été installées sur la croix latine qui coiffe le clocher[9]. Elles ont depuis été retirées.

En 1957, un carillon de 8 cloches fut installé dans le clocher. Le curé de l’époque, l’abbé Ernest Guèvremont, entra en contact avec des fonderies de cinq pays pour la fabrication des cloches. Soucieux d’économies, il se rendit en Europe afin de commander les cloches directement de la fabrique. C’est finalement à Heiligerlee, un village des Pays-Bas où se trouve la fonderie Van Bergen, que furent coulées les cloches en . Elles sont faites d’airain, un alliage de 80% de cuivre et de 20% d’étain. Les cloches arrivèrent au port de Montréal dans la semaine du puis à Rouyn-Noranda un peu après le . Maxime Tessier, évêque du diocèse de Timmins, bénit les cloches le [8]. Fêlé en 1959, le bourdon devenu faux resta silencieux durant six décennies.

Au moment de son installation, le carillon était composé comme suit[10]:

Nom de la cloche Poids Note Donateur(s)

(Parrain/Marraine)

Joseph 5 282 lb (2 395,9 kg) Do 200 paroissiens et amis de la paroisse

(M. Émilien Larivière et son épouse)

Antoine 2 288 lb (1 037,8 kg) Fa Comité des œuvres paroissiales

(M. Rémi Larouche et son épouse)

Sacré-Coeur 1 595 lb (723,5 kg) Sol Ligueurs du Sacré-Coeur

(M. Aldhémar Charbonneau et son épouse)

Anne 1 064 lb (482,6 kg) La Dames de Ste-Anne

(M. Léopold Gaudet et Mme René Paquet)

Thérèse 924 lb (419,1 kg) Si bémol L'abbé Ernest Guèvremont, M. Marcel Jetté, M. Philippe Levasseur

(M. Donat Thibault et son épouse)

Réjeanne 770 lb (349,3 kg) Si M. Maurice Caouette et Mme Réjeanne Caouette

(les donateurs sont aussi les parrain et marraine)

Blanche 616 lb (279,4 kg) Do M. Émile Brazeau et Mme Blanche Brazeau

(les donateurs sont aussi les parrain et marraine)

Marie 440 lb (199,6 kg) Enfants de Marie de St-Joseph

(M. Polydore Pelletier et Mme Rollande Villeneuve)

L'intérieur de l'église a été décoré durant l'été de 1965 selon les plans de décoration de l'architecte Marcel Jetté[7].

Au moment de la fondation du diocèse de Rouyn-Noranda, le , c'est l'église Saint-Michel-Archange, construite en 1927, qui avait été élevée au rang de cathédrale[11]. Cet honneur lui revenait à titre d'église de la première paroisse de Rouyn-Noranda, érigée canoniquement en 1925. Or l'église avait été détruite par un incendie le [12]. Certaines personnes proposèrent alors d'élever l'église Saint-Joseph au rang de cathédrale, mais les autorités ecclésiastiques décidèrent plutôt d'ériger un bâtiment d'architecture modeste, qui reprit le nom de Saint-Michel-Archange, et qui servit de cathédrale durant une trentaine d'années. Le , l'église Saint-Joseph fut finalement élevée au rang de cathédrale en remplacement de la cathédrale Saint-Michel-Archange qui fut déconsacrée. La cathédrale Saint-Joseph fut consacrée le [13]. Dorylas Moreau, deuxième évêque du diocèse de Rouyn-Noranda, devint alors le premier à siéger à la cathédrale Saint-Joseph. Il avait d'ailleurs été consacré évêque en cette église le [14].

En 2005, les six paroisses francophones du centre-ville de Rouyn-Noranda, c'est-à-dire les paroisses Saint-Joseph, Saint-Michel-Archange, Sainte-Bernadette, Immaculée-Conception-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, Notre-Dame-de-Protection et Sacré-Cœur-de-Jésus, ont été fusionnées pour former une nouvelle paroisse nommée Sainte-Trinité. À la suite de la fermeture de l'église de l'Immaculée-Conception le [15], la cathédrale Saint-Joseph est désormais le seul lieu de culte de cette paroisse[1].

Descendu du clocher en , le bourdon a été refondu à la fonderie Voegelé de Strasbourg en France où il a été coulé à 15h précises, heure de France, le Vendredi saint [16],[17]. Béni le par Dorylas Moreau[18],[19] et réinstallé en [20], le bourdon résonna à nouveau 60 ans après son installation initiale[21]. Il donne la note ré deux (ré de la deuxième octave)[17].

Dans le cadre du Jubilé de la Miséricorde instigué par le pape François, une porte de la Miséricorde fut ouverte et bénie le par Dorylas Moreau[22].

Le , la ville de Rouyn-Noranda a cité la cathédrale comme immeuble patrimonial en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel[23],[24].

Notes et références

Annexes

Liens externes

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