Dôme.Clocher.Passerelle entre la cathédrale et le clocher.Réplique de la Sainte Maison de Lorette.Maître-autel.
La cathédrale a été construite sur une ancienne chapelle, par les Normands du comté d'Aversa, qui ont été chargés de la défense du territoire par le pape Léon IX. Les premiers évêques Normands ont construit un déambulatoire (à chapelles rayonnantes et voûtes d'ogives), toujours présent[1]. Néanmoins, l'origine de la cathédrale (vers 1053) n'est que partiellement visible aujourd'hui.
Excepté l'influence franco-scandinave, elle présente un plan distinctif classique en croix latine, à trois nefs et chapelles latérales[2].
L'église fut rénovée après le milieu du XIIIesiècle, selon le goût et l'influence typiques de la période gothique-angevine[2]. À cette occasion fut édifié un imposant dômeoctogonal après que l'original, datant de la construction de la cathédrale, ait été détruit par un tremblement de terre.
Autre rénovation au XVesiècle, lorsque l'imposant clocher fut construit[2]. Celui-ci est relié à la structure de la cathédrale à travers une passerelle supérieure, installée en 1733. Sa hauteur est de plus de 45 m [3].
Les stalles finement ouvragées du chœur principal datent également du XVIIesiècle.
Une transformation importante fut entreprise au début du XVIIIesiècle, à la demande de l'évêque Innico Caracciolo (1697–1730). La rénovation de l'édifice fut confiée à l'architecte romain Carlo Buratti, qui conçut une reconfiguration complète dans le style baroque tardif typique de l'époque[5].
Après le tremblement de terre de 1980, sous l'épiscopat de Giovanni Gazza (1980–1993), des travaux de restauration architecturale furent entrepris qui mirent en valeur des éléments précieux des vestiges originaux, tels que les colonnes d'origine placées à l'intérieur des piliers du transept[2].
Malgré la réforme liturgique issue du concile Vatican II, l'ancienne balustrade de marbre (XVIIIesiècle) séparant le chœur de la nef principale a été conservée.