Aversa
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| Aversa | |
L'Arc de l'Annonciation, symbole de la ville d'Aversa. | |
Armoiries |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Code postal | 81031 |
| Code ISTAT | 061005 |
| Code cadastral | A512 |
| Préfixe tél. | 081 |
| Démographie | |
| Gentilé | aversani |
| Population | 48 908 hab. (30-11-2025[1]) |
| Densité | 5 526 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 40° 58′ 00″ nord, 14° 12′ 00″ est |
| Altitude | Min. 39 m Max. 39 m |
| Superficie | 885 ha = 8,85 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | Saint Paul |
| Fête patronale | 25 janvier (conversion de Paul |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Caserte. | |
| Liens | |
| Site web | Site offciel |
| modifier |
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Aversa est une ville italienne d'environ 49 000 habitants, située dans la province de Caserte en Campanie, dans l'Italie méridionale, à environ 24 km au nord de Naples.
Hameaux
Aversa est située dans la région de Naples en Italie méridionale.
Borgo San Lorenzo, Lemitone, Ponte Mezzotta (partagés).
Communes limitrophes
Carinaro, Casaluce, Cesa, Frignano, Giugliano in Campania (NA), Gricignano di Aversa, Lusciano, San Marcellino, Sant'Antimo (NA), Teverola, Trentola-Ducenta
Histoire
La région est dominée par les Étrusques (Étrurie de Campanie, capitale : Vulturnum), et il semble que ce soit eux qui donnèrent son nom à la ville, Velsu, en référence à la cité de Velzna. Velsu devint au fil des ans Verzelus, Versaro, et enfin Aversa[2].
Mais l'histoire d'Aversa commence officiellement en 1022, lorsque le normand Rainulf Drengot s'y installe dans un petit palais fortifié[2], et érige cette modeste cité en comté, en accord avec le duché de Naples. Le fief d'Aversa est le premier établissement normand permanent hors du duché de Normandie, la première implantation normande dans la péninsule.
Le comte d'Aversa Richard Drengot annexe en 1058 la principauté lombarde de Capoue, fief du Saint-Siège, à la suite de son excommunication. Il y fait prisonnier le pape Léon IX, qui est traité avec tous les égards dus à son rang, et Richard l'escorte jusqu'à Rome où il le libère. Les deux hommes ayant liés des liens d'amitié, l'excommunication est levée, Aversa devient diocèse, son premier evêque est Azzolin[2].
La ville est incendiée en 1139 par Roger II de Sicile, qui vient d'éliminer son plus redoutable opposant, Rainulf II d'Alife, son beau-frère.
En 1345, c'est au palais normand que quelques nobles napolitains pendent à une fenêtre André de Hongrie, époux de Jeanne, reine de Naples. En 1347-1348, le frère d'André, Louis Ier de Hongrie, descend la péninsule avec toute une armée et venge le meurtre : Charles de Durazzo, considéré comme complice, est pendu à la même fenêtre.
Lors de la septième guerre d’Italie (1526-1529), les dernières troupes françaises rescapées du siège de Naples furent écrasées par les Impériaux près d'Aversa le . La capitulation fut signée le par le comte Guido I Rangoni (it) au nom du marquis de Saluces, trop malade pour se déplacer[3].
En 1656, une épidémie de peste décime la population.
Aversa est le lieu de naissance du musicien Domenico Cimarosa (1749-1801).

Sous le royaume de Naples, la municipalité fut amputée d'une partie de son territoire, afin de créer celle de Cardito[4]. Est ouverte en ville à cette époque la Banco dei pegni (mont-de-piété). De plus, Joachim Murat met fin au système féodal, et nationalise les biens de l'Église. En 1813, sous son règne, l'ordre des Frères mineurs conventuels quitta le couvent de la Maddalena, occupé par l'hôpital psychiatrique créé par le souverain, tandis que le couvent de San Lorenzo fut transformé en orphelinat militaire.
Avec le Concert européen et le retour de Ferdinand Ier en 1815, un mécontentement grandissant provoqua plusieurs soulèvements populaires. Lors de ces émeutes, on tenta d'emprisonner l'évêque Agostino Tommasi du diocèse de la ville, qui fut assassiné en 1821. Les soulèvements culminèrent avec la capture de nombreux carbonari.

En 1980, cinq personnes moururent victimes du tremblement de terre d'Irpinia. En octobre 1990, la municipalité obtint le titre de ville par décret du président de la République du 10 octobre 1990 et, le mois suivant de la même année, elle fut la destination d'une des visites pastorales de Jean-Paul II ; elle accueillit ensuite la huitième étape du Giro d'Italia 1992 et devint la même année une ville universitaire avec la création des structures de la Seconde université de Naples
Administration
Monuments et lieux d'intérêt
Le centre historique est composé de nombreuses églises, d'où son surnom de « ville aux cent églises[5], et abrite une multitude d'œuvres artistiques et architecturales sous la juridiction du diocèse d'Aversa. Les églises d'Aversa renferment des œuvres de peintres importants.
L'architecture religieuse d'Aversa constitue un élément fondamental du patrimoine monumental de la ville : la cathédrale Saint-Paul-Apôtre (San Paolo Apostolo) est le cœur de la vie religieuse du diocèse. Sa construction remonte au XIe siècle.
L'Arc de l'Annonciation, également connu sous le nom de Porta Napoli, est un édifice de style Renaissance datant de 1518. Il fait partie du complexe monumental de l'église de la Santissima Annunziata et constitue un exemple remarquable du style Renaissance en Campanie. L'arc est l'entrée principale du complexe de la Maison royale de l'Annonciation, fondée en 1300 comme institution caritative pour venir en aide aux orphelins, aux infirmes et aux jeunes filles. Après avoir franchi l'arc et l'atrium, on accède à une cour qui mène à l'église de la Santissima Annunziata, construite entre le XIVe et le XVe siècle. Le complexe abrite la Faculté d'ingénierie de l'université de la Campanie Luigi-Vanvitelli (anciennement Seconde université de Naples).


L'architecture civique de la ville se compose de plusieurs édifices et monuments qui témoignent de son histoire depuis des siècles, tels que le Palazzo Golia, le Palazzo Gaudioso et le monastère de San Domenico avec son église initialement dédiée à Saint Louis avant d'être rebaptisée par les Dominicains.
Le centre-ville était autrefois entouré d'une muraille défensive percée de cinq portes, et dès ses origines, Aversa possédait également des châteaux fortifiés, comme le château angevin et le château aragonais. Le premier a été construit vers 1300 à la demande des rois de Souabe, il fut le siège de la maison d'Anjou. Le second est un imposant édifice qui fut le château de Roger II, avec ses épais remparts carrés, dominant les environs du haut de ses quatre tours. Depuis 2013, il est devenu le siège du Tribunal d'Aversa et des services judiciaires de Naples Nord.
Parmi les parcs, le parc Salvino Arturo Pozzi constitue le principal poumon vert de la ville.
Culture
Le théâtre Domenico Cimarosa doit son nom au musicien d'Aversa, Domenico Cimarosa, et se situe dans le Vicolo del Teatro. Construit en 1889 comme théâtre en bois à l'emplacement actuel de la Piazza Principe Amedeo, il fut reconstruit en 1924. Le bâtiment sert aujourd'hui de cinéma, propose des spectacles de théâtre et de musique, et accueille des conférences politiques et des événements socioculturels.
Cuisine
La cuisine d'Aversa s'inspire de la cuisine napolitaine, avec des variations qui lui confèrent un charme typiquement rural. Une tradition encore vivante veut que, le jour de la Saint-Paul, saint patron de la ville, on déguste des boulettes de viande et des lasagnes maison. L'ingrédient incontournable de la cuisine d'Aversa est sans conteste la mozzarella. Côté boissons, le vin Asprinio DOC est très réputé.
Parmi les desserts typiques de la ville figurent la polacca et la pietra di San Girolamo. La polacca, proposée en deux formats – en gâteau et en portions individuelles – est préparée avec une pâte levée (à la fécule de pomme de terre), de la crème pâtissière et des cerises noires. La pietra di San Girolamo est une sorte de nougatine aux amandes grillées, au sucre et au chocolat, créée par les religieuses de l'ancien couvent de San Girolamo. « Le saint ermite, ne pouvant refuser de donner son nom à un dessert, insista pour qu'il ait la consistance et la forme de la pierre sur laquelle fut écrite la Vulgate, afin de tempérer la gourmandise des gourmands »[6].