Cathédrale de Bitonto

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Nom localConcattedrale di Santa Maria Assunta
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Bitonto
Image illustrative de l’article Cathédrale de Bitonto
Présentation
Nom local Concattedrale di Santa Maria Assunta
Culte Catholicisme
Type Cocathédrale
Rattachement Archidiocèse de Bari-Bitonto
Début de la construction XIe siècle
Style dominant Architecture romane
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de Pouilles Pouilles
Ville Bitonto
Coordonnées 41° 06′ 23″ nord, 16° 41′ 24″ est[1]
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Bitonto
Géolocalisation sur la carte : Pouilles
(Voir situation sur carte : Pouilles)
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Bitonto

La cathédrale de Bitonto ou cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption (en italien : Cattedrale di Bitonto, cattedrale di Santa Maria Assunta) est la cocathédrale de l'archevêché de Bari-Bitonto, dans la province italienne des Pouilles, et basé à Bitonto.

Portail central de la façade ouest.

La fondation de la cathédrale remonte à la fin du XIe siècle, sous la domination normande, avec Robert de Hauteville, dit Guiscard. L'épiscopat d'Arnolfo, évêque de la ville de 1085 à 1095, marque le début des travaux de construction de la crypte, édifiée par la démolition de l'abside de l'ancienne basilique paléochrétienne dédiée à saint Valentin[2]. Une chapelle en son honneur a été placée au niveau de la première arche du côté sud au XIVe siècle.

La cathédrale a été le siège de l'évêché de Bitonto depuis sa création au VIIIe siècle jusqu'en 1818, quand il a été associé à celui voisin de Ruvo pour former le diocèse de Ruvo et de Bitonto. Les deux furent séparés en 1982, et le diocèse de Bitonto a ensuite été associé avec l'archidiocèse de Bari en 1986 pour former l'archidiocèse de Bari-Bitonto, vis-à-vis duquel la cathédrale est devenue une cocathédrale (la cathédrale étant celle de Bari.

L'édifice a connu plusieurs rénovations, dont la première importante en 1621 afin de remodeler l'espace du chœur : démolition de l'iconostase, ouverture du chœur et construction du nouvel autel majeur ; le siège épiscopal en marbre est également remplacé par un nouveau trône en bois. En 1726 : installation d'un maître-autel en marbre. Réfection du toit en 1883 dirigée par l'architecte Ettore Bernich de Rome. En 1933 et en 1960 : travaux dirigés par l'architecte Luigi Sylos et refonte de la partie supérieure du clocher.

Des fouilles archéologiques ont été menées entre 1991 et 2000. Elles ont mis au jour des fragments de céramique protohistorique Xe siècle av. J.-C.), des vestiges de murs et des céramiques de l'époque des Peucètes (Ve-VIe siècle av. J.-C.) et des Romains, les vestiges de la basilique paléochrétienne du Ve-VIe siècle, les vestiges du sol en mosaïque du haut Moyen Âge du XIe siècle représentant un griffon, quelques découvertes sculpturales et des fresques datant de la même époque, des ossuaires et des tombes contenant des objets funéraires datant des XIIIe-XIVe siècles[3].

Description

L'église actuelle est un édifice roman des XIe et XIIe siècles, influencé par la basilique San Nicola de Bari. La façade ouest est divisée en trois parties et a trois portails (celui du centre est sculpté de motifs végétaux et de scènes de l'Ancien Testament), avec quatre fenêtres à meneaux et une rosace flanquée de sculptures d'animaux supportée par des petites colonnes. Sur la façade méridionale, de hautes arcades supportent une galerie de loggia à colonnettes ornées de chapiteaux. Sous la dernière arcade s'ouvre la Porte de l'excommunication, souvenir de la condamnation de Frédéric II par le pape Grégoire IX qui l'accusait de s'être compromis avec le sultan Al-Kâmil lors de la croisade de 1227.

L'intérieur possède une nef et deux bas-côtés, et est aussi connu pour ses sculptures. L'œuvre principale est l'ambon en marbre, avec une chaire et un lutrin combinés, datés de 1229. Dans la crypte se trouve la mosaïque d'un griffon, un vestige des bâtiments précédents (église paléochrétienne, villa romaine, tour) que l'on a découverts en fouillant le sol à partir de 1991.

Sur le bas-relief de l'escalier de l'ambon sont représentés de gauche à droite Frédéric Barberousse transmettant son sceptre à son fils, futur Henri VI. Le troisième, coiffé de la couronne de Jérusalem, est le fils d'Henri, futur empereur Frédéric II. Enfin, tout en haut à droite, Conrad, le fils de Frédéric II.

La cathédrale de Bitonto sous la neige, janvier 2017.

Source

Notes et références

Voir aussi

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