Cathédrale de Ruvo di Puglia

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Nom localConcattedrale di Santa Maria Assunta
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Ruvo di Puglia
Image illustrative de l’article Cathédrale de Ruvo di Puglia
Présentation
Nom local Concattedrale di Santa Maria Assunta
Culte Catholique romain
Type Cocathédrale
Rattachement Diocèse de Molfetta-Ruvo-Giovinazzo-Terlizzi
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XIIIe siècle
Autres campagnes de travaux XVIIIe et XXe siècles
Style dominant Art roman apulien
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de Pouilles Pouilles
Province Bari
Ville Ruvo di Puglia
Coordonnées 41° 07′ 01″ nord, 16° 29′ 11″ est
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Ruvo di Puglia
Géolocalisation sur la carte : Pouilles
(Voir situation sur carte : Pouilles)
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Ruvo di Puglia

La cathédrale de Ruvo di Puglia ou cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption (en italien : cattedrale di Santa Maria Assunta) est une église catholique romaine de Ruvo di Puglia, en Italie. Il s'agit de l'une des trois cocathédrales du diocèse de Molfetta-Ruvo-Giovinazzo-Terlizzi.

La construction de la cathédrale fut commanditée au XIIe siècle par Robert II de Bassonville, un important baron du royaume de Sicile.

À l'époque moderne, elle subit divers changements, à tel point que, comme le montrent les rapports ad limina de l'évêque Gaspare Pasquali, elle comptait en 1589 douze autels latéraux, qui devinrent ensuite quatorze[1]. Malgré les nombreux autels, l'existence de la sacristie et de l'évêché attenant (on ne dispose d'informations sur le palais épiscopal qu'à partir de 1452), la première chapelle attestée par les sources ne remonte qu'à 1640 : elle était dédiée au culte du Saint-Sacrement, dont s'occupait la confrérie du même nom fondée en 1543 et qui n'existe plus aujourd'hui[1]. À cette chapelle s'ajouta une seconde consacrée au culte de saint Blaise de Sébaste et à ses reliques, toutes deux situées dans la nef gauche[1].

Au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, la cathédrale fit encore l'objet de travaux d'agrandissement : en 1744, la façade fut allongée de 2,40 m de chaque côté et, sous l'épiscopat de Giulio De Turris, l'église mère fut dotée en 1749 d'un faux plafond en bois décoré et de trois toiles de Luca Alvese. Elle comportait également plusieurs chapelles dans les deux nefs.

Dans la première moitié du XXe siècle, on chercha à éliminer tous les ajouts et agrégations structurels de l'époque baroque afin de restaurer l'église d'origine[1]. Entre 1901 et 1925, l'architecte Ettore Bernich construisit un nouveau ciborium sur le modèle de celui de la basilique Saint-Nicolas de Bari[2], et un vitrail polychrome représentant l'Immaculée Conception fut installé[1]. De plus, le socle de la cathédrale, qui avait été ajouté en raison de la différence de niveau d'un mètre entre le sol de l'église et la chaussée due à la destruction de Ruvo au Moyen Âge, a été libéré[1]. En 1925, l'évêché fut reconstruit par l'ingénieur Sylos Labini. Toutes les chapelles furent supprimées, dont la dernière, celle du Saint-Sacrement, seulement en 1935, reconstruisant ainsi le mur des deux nefs et conférant une plus grande spatialité à l'intérieur[1]. Les tombes des évêques enterrés dans la cathédrale et placées sur le sol furent adossées aux murs.

Architecture

Détail du portail avec un griffon.
Campanile et absides.

La façade est à pignons, typiquement romane, avec trois portails réalisés par des artistes locaux[2] : celui du centre est le plus grand et est enrichi de bas-reliefs dans l'intrados. Les deux portails latéraux, plus petits et plus modestes, sont identifiés par deux demi-colonnes qui soutiennent deux Arc en ogive. La façade est ornée de divers éléments en pierre, dont la plus belle décoration est une fenêtre à meneaux avec un bas-relief représentant l'archange Michel terrassant le Démon, précédé d'une petite rosace centrale ajourée et entouré de créatures démoniaques et angéliques, pouvant être interprétée comme une roue de la fortune[2]. Au sommet de la façade se trouve la statuette du Christ Rédempteur brandissant un petit drapeau indicateur de vent.

Ciborium et autel.

Le campanile a été construit vers l'an 1000, avant le statut de cocathédrale, pour servir de tour défensive ou de tour de guet[3], à tel point qu'il était possible depuis cette structure de surveiller la plaine jusqu'à la mer Adriatique. Au départ, la tour ne comptait que trois étages, puis au XVIIIe siècle siècle, deux autres étages ont été ajoutés, reproduisant le style des pièces d'origine. La tour faisait donc partie du système défensif de l'ancien village de Ruvo, puis elle est devenue un clocher avec la construction de la cocathédrale, dont le transept n'est distant que de 2,5 m[3]. Après l'unification, le clocher a été déclaré monument national italien. La tour, de plan carré, abrite trois cloches de 18 quintaux[3].

L'intérieur est divisé en trois nefs, débouchant sur trois absides, et en un transept transversal aux nefs, suivant ainsi le plan d'une croix latine[2]. La nef centrale est la plus grande et est entourée en haut par une fausse galerie (il s'agit en réalité d'une corniche interne) qui repose sur deux rangées de colonnes, chacune différente et d'origine diverses. La nef centrale et le transept sont couverts d'une charpente à chevrons, tandis que les nefs latérales sont couvertes d'une voûte en croisée d'ogives[2]. L'aspect actuel de la construction est le résultat des restaurations du début du XXe siècle, qui ont été réalisées dans le but de revenir aux formes médiévales[2].

Source

Notes et références

Annexes

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