Cathédrale de Sessa Aurunca
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Saint Paul
| Cathédrale des Saints-Pierre-et-Paul de Sessa Aurunca | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom local | Basilica-cattedrale di Santi Pietro e Paolo |
| Culte | Catholique romain |
| Dédicataire | Saint Pierre Saint Paul |
| Type | Cathédrale Basilique mineure |
| Rattachement | Diocèse de Sessa Aurunca |
| Début de la construction | 1133 |
| Autres campagnes de travaux | milieu du XVIIIe siècle, XIXe siècle, XXe siècle |
| Style dominant | Roman et baroque |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | Caserte |
| Ville | Sessa Aurunca |
| Coordonnées | 41° 14′ 11″ nord, 13° 56′ 07″ est |
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La cathédrale de Sessa Aurunca ou cathédrale des Saints-Pierre-et-Paul (en italien : cattedrale dei Santi Pietro e Paolo) est une église catholique romaine de Sessa Aurunca, en Italie. Il s'agit de la cathédrale du diocèse de Sessa Aurunca.


Elle fut construite en 1113 en réutilisant en partie des matériaux de récupération provenant d'anciens édifices de l'époque romaine et fut consacrée en 1183 ; son aspect extérieur actuel remonte à la première moitié du XIIIe siècle, lorsque le portique et la grande fenêtre située dans la partie supérieure de la façade furent ajoutés. Elle resta un édifice principalement de style roman jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, avec des travaux de rénovation et d'agrandissement au cours des siècles précédents.
Au milieu du XVIIIe siècle, l’évêque Francesco Caracciolo d’Altamura (1728–1757) décida de la moderniser selon les goûts et le style de l'époque, le baroque. À la fin du siècle, l’abside centrale fut décorée avec l’ajout de marbres polychromes et de statues de grande valeur artistique.
Au XIXe siècle, des travaux de moindre importance furent réalisés, touchant principalement les espaces latéraux.
Les travaux de restauration visant à redonner à l'édifice ses formes médiévales remontent au milieu du XXe siècle. Le projet ne fut que partiellement réalisé, avec la suppression des ornements baroques des nefs latérales et presque entièrement du chœur. On procéda à la réouverture des fenêtres à meneaux médiévales en fermant les fenêtres du XVIIIe siècle situées au centre de l’abside.
Architecture
Extérieur


La façade se caractérise par un grand portique qui en masque presque entièrement la vue. La partie supérieure se termine par un tympan orné de petites arcades suspendues, à l'intérieur duquel se trouve un oculus en marbre. Dans la partie inférieure se trouve la fenêtre, encadrée par une niche composée de deux colonnes, toutes deux soutenues par des lions et se terminant par des taureaux. L'édicule contient un bas-relief représentant l'Agnus Dei.
Le portique situé en dessous comporte trois arcades, séparées par des pilastres contre lesquels s'appuient des colonnes de tailles et de factures différentes. L'ensemble du portique est animé par une riche décoration sculpturale ; en particulier, l'arcade centrale ogivale est entourée de reliefs en marbre représentant des épisodes tirés de la vie de l'apôtre Pierre, tandis que dans l'arcade de droite, en plein cintre comme celle de gauche, se trouvent des cloisons composées de panneaux rectangulaires (plutei) représentant des épisodes tirés de la Genèse.
Trois portails s'ouvrent sur le portique. Dans la lunette de la porte centrale est inséré un bas-relief représentant le Christ entre les saints Pierre et Paul sur un fond cosmatesque ; la lunette est ensuite embellie par des reliefs en marbre représentant des épisodes de l'Ancien Testament. De part et d'autre du portail central se trouvent deux sculptures, qui soutenaient autrefois autant de colonnes, représentant une lionne et un lion.
Les murs d'enceinte des nefs sont construits avec de gros blocs quadrangulaires de calcaire, provenant probablement du dallage du forum de l'ancienne cité romaine.
Intérieur
L'intérieur de la cathédrale comporte trois nefs, séparées par des colonnes romaines à chapiteaux corinthiens (de récupération) et médiévales, pour un total de 18. Du bâtiment d'origine subsistent également le sol en mosaïque, l'ambon et le chandelier destiné au cierge pascal. La contre-façade (à l'opposé du chœur) est aujourd'hui occupée par l'orgue, suspendu à une tribune soutenue par des colonnes antiques, dont le parapet est composé des vestiges d'une deuxième chaire.

La pièce artistique la plus précieuse de toute la cathédrale est l'ambon, très semblable à une chaire, construit, comme le rappelle une inscription, sous l'épiscopat de Pandolfo entre 1224 et 1259. Il est constitué de six colonnes de granit reposant sur des lions stylophores et décorées de chapiteaux finement ouvragés. Les colonnes soutiennent, par des arcs, la caisse de l'ambon, constituée de dalles en mosaïque comportant des éléments symboliques, végétaux et zoomorphes sur fond doré. L'ensemble de la composition est ensuite enrichi de figures humaines : on notera en particulier deux figures féminines, en position de cariatides, de part et d'autre de l'arc central, les figures de prophètes de l'Ancien Testament et la figure d'un homme enroulé par un serpent et saisi par la tête par un aigle.
L'ambon est flanqué du chandelier du cierge pascale. La colonne torsadée est interrompue par trois bandes ornées de bas-reliefs : sur la bande inférieure sont sculptées des figures humaines en liesse ; sur la bande médiane, un évêque bénit un diacre avant que celui-ci n'entonne l'hymne de l'Exultet pendant la veillée pascale ; dans la bande supérieure sont représentés Jésus, les apôtres Pierre et Paul et Casto, le saint martyr de Sessa Aurunca.
Dans la cathédrale, l'œuvre du sculpteur Pellegrino (ou Peregrinus) – qui a exercé son activité dans le Sud de l'Italie au cours de la seconde moitié du XIIIe siècle – occupe une place prépondérante : s'inspirant de modèles romans, il intègre les nouvelles formes du naturalisme proto-gothique dans les diverses réalisations plastiques du mobilier intérieur. Voir les ambons et le chandelier du cierge pascal (où figure la signature de l'artiste), avec des scènes de la vie du prophète Jonas[1].
Dans la chapelle baroque du Saint-Sacrement, on peut admirer La Communion des Apôtres, une précieuse toile de jeunesse de Luca Giordano.
Sous le chœur se trouve la crypte, soutenue par vingt colonnes de récupération, avec un sol en majolique[2] typique du XVIIIe siècle napolitain.
