Cecil Woodham-Smith
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Tenby, pays de Galles
Londres, Angleterre
| Nom de naissance | Cecil Blanche FitzGerald |
|---|---|
| Naissance |
Tenby, pays de Galles |
| Décès |
(à 80 ans) Londres, Angleterre |
| Nationalité | Britannique |
| Activité principale | |
| Formation |
École royale pour les filles des officiers de l'armée St Hilda's College |
Œuvres principales
Florence Nightingale (1950)
The Reason Why: The Story of the Fatal Charge of the Light Brigade (1953)
The Great Hunger: Ireland: 1845-1849 (1962)
Queen Victoria: Her Life and Times (1972)
Cecil Woodham-Smith, née le à Tenby dans le pays de Galles et morte le à Londres, est une historienne et biographe britannique. Elle est l'auteur de quatre ouvrages de référence sur l'époque victorienne.
Jeunesse
Cecil Blanche FitzGerald naît le à Tenby, dans le pays de Galles. Elle est issue d'une célèbre famille irlandaise qui a notamment pour ancêtre Lord Edward FitzGerald, un des héros de la rébellion irlandaise de 1798. Le père de Cecil, le colonel James FitzGerald, a servi dans l'armée des Indes au moment de la révolte des cipayes (1857-1858)[1].
Cecil est élève à l'école royale pour les filles des officiers de l'armée à Bath, mais elle est renvoyée pour s'être rendue sans autorisation à la National Gallery. Elle poursuit sa scolarité dans un couvent français avant d'intégrer le St Hilda's College d'Oxford[1], où elle étudie la littérature anglaise[2]. Elle est diplômée de l'établissement avec l'équivalent de la mention « bien » en 1917[1]. Elle travaille ensuite comme secrétaire et rédactrice publicitaire[3].
En 1928, elle se marie à George Ivon Woodham-Smith, un avocat londonien. Le couple, installé à Cadogan Place, donne naissance à une fille, Elizabeth, et un fils, Charles James. Cecil interrompt alors sa carrière pour se consacrer à l'éducation de ses enfants, se contentant d'écrire quelques articles et histoires de fiction pour la presse de temps à autre[2].
Carrière d'historienne

Lors d'une conversation avec un éditeur londonien en 1942, celui-ci, impressionné par les connaissances de Cecil sur la vie de Florence Nightingale, lui suggère d'écrire une biographie de la célèbre infirmière[2]. Son ouvrage, fruit de neuf années de recherches, paraît en 1950 et la propulse immédiatement comme une historienne de premier plan. La figure de Nightinghale en sort réhabilitée, alors qu'elle avait été quelque peu malmenée par Lytton Strachey dans son livre Eminent Victorians. Salué par la critique pour son érudition et la qualité de l'écriture, le Florence Nightingale de Cecil Woodham-Smith reçoit le prix James Tait Black l'année même de sa sortie[1].
Son deuxième livre, The Reason Why (1953), est consacré à la charge de la brigade légère, un épisode militaire calamiteux de la guerre de Crimée. Une fois de plus, c'est un succès d'édition, « peut-être le plus populaire des quatre chefs-d'œuvre de Cecil Woodham-Smith » selon sa biographe Elizabeth Longford. À l'occasion d'un entretien télévisé, Woodham-Smith raconte que, pour écrire le passage dédié à la charge elle-même, elle a travaillé pendant 36 h d'affilée, sans pause ni nourriture ; ceci fait, elle a bu un remontant et dormi durant deux jours[1].
Par la suite, elle continue ses travaux avec The Great Hunger: Ireland: 1845-1849 (1962), qui retrace l'histoire de la grande famine irlandaise des années 1840 en adoptant un point de vue critique sur la gestion de la famine par le gouvernement britannique — même si l'auteur reconnaît l'assistance fournie par ce dernier au début des événements. En 1972, elle publie en outre le premier volume d'une biographie consacrée à la reine Victoria (Queen Victoria: Her Life and Times). La suite n'est pas encore achevée lorsqu'elle meurt dans sa résidence londonienne le , à l'âge de 80 ans[1].