Cecilia Maria de la Santa Faz

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Décès
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Cecilia María de la Santa Faz
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Biographie
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Cecilia María Sanchez Sorondo (en religion Cecilia María de la Santa Faz ou, en français, Cécile Marie de la Sainte Face), née le à San Martín de los Andes (Argentine) et morte le à Buenos Aires, est une religieuse carmélite argentine dont la cause de béatification et canonisation a été ouverte en par Sergio Alfredo Fenoy, évêque de Santa Fe.

Famille et enfance

Cecilia María Sanchez Sorondo est la fille du colonel Santiago Sanchez Sorondo et de María Teresa Bosch Seeber. Elle est, par son père, la nièce de Marcelo Sanchez Sorondo, devenu chancelier de l'Académie pontificale des sciences en 1998. Deuxième d'une fratrie de dix enfants, la fillette grandit surtout au gré des affectations de son père, tout en pratiquant certains loisirs, comme l'équitation ou le jardinage. Vers l'âge de 17 ans, elle ressent un attrait pour la spiritualité carmélitaine. En voyage en Europe, elle visite Ségovie et fait halte sur la tombe de saint Jean de la Croix où elle prie pour découvrir sa vocation. De passage à Ávila, elle est bouleversée par la visite du carmel Santa Teresa et ressent l'appel à la vie religieuse. La décision semble prise : elle sera carmélite. De retour en Argentine, elle entreprend cependant des études pour devenir infirmière[1]. Ses parents lui demandent en effet de patienter quelques années avant de tenter la vie consacrée[2].

Vie religieuse

Cecilia María entre au Carmel Saint-Joseph-et-Sainte-Thérèse de Santa Fe le , à l'âge de 24 ans. Elle y reçoit le nom de Cecilia Maria de la Santa Faz (" de la Sainte Face " en français) en référence à la Sainte Face de Jésus-Christ, et en écho au centenaire de la mort de Thérèse de Lisieux, célébré cette année-là dans l'univers carmélitain. Elle fait sa profession perpétuelle en 2003. Rien ne la distingue spécialement des autres religieuses de son couvent, excepté sa bonne humeur constante, son énergie, et son goût pour le violon (acquis dans l'enfance) qui lui permet non seulement de canaliser ses moments d'anxiété, mais aussi d'embellir la liturgie. Sensible, Cecilia María supporte parfois difficilement d'être séparée des autres sœurs, et doit apprendre à dompter ses émotions pour progresser en maturité spirituelle.

Elle développe une certaine dévotion pour l'Enfant Jésus de la crèche, et manifeste de l'intérêt pour le Livre de la vie de Thérèse d'Avila, qui lui apprend à approfondir son intimité avec le Christ. Elle éprouve également de la fascination pour Mariam Baouardy, canonisée en .

Maladie et mort

Le , une consultation chez un dentiste révèle que Cecilia María est atteinte d'une tumeur sur la langue. Des examens complémentaires diagnostiquent un cancer de la langue. La jeune religieuse accepte son sort avec sérénité, et se résout à commencer ses traitements à Buenos Aires, loin de son carmel de Santa Fe. Elle est hospitalisée à l'hôpital Universitaire Austral, réputé pour la qualité de ses soins. Malgré cela, son état se dégrade de jour en jour : toute déglutition lui devient extrêmement douloureuse, et l'ingurgitation d'aliments liquides, impossible. Une gastrostomie est pratiquée en . Parallèlement, la jeune femme ne peut plus s'exprimer normalement, et doit communiquer par écrit. L'impossibilité de pouvoir boire et manger lui cause une vive souffrance, comme elle le révèle à sa prieure. " J'ai soif " devient sa parole de prédilection, en référence aux dernières paroles du Christ sur la croix. Cette faiblesse ne l'empêche pourtant pas de se tenir debout, au grand étonnement des médecins : Cecilia Maria pense en effet qu'elle doit persévérer au milieu de la douleur, à l'image de Dorothée de Gaza, dont elle aime citer les écrits.

De brefs séjours à Santa Fe, dans son carmel, ne suffisent pas à améliorer son état de santé. Les pneumonies se succèdent, et les nombreux soins apportés ne parviennent pas à endiguer la maladie. Cecilia María préfère la perspective des soins palliatifs, à toute nouvelle opération. Une trachéotomie, pratiquée en dernier recours, lui provoque de nouvelles souffrances : les sensations d'étouffement se font de plus en plus fréquentes. Son sort paraît définitivement scellé quand on lui apprend qu'elle est atteinte de métastases aux poumons. Sa douleur est cependant allégée par sa foi profonde et sa joie de vivre, qu'elle communique à l'équipe médical. Peu de temps avant sa mort, elle a encore le plaisir d'écouter un message du pape François, enregistré spécialement à son intention. Elle meurt finalement le , à l'âge de 42 ans[3].

Postérité

Sources et références

Voir aussi

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