Celio
entreprise française de vêtements pour hommes
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Celio est une entreprise française de prêt-à-porter masculin fondée par Maurice Grosman.
| Celio France | |
Celio Avenue des Champs-Élysées à Paris | |
| Création | [1] |
|---|---|
| Dates clés | 2022 : rachat de Camaieu |
| Fondateurs | Maurice Grosman (d) |
| Personnages clés | Marc et Laurent Grosman |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée[1] |
| Slogan | Be normal |
| Siège social | France |
| Direction | Sébastien Bismuth |
| Actionnaires | Famille Grosman |
| Activité | Commerce de détail d'habillement en magasin spécialisé (d)[2] et commerce de gros (commerce interentreprises) d'habillement et de chaussures (d)[1] |
| Produits | Prêt-à-porter |
| Filiales | Camaieu |
| Effectif | 2741 au 31/05/2020, pour 1 330 magasins répartis dans plus de 40 pays (juin 2021)[3]. |
| SIREN | 313334856 |
| Site web | www.celio.com |
| Chiffre d'affaires | estimé à 800 millions€ (2019)[4]
pour l'ensemble du groupe |
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Historique
En 1970, Maurice Grosman et son épouse ouvrent une boutique de prêt-à-porter féminin, CLEO 3000 rue Saint-Lazare à Paris[5]. Ils décident de changer de cible et de proposer des vêtements pour hommes. Un changement d’enseigne s’impose alors : ce sera Celio. Leurs fils, Marc et Laurent Grosman les rejoignent dans l’aventure. Ils ouvrent en 1981 un deuxième magasin dans la même rue, puis rapidement, trois autres dans Paris.
À partir de 1986, Celio s'installe dans des centres commerciaux et ouvre son 100e magasin en France en 1992, année où la marque s'internationalise et ouvre un magasin en Belgique. En 2002, le magasin amiral (flagship) est inauguré sur les Champs-Élysées à Paris.
En 2005, Marc et Laurent Grosman rachètent 51 % du capital du groupe de prêt-à-porter féminin Jennyfer, qui détient 350 magasins[6]. Jennyfer est revendu en 2018 à un consortium animé par Sébastien Bismuth[7].
En 2018, Celio compte 1 100 magasins répartis dans 50 pays et emploie 4 000 personnes puis plus de 1 300 l'année suivante dont plus d'un demi-millier en France[4].
L'année 2019 voit le lancement d'une nouvelle identité de marque avec pour baseline « Twist it* » et une boutique éphémère (pop up store) est ouverte à la Crèmerie de Paris, dans l'hôtel de Villeroy, en collaboration avec Pokemon[8].
En 2019, Celio réalise 465 millions d'euros de chiffre d'affaires en France[9].
La crise sanitaire du printemps 2020 place l'enseigne en difficulté, ce qui amène sa direction à demander son placement sous procédure de sauvegarde[10]. La fermeture pendant cette période des 1 585 magasins Celio présents dans le monde affecte de près de 100 millions d'euros les finances du groupe[11].
Quinze mois après l'ouverture de la procédure de sauvegarde, la direction annonce la stratégie de relance qui prévoit initialement un PSE incluant la fermeture de 102 magasins en succursales et donc la suppression de 383 postes[12],[13]. Joannes Soënen, après environ un an à la tête de Camaïeu où il a échoué à racheter l'entreprise, prend la direction de Celio fin 2020[14]. Finalement, ce sont 130 points de vente qui sont fermés[15]. Une baisse des prix est entamée, ainsi que la remise en cause de l'offre[15].
En décembre 2022, Celio rachète la marque Camaieu pour 1,8 million d'euros sans reprendre les magasins ni la logistique de l'entreprise[16].
En juin 2025, Celio intègre un projet de reprise d'une partie des magasins Jennyfer avec le groupe Beaumanoir. Celio récupère ainsi 7 magasins et 47 salariés qui sont intégrés au groupe avec disparition du nom de l'enseigne Jennyfer, placée en liquidation judiciaire[17].
Logos (identité visuelle)
Concept et marketing
Repositionnement de la marque (2020-2024)
Fragilisée par la crise sanitaire, l’enseigne demande en juin 2020 à être placée en procédure de sauvegarde[18]. Dans le cadre de cette période, Celio fait évoluer sa gouvernance et annonce la nomination de Sébastien Bismuth à la présidence du directoire (aux côtés de Joannes Soënen à la direction générale).
La marque accompagne ce redressement par un repositionnement centré sur un vestiaire masculin jugé plus accessible et sur une communication s’inscrivant dans la signature « Be normal »[19]. Ce changement de modèle vise à toucher une clientèle plus large en adaptant l'offre et l'image de marque[20].
Stratégie de collaborations et culture pop
Dans les années 2020, Celio multiplie les collaborations et collections capsules, notamment autour de licences de culture populaire. L’enseigne s’appuie également sur des opérations avec des créateurs de contenu afin de toucher des publics plus jeunes, par exemple avec le duo McFly et Carlito (campagne « Merry normal Xmas » en 2021). En 2024, Celio collabore aussi avec Inoxtag autour d’une capsule commercialisée lors de la sortie du manga Instinct.
Concept magasin
Dans le prolongement du repositionnement « Be normal », Celio déploie à partir de 2021 un nouveau concept de magasin, caractérisé notamment par des surfaces plus importantes et la suppression des réserves, afin de rendre l’offre intégralement accessible sur la surface de vente[20]. Le concept intègre aussi des dispositifs destinés à simplifier le parcours d’achat, comme des caisses libre-service reposant sur la RFID, ainsi qu’un comptoir dédié au retrait des commandes en ligne[20].
Celio Women (2026)
En 2026, la marque, qui était jusqu'ici masculine, annonce ouvrir une gamme destinée aux femmes[21]. Début mars 2026, Celio tente un coup de communication en faisant semblant de se faire voler la lettre L dans plusieurs enseignes de France et de Belgique afin de promouvoir la nouvelle gamme pour femmes[22]. En réalité, ce sont des employés qui ont retiré ces lettres. Le coup de communication demeure largement incompris[23].
Critiques
Le documentaire de Jérôme Revon, Guilaine Chenu et Françoise Joly d'Envoyé spécial diffusé en 2013 - France 2, Textile, mode toxique ?, montre une usine qui fabrique pour différentes enseignes dont Celio. Le reportage montre des images d'un atelier utilisant des colorants toxiques à Dacca, au Bangladesh. Ces vêtements ne sont pas conformes à la norme REACH qui dispose qu'aucun colorant utilisé ne doit être nocif pour l'organisme. La société n'a pas été sollicitée par les journalistes du documentaire Envoyé spécial[source secondaire souhaitée].
En , une internaute publie sur Facebook une photo de la devanture du magasin rue du Gros Horloge à Rouen présentant des vêtements lacérés au cutter qui avaient été jetés dans les poubelles de l'enseigne et ont ensuite été accrochés aux grilles métalliques par un passant[24]. Ce fait est détaillé dans l'émission Capital lors d'un reportage du journaliste Guillaume Cahour intitulé Vêtements, aliments, produits neufs : révélations sur un gaspillage industriel scandaleux diffusé en sur la chaîne M6[source secondaire souhaitée]. L'entreprise revient sur ces anciennes pratiques du secteur et présente celles qu'elle a mis en place depuis plus d'un an, notamment le recyclage et la transformation des articles invendables et non collectés par les associations en matériaux d'isolation[source secondaire souhaitée].