Cellettes (Charente)
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| Cellettes | |||||
Mairie de Cellettes. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Charente | ||||
| Arrondissement | Confolens | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Cœur de Charente | ||||
| Maire Mandat |
Norbert Aguesseau 2020-2026 |
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| Code postal | 16230 | ||||
| Code commune | 16069 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
393 hab. (2023 |
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| Densité | 42 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 51′ 52″ nord, 0° 08′ 54″ est | ||||
| Altitude | Min. 52 m Max. 117 m |
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| Superficie | 9,37 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Boixe-et-Manslois | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Charente
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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Cellettes est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).
Localisation et accès
Cellettes est une commune située à 24 km au nord d'Angoulême et à 3 km au sud-ouest de Mansle, chef-lieu de son canton.
Située à la lisière nord de la forêt de la Boixe, elle est aussi à 7 km de Saint-Amant-de-Boixe et 11 km d'Aigre[1].
La N 10 entre Angoulême et Poitiers passe à 3 km à l'est du bourg. La commune est bordée à l'est par la D 18, route de Mansle à Montignac, et la D 739 au nord, qui relie Mansle à Aigre. Le bourg est traversé par la D 69 de Mansle à Villognon[2].
La gare la plus proche est celle de Luxé à 4 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.
La LGV Sud Europe Atlantique qui sera mise en service en 2017 traverse la commune, et dont les travaux ont commencé en 2012[3]. En 2008 les élus de Cellettes, à l'initiative des élus du syndicat mixte du pays du Ruffécois, se sont rassemblées avec 17 communes du Nord Charente et 5 des Deux-Sèvres pour demander des compensations aux nuisances que va leur apporter cette ligne[4].
Hameaux et lieux-dits
La commune ne compte qu'un seul hameau, Échoisy, situé sur la route de Mansle à Aigre, et elle ne compte aucune ferme, tout l'habitat se concentrant aussi au bourg[2].
Communes limitrophes
Géologie et relief
Le sol de la commune est constitué de calcaire datant du Jurassique supérieur (Oxfordien au nord et Kimméridgien au sud). On trouve aussi des colluvions de grèze entre le bourg et Échoisy, sur le flanc sud de la petite vallée du ruisseau du Valandeau[5],[6],[7].
Le relief de la commune est celui d'un plateau, celui de la Boixe, d'une altitude moyenne de 100 m et bordé au nord par la vallée de la Charente. Le point culminant est à une altitude de 117 m, situé sur la limite sud non loin du dolmen de la Boixe. Le point le plus bas est à 52 m, situé le long de la Charente au pied d'Échoisy. Le bourg, construit sur un léger promontoire, est à 85 m d'altitude[2].
Hydrographie
Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne[8]. Elle est drainée par la Charente, le ruisseau du Valandeau et un bras de la Charente, qui constituent un réseau hydrographique de 6 km de longueur totale[9],[Carte 1].
La Charente arrose le nord de la commune. D'une longueur totale de 381,4 km, elleprend sa source en Haute-Vienne,dans la commune de Chéronnac, et se jette dans le Golfe de Gascogne, après avoir traversé 117 communes[10].
Un ruisseau intermittent, le ruisseau du Valandeau, traverse la commune et passe au pied du bourg. Il se jette dans la Charente à Échoisy[2].
Gestion des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de 9 300 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente[11]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [12].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[15] et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[16]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 850 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tusson à 10 km à vol d'oiseau[19], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 822,1 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,1 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[22], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Cellettes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[23]. Elle est située hors unité urbaine[24] et hors attraction des villes[25],[26].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (57,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,6 %), forêts (36,4 %), zones agricoles hétérogènes (15,4 %), zones urbanisées (3,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,6 %), prairies (1 %)[27]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Risques majeurs
Le territoire de la commune de Cellettes est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[28]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[29].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Charente. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2021[30],[28].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 24 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 235 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 70 sont en aléa moyen ou fort, soit 30 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[31],[Carte 3].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[32].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[28].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[33].
La commune est en outre située en aval du barrage de Mas Chaban, un ouvrage de classe A[Note 2]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[35].
Toponymie
Les formes anciennes sont Celezac en 1096, Celeziac (date inconnue), Celezia prope Buxiam[36] (en français : près de la Boixe), Celetes en 1296[37], de Parvis Celtis[38]. On trouve encore Celette ou Celettes au XIXe siècle.
Pour Échoisy, on trouve Chosiac en 1240[39].
Cellettes peut être interprété comme le diminutif de Celles; Cellettes (cellita[40]) signifie Celles-le-Petit (en ancien occitan), peut-être pour le distinguer de Cellefrouin, monastère plus important[41], fondé au XIe siècle.
La commune a été créée Cellette en 1793 avant de devenir Celette en 1801, puis Cellettes[42].
Histoire
La commune de Cellettes, ainsi que sa voisine, la commune de Vervant, est riche en monuments préhistoriques, situés dans la forêt de la Boixe : tumuli, nécropoles, dolmens. La voie romaine de Chassenon à la Terne qui passait par Mansle traversait Échoisy.
Aux Messandières, face à l'école du bourg, trois ou quatre sarcophages mérovingiens ont été mis au jour en 1964[43].
Comme Villejoubert et Le Maine, Cellettes faisait partie des nouveaux territoires de l'Angoumois issus des défrichements de la Boixe au XIIe siècle[44].
Dès 1182, Cellettes était une possession de l'abbaye de Saint-Amant, qui y créa un prieuré, qui demeura conventuel jusqu'en 1405, date à laquelle il fut uni à la mense abbatiale[45].
Bernard du Lau est le premier seigneur de Cellettes attesté.
Josias du Lau reçut d'Henri de Navarre le prieuré de Cellettes et Villognon[46] et il est vraisemblable que c'est lui qui fit construire la première partie du château de Cellettes.
En 1568, lors des guerres de Religion, les protestants ruinèrent le prieuré de Cellettes ; l'église et le logis prieural furent rasés. Le prieur recouvra une partie de ses biens pendant la première moitié du XVIIe siècle, mais à la Révolution, ils furent vendus comme biens nationaux.
Le hameau d'Échoisy fut aussi le siège d'un prieuré. En 1153, le comte d'Angoulême, Guillaume VI, avait concédé des terres à Échoisy pour y établir les moines cisterciens de Clairvaux. Ces moines furent chassés par l'abbaye de Saint-Amant, qui fonda un nouveau prieuré mais qui dura peu de temps, vu la proximité du prieuré de Cellettes.
À Échoisy, jusqu'au XXe siècle, ont été exploitées des carrières de pierre à chaux. La société Veuve Modenel et Cie était la compagnie la plus connue au début de ce siècle.
Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant de Saint-Angeau à Segonzac, et qui passait par Mansle et Luxé. Une halte était à Échoisy[45].
Administration
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[48].
En 2023, la commune comptait 393 habitants[Note 3], en évolution de −2,24 % par rapport à 2017 (Charente : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 29,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,4 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 191 hommes pour 201 femmes, soit un taux de 51,28 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,59 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Remarques
Cellettes qui avait vu sa population augmenter jusqu'en 1881 en a ensuite perdu la moitié en 40 ans. Une lente érosion a continué de 1921 à 1975 mais depuis le redressement est net et Cellettes a retrouvé en 1999 sa population d'il y a deux siècles.
Économie
Agriculture
L'agriculture est principalement céréalière. La viticulture est quasiment inexistante, mais la commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[52].
Équipements et services
Enseignement
L'école est un RPI entre Cellettes et Maine-de-Boixe. Cellettes et Maine-de-Boixe accueillent chacune une l'école élémentaire. Celle de Cellettes est l'école Georges-Brassens[53].
