Cendrillon (opéra-comique)
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Cendrillon est un opéra-comique en un acte ou encore un « vaudeville » en un acte selon une typologie réputée de l’époque de sa création. Cette œuvre fut représentée sur le théâtre de la Foire St Germain, le et remis à la Comédie italienne le . Elle est mise en musique par Jean-Louis Laruette, comédien italien ordinaire du Roi sur un livret de Louis Anseaume[1]. C’est la première version musicale du conte de Perrault[2].
| Personnage | Interprète créateur du personnage | Tessiture |
| Cendrillon | Mlle Villemont | Dessus |
| La Fée | Mlle Constantin | Dessus |
| La sœur aînée | Mlle Vincent | Dessus |
| La sœur cadette | Mlle Deschamps | Dessus |
| Azor | M. La Ruette | Taille |
| Pierrot | M. Paran | Haute-contre |
| Un officier | M. Delisle | Non renseigné |
| Un suisse | M. Moreau | Idem |
| Chœur de femmes | Non renseigné | Idem |
Synopsis
La pièce est tirée du conte Cendrillon, de Charles Perrault[3].
Surnommée Cendrillon et mal traitée par ses deux demi-sœurs jalouses de sa beauté et son élégance, la marraine de Cendrillon, une fée, décide de la protéger de sa belle-famille cruelle. Elle lui permet grâce à ses pouvoirs d’assister au bal du Prince Azor avec une apparence sublime et une élégance incomparable. Le prince, émerveillé, tombe éperdument amoureux. Mais Cendrillon se retire du bal avant minuit, sur les recommandations de la fée.
Elle disparait rapidement et sans prévenir. En se dépêchant, Cendrillon perd accidentellement l’une de ses mules, qui restera le seul souvenir d’elle aux yeux du prince Azor.
Afin de la retrouver, le prince décide de se servir de cette mule et recherche un pied correspond exactement à cette pointure : toutes les demoiselles de la capitale accourent pour tenter leur chance. Cendrillon s'y rend comme tout le monde, même si elle est en haillons, la réalité ne change pas : c’est elle la charmante princesse du bal.
Accueil et critique de l’œuvre
Le Mercure de France de souligne que les paroles et la mise en musique de Cendrillon a respecté le style léger et raffiné du célèbre conte de Perrault notamment dans les dialogues et l’animation de l’action au cours de la représentation décrite comme « agréable ».
La revue cite à ce propos :
« Le 21, on a donné pour la première fois celui de Cendrillon ; c’est exactement le sujet du conte de Perrault, mis en scène : l’action s’anime et devient très agréable. Cet ouvrage est écrit avec facilité, et le poète a suivi le goût naïf et léger du Conteur, dans le style et dans le dialogue[4]. »
Au XXe siècle Paulette Letailleur définie dans ses Recherches musicologiques l’œuvre de Laruette comme « une comédie sentimentale presque féérie.»
Selon Letailleur, cette œuvre expose la grande sensibilité de Laruette grâce aux airs « tendres » et « délicats » employés dans Cendrillon. Laruette cherche à travers cette œuvre à sensibiliser le public avec son style d’écriture léger et fondu dans une sorte de tendresse qui atteint sans faute les « cœurs sensibles. »[5]
