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Centrale nucléaire de Paks

Centrale nucléaire en Hongrie From Wikipedia, the free encyclopedia

La centrale nucléaire de Paks (en hongrois : Paksi atomerőmű) est l'unique centrale nucléaire de Hongrie, située dans le comitat de Tolna au centre du pays, à 5 km de Paks et à 100 km au sud de la capitale Budapest.

Faits en bref Pays, Comitat ...
Centrale nucléaire de Paks
Les deux blocs de bâtiments réacteurs de la centrale nucléaire de Paks.
Administration
Pays
Comitat
Localité
Coordonnées
Propriétaire
MVM Paksi Atomerőmű Zrt. (d) (100 %)Voir et modifier les données sur Wikidata
Opérateur
Magyar Villamos Művek (en)
Construction
Paks I : de 1967 à 1987
Paks II : depuis 2026
Mise en service
Paks 1 :
Paks 2 :
Paks 3 :
Paks 4 :
Statut
Opérationnels : Paks 1 à 4
En construction : Paks II-1
En projet : Paks II-2
Direction
Géza Pekárik
Effectifs
2518 personnes
Réacteurs
Fournisseurs
Type
4x VVER-440/V213
2x VVER-1200/V527
Réacteurs actifs
4
Puissance nominale
1 916 MWe nets
Production d’électricité
Production annuelle
15,16 TWh (2024)
Facteur de charge
87%
Production moyenne
14 TWh à 16 TWh
Production totale
540,45 TWh (2024)

Source froide
Site web
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Depuis 1987, elle comprend quatre réacteurs à eau pressurisée (REP) de modèle VVER-440/V213. De conception soviétique, leur puissance électrique unitaire nette est de 479 MWe, soit un total de 1 916 MWe.

Un projet d'extension appelé « Paks II » est étudié depuis 2009, avec la construction de deux nouveaux réacteurs. Le choix se porte sur deux REP russes de modèle VVER-1200/V527, d'une puissance unitaire de 1 185 MWe, se qui porterait la puissance totale de la centrale à 4 286 MWe. Les travaux du premier réacteur de Paks II débutent le . La mise en service de ces nouveaux réacteurs est prévue pour le début des années 2030.

Réacteurs Paks 1 à 4 (Paks I)

Elle comprend quatre réacteurs à eau pressurisée du type VVER-440/V213 de conception soviétique, d'une puissance unitaire nette de 479 MW[1] qui font partie de la deuxième génération de réacteurs VVER.

Ces quatre réacteurs permettent de produire 46,7 % de l'électricité du pays en 2022[2]. Leur durée de vie pourrait être prolongé de 20 ans, pour fonctionner jusqu'en 2052-2057[3].

Projet d'extension Paks II

En 2009, alors que les quatre réacteurs atteignent 2 GWe, et que la Hongrie importe plus de 30 % de son électricité, l'Assemblée nationale hongroise demande à explorer l'idée d'une extension. En 2012, le projet devient prioritaire pour le gouvernement Orban.

Le , un contrat est passé avec Rosatom pour la construction de deux réacteurs de 1 200 MW chacun d'ici 2023. Ce projet de 12 milliards d'euros sera financé par une ligne de crédit de l'État russe de 10 milliards d'euros sur 30 ans à faible taux d’intérêts[4].

En 2014, un sondage est commandé au sujet de la légitimité d'un référendum. Réalisé du 24 au , il affirme que la majorité des Hongrois (59 %) sont favorables à un référendum au sujet du projet russe d'expansion de la centrale de Paks[5]. Le parti vert hongrois réclame ensuite ce référendum[6].

Le , la Russie et la Hongrie signent un nouvel accord sur la construction des deux nouveaux réacteurs. La Commission européenne ouvre fin 2015 une enquête approfondie afin de voir si ce projet, attribué sans appel d'offres et contesté par l'opposition, est viable économiquement et conforme aux règles européennes existantes en matière de concurrence. Ces deux réacteurs sont destinés à terme à remplacer les quatre réacteurs actuels de la centrale[7].

Le , la Commission européenne donne son feu vert au projet russe d'extension de la centrale de Paks. En février, le président russe Vladimir Poutine se dit prêt à financer la construction des deux réacteurs à 100%[7]. Le député écologiste hongrois Benedek Jávor s'indigne contre un projet allant « clairement à l’encontre de la stratégie européenne de sécurité énergétique »[8].

En , l'Autorité hongroise de régulation de l'énergie (MEKH) autorise la construction de deux tranches nucléaires du type VVER-1200 sur le site de Paks-II ; la MEKH évalue la compatibilité de la centrale nucléaire en projet Paks II avec le réseau électrique hongrois et sa contribution à une sécurité d’approvisionnement durable. Le permis de construire définitif sera délivré au plus tard à l’automne 2021 par l’autorité hongroise de sûreté nucléaire (HAEA), chargée de contrôler le projet sous l’angle de la sûreté nucléaire. La Russie accorde un prêt à taux variable qui pourra atteindre 10 milliards €, soit environ 80 % du financement total[9]. La mise en service des deux nouvelles unités VVER de 1200 MW est alors prévue en 2029 et 2030[10]. Le , le gouvernement hongrois officialise le démarrage « dans les prochaines semaines » de la construction de deux nouveaux réacteurs par l'entreprise russe Rosatom, après le feu vert de l'Autorité de régulation nationale hongroise[11].

Le projet est cependant retardé pour plusieurs raisons : la participation russe au projet (dans un contexte de guerre en Ukraine depuis 2022) entraine des réticences de la part des autres pays de l'Union européenne ; des oppositions judiciaires notamment de l'Autriche (pays limitrophe et ouvertement anti-nucléaire) auprès des cours de justice européennes[12] ; ainsi que l'effondrement de l'angle d'un mur rocheux en durant les pré-travaux[13]. La construction du premier des deux réacteur débute finalement le , la mise en service est prévue pour le début des années 2030[14].

Caractéristiques des réacteurs

Les caractéristiques des réacteurs sont données dans les tableaux ci-après ; les données sont principalement issues de la base de données PRIS (Power Reactor Information System) de l’Agence international de l'énergie atomique (AIEA) qui définit ainsi les termes[15] :

  • la puissance nette correspond à la puissance électrique délivrée sur le réseau et sert d'indicateur en termes de puissance installée ;
  • la puissance brute correspond à la puissance délivrée par l'alternateur (soit la puissance nette augmentée de la consommation interne de la centrale) ;
  • la puissance thermique correspond, à la puissance délivrée par la chaudière nucléaire.

Le début de construction correspond à la date de coulage des fondations du bâtiment réacteur. Une tranche (nom utilisé pour un réacteur complet) est considérée comme opérationnelle après son premier couplage au réseau électrique. La mise en service commerciale est le transfert contractuel de l’installation du constructeur vers le propriétaire ; intervenant en principe après réalisation des tests réglementaires et contractuels, et après fonctionnement continu à 100 % pendant une durée définie au contrat de construction.

Davantage d’informations Nom du réacteur, Modèle ...
Nom du réacteur Modèle Statut Puissance Début de construction Première divergence Raccordement au réseau Mise en service commerciale
Nette (MWe) Brute (MWe) Thermique (MWth)
Paks-1[16] VVER-440/V213 Opérationnel 479 509 1 485
Paks-2[17] 479 506 1 485
Paks-3[18] 479 506 1 485
Paks-4[19] 479 506 1 485
Paks II-1[20] VVER-1200/V527 En construction 1 185 1 265 3 200 vers 2030[14]
Paks II-2[14] En projet 1 185 1 265 3 200
Fermer

Incidents

Incident d'avril 2003

Un incident de niveau 3 (INES) se produit le sur le réacteur n°2, lors d'une opération de décontamination chimique d'assemblages combustibles pendant un arrêt programmé du réacteur pour maintenance. À la fin de l'opération, des assemblages combustibles se sont avérés endommagés provoquant des rejets gazeux qui sont restés inférieurs aux limites correspondantes[21].

Incident de l'été 2026

La Hongrie connaît à l’été 2026 une sécheresse exceptionnelle, provoquée par un déficit prolongé de précipitations et plusieurs vagues de chaleur dépassant localement 40 °C. Le 2 août 2026, la centrale nucléaire de Paks 1 a frôlé l’arrêt complet de ses quatre VVER-440. Cependant, le niveau d’eau du Danube est légèrement remonté, permettant de laisser en fonctionnement une des turbines. L'arrêt n’est pas dû à un manque de débit du Danube, mais à une cote d’eau devenue trop basse au droit de la prise d’eau pour permettre le fonctionnement normal des pompes de refroidissement. Le débit du Danube demeure suffisant pour assurer le refroidissement des quatre réacteurs, qui nécessitent environ 100 m³/s. Or le débit relevé à Paks le 3 août était de 716 m3/s. L’abaissement du niveau d’eau est lié à l’approfondissement du lit du fleuve lié à des campagnes de dragage et à un faible dépôt sédimentaire, ainsi que l’absence de crues importantes lors de la saison hivernale. Les études de conception des deux nouveaux réacteurs de Paks II, en construction, montrent que les installations ont été dimensionnées pour fonctionner avec un débit extrêmement faible du Danube, de 579 m³/s. Le fonctionnement simultané de Paks I et Paks II, soit un prélèvement maximal d’environ 232 m³/s, est alors rendu possible grâce à une nouvelle prise d’eau, située environ 400 m en amont de l’embouchure du canal existant[22].

Notes et références

Liens externes

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