Centrale thermique de Provence

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Centrale de Gardanne

Centrale thermique de Provence
La centrale thermique de Provence (septembre 2015).
Administration
Pays
Région
Commune
Coordonnées
Propriétaire
GazelEnergie, filiale d'EPH
Caractéristiques
Type d'installation
Thermique
Puissance installée
150 MW
Production d’électricité
Production annuelle
1386 GWh (en 2017)
Facteur de charge
0 %
Localisation sur la carte des Bouches-du-Rhône
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Localisation sur la carte de France
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La centrale thermique de Provence, plus communément appelée centrale de Gardanne, est une centrale thermique d'une puissance de 150 MW située sur les communes de Meyreuil et Gardanne, dans le bassin houiller de Provence dans le département des Bouches-du-Rhône. Elle fonctionnait au charbon et brûle aujourd'hui de la biomasse. Elle appartient depuis 2019 à GazelEnergie, filiale d'EPH.

L'unité 4 qui fonctionnait jusqu'en 2013 au charbon a été convertie à la biomasse. Sa remise en service a lieu en 2018 avec une puissance de 150 MW. Depuis la fin de l'année 2018, date de l'annonce de l'arrêt des centrales à charbon françaises pour 2022, la centrale est le siège de conflits sociaux qui, avec la conversion à la biomasse et le rachat par GazelEnergie, paralysent la centrale et mettent l'unité biomasse à l'arrêt une grande partie du temps. Début , l'unité biomasse est relancée après une première reprise avortée en . Néanmoins en , la décision de relance est annulée par le Conseil d'État. Fin , l'unité 4 redémarre après régularisation par la préfète des Bouches-du-Rhône.

La dernière unité au charbon, l'unité 5 de 595 MW, est officiellement arrêtée au cours de l'été 2021 alors qu'elle était à l'arrêt depuis .

La centrale dispose de la plus haute cheminée de France qui culmine à 297 m, et qui est aussi une des plus hautes structures du pays.

La technique de la combustion en lit fluidisé circulant, utilisée dans l'unité 4 de la centrale, permet d'utiliser des charbons de mauvaise qualité, des déchets ou même de la biomasse. Le combustible est brûlé dans un lit de particules solides maintenues en suspension dans un courant d'air ascendant, à une température modérée avoisinant les 850 °C, ce qui évite la fusion des cendres et limite la production d'oxydes d’azote. Cette réduction des oxydes d’azote est également favorisée par une combustion étagée (réduction de la production de « NOx combustible »). On réduit aussi les émissions d’oxydes de soufre par injection de dolomie (calcaire) dans le lit[1].

Historique

La centrale en aout 2008.

L'histoire de la centrale commence en 1953, avec le couplage d'un premier groupe de 50 MW construit à côté des puits de Meyreuil. En 1957, un deuxième groupe de 50 MW était installé à côté du précédent et l’année suivante, un troisième de même puissance complétait la centrale de Gardanne. Le charbon subissant la concurrence du fioul, les pouvoirs publics décident en 1963 d’augmenter la puissance de la centrale par l’implantation d’un quatrième groupe de 250 MW, couplé en 1967[2]. L'exploitant est initialement les Houillères du Bassin de Provence, ultérieurement intégrées dans les Houillères de Bassin du Centre et du Midi (HBCM)[3].

Les tranches 1, 2 et 3 sont arrêtées en 1981. La même année commencent les travaux de construction de la tranche 5, d'une puissance de 595 MW. Cette tranche est mise en service industriel en 1984[3].

En 1995, la tranche 4 est modernisée pour 1,3 milliard de francs. Elle est équipée d'une chaudière à lit fluidisé circulant. Avec ses 250 MW, c'était la plus puissante du monde de ce type jusqu'à la mise en service de la centrale de Binchang (province du Shaanxi en Chine) d'une puissance de 660 MW en 2024[4]. Elle est optimisée pour la valorisation de combustibles soufrés[3],[5],[6]. À partir de 2000, cependant, la centrale ne consomme que du charbon d'importation[3].

Caractéristiques des groupes de la centrale
Tranche 1 Tranche 2 Tranche 3 Tranche 4 Tranche 5
Puissance (MW) 50[2] 50 50 250
150 (2018)
595
Combustible Charbon Charbon
Lit fluidisé circulant (1995)
Biomasse (2018)
Charbon
Date de couplage 1953[2] 1957[2] 1958[2] 1967[2] 1984[3]
Date d'arrêt 1981[3] 2021[7]
La centrale depuis le sommet de la montagne Sainte-Victoire en novembre 2017.

En , l'opérateur de la centrale, E.ON, confirme son projet de conversion de l’unité 4 en centrale à « biomasse » (mélange de bois et de combustibles fossiles, essentiellement du charbon ; la part des combustibles fossiles ne doit pas dépasser 15 %), puis arrête le fonctionnement au charbon de cette unité en [8]. Le nouveau mode de fonctionnement entre en phase de test au début 2016. En 2018, l'unité Provence 4 Biomasse est mise en service avec une puissance de 150 MW.

En 2016, Uniper devient le propriétaire du site. Uniper est issu de la scission des activités d'énergie fossile d'E.ON.

En , à la suite de l'annonce gouvernementale de l'arrêt des centrales à charbon françaises pour 2022, Uniper décide de vendre ses activités de production en France qui comprennent la centrale de Provence ainsi que la centrale Émile-Huchet, six parcs éoliens et deux centrales solaires au groupe tchèque EPH[9].

En , le site est repris par GazelEnergie, filiale d'EPH[10].

Début 2021, le plan de reconversion du site, en cours de finalisation, prévoit le maintien de l’unité 4 fonctionnant avec un mélange de biomasse et de charbon. La reprise de son exploitation est prévue dès la remise en état des installations.

Durant l'été 2021, la dernière unité au charbon, l'unité 5 de 595 MW est officiellement arrêtée alors qu'elle était à l'arrêt depuis [7].

Début , l'unité biomasse est relancée après une première reprise avortée en à la suite d'un conflit social[11].

Productions annuelles (GWh injectés)
Charbon Biomasse
2010[12] 1 645
2015[13] 1,6
2016[14] 0 1,4
2017[15] 1 198,7 182,0[note 1]
2018[17],[16] 0 267,5
2019[18] −12,3 39,5
2020[19] −9,3 −9,6
2021[20] 18,4
2022[21] 300,5
2023[22] 198,2
2024[23] −10,8

Unité 4 à biomasse

Notes et références

Voir aussi

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