Le manifeste du Centre démocrate est publié le et la création du mouvement par Jean Lecanuet date du . À l'origine, il rassemble des membres du MRP, du CNIP et de l'aile droite du Parti radical.
Mais, la dynamique de la candidature de Lecanuet retombe rapidement et le CD se retrouve concurrencé à gauche par la FGDS et à droite par l'alliance UNR-FNRI. Les membres radicaux (dont Maurice Faure), sous la pression des dirigeants du Parti radical, quittent rapidement la formation et rejoindront plus tard le groupe parlementaire unique de la FGDS[2]. En parallèle, le CNIP reprend son indépendance dès 1967, avant même la tenue des élections législatives.
En 1969 se pose la question du ralliement à Georges Pompidou à partir de son élection à la Présidence de la République. Le mouvement s'y refuse finalement mais une importante minorité est opposée à cette décision et fait scission pour fonder le Centre démocratie et progrès qui entraîne plus de la moitié des parlementaires. Malgré le soutien de Lecanuet à Alain Poher, le centre démocrate atténue son opposition à la majorité présidentielle. D'ailleurs, les décisions du gouvernement Chaban-Delmas rejoignent souvent les propositions du mouvement[3].
↑Serge Berstein, La France de l’expansion. Tome 1: La république gaullienne, 1958-1969, Le Seuil, , p.143.
1234Article "Centre démocrate", in. Dictionnaire historique de la vie politique française, sous la direction de Jean-François Sirinelli, 1995, PUF, Paris