Centre mondial informatique et ressource humaine
ancien institut de recherche en France
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Le Centre mondial informatique et ressource humaine (CMI ou CMIRH[a]) est un centre de recherche français, actif de à .
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Fondation
Le Centre mondial informatique et ressource humaine a été fondé par Jean-Jacques Servan-Schreiber (JJSS) et initialement dirigé par Nicholas Negroponte pendant un an. Il était situé au 22 de l'avenue Matignon, à Paris dans le 8e arrondissement.
Il est créé en comme une association loi de , avant de prendre le statut d'établissement public à caractère industriel et commercial (ÉPIC) par décret du [b],[2].
Ce centre de recherches très pointu, voulu par François Mitterrand et Gaston Defferre, avait une vitrine grand public dans le hall d'entrée. Tout le monde, et en particulier les enfants, étaient invités à venir apprendre la programmation en langage Logo.
Activités
L'objectif principal était d'introduire l'usage de l'outil informatique dans tous les domaines de la société en commençant par les enfants[3].
L'un des buts du CMI était aussi de permettre à l'Afrique de sauter l'étape de l'industrialisation et de passer directement au numérique[3]. JJSS a notamment exposé cette idée à l'ONU en en présentant ses thèses sur la Révolution informatique et la problématique du Développement[N 1]. Cette idée a été poursuivie par quelques acteurs comme Nicholas Negroponte avec One Laptop per Child[4].
Les matériels informatiques utilisés étaient d'origine autant française qu'étrangère, mais avec une collaboration particulière avec Apple[5],[6].
Beaucoup de passionnés des débuts de la micro-informatique sont passés par là. Une grande ouverture d'esprit permettait, après les horaires d'ouverture au public, pour certains de partager cette passion.[réf. nécessaire]
Richard Stallman, le créateur de la fondation pour le logiciel libre qui était à l'époque au MIT, a travaillé dans les locaux du CMI. Le CMI a recruté des chercheurs en informatique célèbres : Seymour Papert[7], Ben Shneiderman, Alan Kay, Raj Reddy, Henri Gouraud, Patrick Baudelaire notamment[N 2]. Le secrétaire général, Jacques Gualino, était lui-même informaticien[N 3].
Le CMI a financé de nombreux projets de recherche appliquée en informatique tels que le multimédia et l’intelligence artificielle ou d'utilisation de l'informatique en médecine ou en agronomie.
Fermeture
Malgré la venue à Paris de plusieurs grands chercheurs en informatique et quelques succès à l'Éducation nationale et dans l'agriculture, le Centre informatique est un gouffre financier, très critiqué pour son inefficacité par la communauté scientifique et sanctionné dans un rapport de la Cour des comptes et un décret du [c]. Il est fermé le [8] après un rapport d'audit effectué par un expert de l'industrie informatique. Il a cependant permis à quelques jeunes Français de s'intéresser à l'informatique. Libération dans un article de écrit, à propos de la fermeture du CMI : « Fort du succès de son opération « Un été pour l'avenir » (400 micros dans des lieux de vacances), de son projet VFI (formation de jeunes chômeurs par des élèves des grandes écoles sous les drapeaux) il est vrai « saboté par l'armée », JJSS s'est retiré sous sa tente. Après avoir, il faut le reconnaître, contribué à une prise de conscience de la nécessité informatique[9]. »
Président
Lorsque le Centre mondial informatique et ressource humaine était une association, ses présidents ont été :
- Jean-Jacques Servan-Schreiber
- Jean-Louis Funck-Brentano (d), à partir de [10],[11],
Après le passage au statut d'ÉPIC, le président du conseil d'administration du Centre mondial informatique et ressource humaine est nommé par décret en conseil des ministres[d] :