L'institut d'éducation physique par Charles Vandenhove, est une construction en béton apparent coulé sur place et de blocs de béton. Les toits en pente sont couverts de plaques ondulées en amiante grise, soutenues par une charpente de fermes en bois assemblées, libérant ainsi de vastes espaces pour les activités sportives. Les toits plats sont revêtus de gazon, abritant les espaces plus petits pour diverses utilisations et la circulation entre les cinq salles de sport.
Chaque salle de sport est conçue pour avoir deux façades dégagées de structures, favorisant l'entrée de lumière naturelle, de plus, une ouverture zénithale se trouve toujours du côté nord, sauf pour la piscine où elle est orientée vers le sud. Alors que les deux autres façades sont des pignons en béton qui malgré leur taille imposante laissent passer un soupçon de lumière latéralement grâce à deux ouvertures. Les locaux reliant les salles de sport présentent des façades en blocs de béton avec de nombreuses ouvertures surmontées de gargouilles pour l'évacuation de l'eau. Depuis les salles de sport, l'évacuation des eaux pluviales se fait directement dans des bacs à gravier depuis le toit, sans nécessiter de gouttières.
En ce qui concerne la lecture du plan, les cinq salles de sport sont clairement distinguées par leur taille et leur forme, tandis que les espaces de bureau et de circulation entre elles sont organisés de manière labyrinthique en raison du terrain vallonné, avec de nombreux changements de niveaux.
L’extension de l’institut d’éducation physique proposée par Bruno Albert est une construction suivant une trame structurelle carrée de 3,2 m de côté, le tout reposant sur des pilastres en blocs de béton. Cette structure ordonne le plan et intègre un couloir de circulation dans son rythme. L'objectif est d'harmoniser le nouveau bâtiment avec l’existant, en s'adaptant au relief du site et en conservant les matériaux utilisés par Charles Vandenhove tels que les blocs de béton apparents, les pierres calcaires et les menuiseries en afzelia naturel, bien que leur apparence change. D’autres éléments évoluent simultanément, les gargouilles disparaissent tout comme le béton brut de décoffrage de Charles Vandenhove qui est remplacé par du béton préfabriqué et des prédalles dans la construction de Bruno Albert[2].
La construction du hall de sport et de l'hébergement du Blanc Gravier réalisée par Bruno Albert affirme un dialogue architectural cohérent avec le bâtiment de Charles Vandenhove. On retrouve un plan simple et symétrique exécuté grâce à un système de préfabrication et de standardisation mettant en avant la force de la répétition marquée par la colonnade créant trois cours intérieures de taille décroissante dont la disposition rappelle la structure d’un temple de l’Égypte antique[7],[3]. Le hall de sport suit la même logique constructive pour les commodités, cependant la salle omnisports est revêtue d'une toiture supportée par une structure en acier[9].