Cercle Louis XVI
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Association déclarée
| Fondation |
(Chambre littéraire de la ville de Nantes » est fondée) |
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| Type | |
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| Forme juridique |
Association loi de 1901 Association déclarée |
| Domaine d'activité |
Littérature, Arts, Bridge, Conférences, Concerts, Cinéma, Billard, Randonnées, Rallye auto, Location de salons pour les entreprises et les particulier. |
| Siège | |
| Pays | |
| Langue |
| Fondateurs |
Hilarion-François de Becdelièvre (d), Emmanuel Armand de Vignerot du Plessis |
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| Président |
Bruno Guillon-Verne |
| Site web |
| RNA | |
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| SIREN | |
| OpenCorporates |
Le Cercle Louis XVI est une société littéraire et artistique nantaise. Fondé en 1760, il serait le plus ancien de France voire d'Europe. Il doit son nom à son emplacement connu sous le nom de place Louis XVI devenu place du Maréchal Foch[réf. nécessaire].
Origines et contexte de création
Le Cercle Louis XVI a donc 260 ans d’existence quasi ininterrompue. Il n’a en effet été fermé que pendant deux très courtes périodes, lors de la révolution française de 1789 et au cours de la guerre 39-45. Cette longévité exceptionnelle lui donne le privilège d’être l’un des Cercles les plus anciens de France.
Au milieu du XVIIIᵉ siècle, la France est en pleine effervescence intellectuelle. Denis Diderot vient d’achever, en 1751, la publication de son Encyclopédie, œuvre monumentale qui entraîne dans son sillage toute une génération passionnée par les Arts et les Lettres. Ce vaste mouvement des Lumières touche l’ensemble du royaume et trouve un écho particulier dans la haute société nantaise, alors reconnue pour son goût affirmé de la lecture et de la culture.
À cette époque, Nantes est l’un des ports les plus prospères d’Europe, occupant le premier rang des ports français et jouissant d’un rayonnement économique et intellectuel considérable. Dans ce contexte florissant, plusieurs notables de la ville décident de fonder une association littéraire exclusivement masculine, destinée à favoriser les échanges d’idées et le raffinement des esprits. Cette nouvelle institution prend le nom de « Chambre Littéraire de la Ville », ancêtre de l’actuel Cercle Louis XVI.
Afin de donner à cette initiative tout le prestige nécessaire, les fondateurs sollicitent le patronage de figures éminentes du royaume. Le duc d’Aiguillon, gouverneur de Bretagne et lieutenant général des armées du Roi — fonction équivalente à celle d’un préfet de région — accepte d’en devenir le protecteur. Le marquis de Becdelievre, premier président de la Cour des Comptes, en assume la présidence.
Selon le style élégant et mesuré attribué à Xavier du Boisrouvray, chroniqueur des mœurs nantaises de l’époque, on rapporte qu’une apostrophe imaginaire aurait pu être adressée par le marquis de Becdelievre au duc d’Aiguillon lors de la fondation de la Chambre :
« Vous avez eu la bonté, Mon Seigneur, de présenter à sa Majesté le Roi, notre demande d’autorisation et nous avons la grande joie d’apprendre par vos soins, qu’elle vient de nous être accordée…. Vous le savez bien, Mon Seigneur, les membres de notre tout nouveau Cercle de la ville de NANTES sont personnes d’âge mûr, pleines d’expérience et de jugement, dévouées au Roi : gens de sa Chambre des Comptes, membres vénérables du Chapitre de la Cathédrale de NANTES, gentilshommes, de sa fidèle province de BRETAGNE, Officiers de ses Troupes, négociants de sa bonne ville de NANTES, si attachés à la prospérité du Royaume par le Commerce Maritime… Tous se réunissent au premier étage d’un immeuble, sis Place du Pilori, discrètement, sans troubler l’ordre public, sans s’adonner à aucun jeu de cartes ou autre, dans le plus grand silence, sans commentaire aucun, uniquement pour lire les Gazettes au coin du feu… Vous savez tout cela, Monseigneur, mais notre reconnaissance envers vous est infinie, pour l’avoir mis sous les yeux du Roi et avoir plaidé notre cause. Aussi ce nouveau Cercle, s’honorera-t-il d’inscrire votre nom comme le premier de nos bienfaiteurs pour qu’un jour lointain, nos héritiers s’en souviennent encore. »
La donation effectuée par le chanoine Pierre-François Galbaud du Fort, figure éminente de la société nantaise du XVIIIᵉ siècle, peut également être soulignée. En 1770, celui-ci légua à la Chambre Littéraire de la Ville de Nantes l’intégralité de sa bibliothèque personnelle. Ce fonds, d’une qualité exceptionnelle, témoigne de l’érudition et du goût éclairé de son propriétaire. Constitué d’ouvrages rares et variés, il forma l’un des premiers noyaux du patrimoine littéraire nantais.
Au fil des décennies, cette collection s’est enrichie progressivement, bénéficiant des acquisitions, dons et dépôts successifs. Malgré les aléas de l’histoire et les atteintes du temps, une part importante de cet ensemble a pu être préservée. Aujourd’hui, plusieurs volumes issus de cette donation sont exposés dans les vitrines du salon, offrant aux visiteurs un aperçu de ce que fut l’humanisme savant et la culture livresque du siècle des Lumières à Nantes.
Période contemporaine
Aujourd'hui le Cercle Louis XVI est un espace de convivialité où les générations se rencontrent et se rassemblent dans un esprit d’échange et de partage. Entre activités culturelles enrichissantes et moments festifs ponctuels, il offre aux jeunes l’opportunité de rejoindre leurs aînés pour perpétuer une tradition d’amitié et de transmission.
Bibliothèque
La bibliothèque du cercle, référencée par la Bibliothèque nationale de France, recèle des ouvrages rares, notamment des ouvrages historiques sur la Vendée, la Bretagne et la noblesse locale[1]. L'inventaire recense plus de 2 000 ouvrages[2].
