Ceux qui partent d'Omelas

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Titre d'origine
The Ones Who Walk Away from Omelas
Parution
New Dimensions 3
Ceux qui partent d'Omelas
Publication
Auteur Ursula K. Le Guin
Titre d'origine
The Ones Who Walk Away from Omelas
Langue Anglais américain
Parution
New Dimensions 3
Traduction française
Traduction Henry-Luc Planchat
Parution
française

La Frontière avenir
Intrigue
Genre Science-fiction

Ceux qui partent d'Omelas (titre original : The Ones Who Walk Away from Omelas) est une nouvelle philosophique publiée en 1973 et écrite par l'autrice de science-fiction américaine Ursula K. Le Guin. Le narrateur dépeint, par des descriptions vagues mais vivantes, un festival d'été dans la ville utopique d'Omelas, dont la prospérité dépend de la misère perpétuelle d'un seul enfant[1]. Ceux qui partent d'Omelas est nommé pour le prix Locus de la meilleure nouvelle en 1974[2] et remporte le prix Hugo de la meilleure nouvelle courte en 1974 [3]. La nouvelle est traduite en français et publiée par les éditions Seghers en 1975 dans l'anthologie La Frontière avenir.

Omelas est une ville utopique dont le seul repère temporel est le premier jour de l'été. À Omelas, le solstice d'été est célébré par une fête glorieuse et une course mettant en scène des jeunes à cheval. L'atmosphère vibrante du festival, cependant, semble être une caractéristique quotidienne de la communauté heureuse, dont les citoyens, bien que limités dans leur technologie de pointe et leurs ressources communautaires (plutôt que privées), sont toujours intelligents, sophistiqués et cultivés (il ne s'agit pas de gens simples). Omelas n'a ni roi, ni soldats, ni prêtres, ni esclaves. L'économie, la politique et les aspects sociaux précis ne sont pas mentionnés, le narrateur étant incertain des détails.

Bien qu'Omelas semble une ville de conte de fées, agréable, le narrateur dévoile son unique atrocité : le bonheur de cette ville dépend de la misère et des malheurs perpétuels d'un seul enfant.

Les citoyens, une fois assez âgés pour connaître la réalité, l'acceptent (bien qu'initialement choqués) pour assurer le bonheur de la ville. Cependant, certains citoyens, jeunes et vieux, quittent la ville après avoir vu l'enfant. Chacun est seul, et personne ne sait où il va, mais personne ne revient. Cette nouvelle se termine par : Mais ils semblent savoir où ils vont, ceux qui s'éloignent d'Omelas.

Inspiration et thèmes

Ursula K Le Guin déclare que la prononciation est « ômèlasse »[4]. Le Guin a trouvé le nom de la ville en voyant un panneau routier pour Salem, Oregon, dans un rétroviseur de voiture. « [… Les gens me demandent] 'D'où vous viennent vos idées, Madame Le Guin ?' D'oublier Dostoïevski et de lire les panneaux routiers à l'envers, naturellement. Où d'autre ? »

« L'idée centrale de ce psychomythe, le bouc émissaire », écrit Le Guin, « se retrouve dans les Frères Karamazov de Dostoïevski, et plusieurs personnes m'ont demandé, assez méfiantes, pourquoi j'en attribuais le crédit à William James. Le fait est que je n'ai pas pu relire Dostoïevski, bien que je l'aime, depuis l'âge de vingt-cinq ans, et j'avais simplement oublié qu'il en avait utilisé l'idée. Mais quand je l'ai rencontré dans « Le philosophe moral et la vie morale » de James, c'était avec un choc de reconnaissance ».

Publication et héritage

Références

Annexes

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