Le château de Gauernitz (allemand: Schloss Gauernitz ) est un château situé dans la commune de Klipphausen sur l'Elbe, dans l’arrondissement de Meißen, dans le Land allemand de la Saxe.
Le château ancestral de la famille Ziegler 1300-1595
Au 14ème siècle, le château s'appelait «Jauernytz», la famille Ziegler était alors seigneur du château de Gauernitz[1].
En 1360, le château, avec le village voisin de Constappel, appartenait aux frères Nikolaus, Wigand (III) et Michael Ziegler[1].
Le château de Gauernitz est également mentionné en 1393 comme ayant un lien avec l'exploitation minière de Scharfenberg, au nord-ouest de Gauernitz. Le domaine du chevalier est alors mentionné comme appartenant à « Herren von Ziegler ».
Arrière-petit-fils de Michael Ziegler, célèbre réformateur, théologien et ami proche de Martin Luther, Bernhard Ziegler est né le au château de Gauernitz [1],[2].
En 1530, Balthasar Ziegler († 1559) construisit le château actuel sur les restes d’anciens bâtiments. Il fit ainsi bâtir une maison à deux étages en forme de tour avec un toit à deux versants, baptisée « Hohes Haus » (Haute Maison). Il s'agissait d'une tour résidentielle, un type particulier de bâtiment en pierre construit à des fins résidentielles, mais aussi défensives.
À la fin du XVIe siècle, la famille Ziegler connut de grandes difficultés financières[1], cela contribua également à l'immigration d'une branche de la famille dans le royaume de Danemark-Norvège en tant que mercenaires dans les années 1640[3].
En 1595, Franz Ziegler, fils de Balthasar, fut contraint, pour des raisons financières, de vendre son héritage de Gauernitz à Caspar von Pflugk[1].
Jardins du palais, parc et domaine princier 1707-1945
À partir de 1707, le château appartint à la famille von Zinzendorf et Pottendorf. En 1717, un jardin abritant plus de 260 variétés de fruits fut aménagé. Vers 1800, le comte Friedrich August von Zinzendorf, alors ministre de la Guerre de Saxe, fit aménager un parc paysager romantique sur l'île fluviale de Gauernitz, adjacente au château.
Du centre de l'île, sept allées partaient en étoile, offrant une belle vue sur six châteaux et églises des environs : les châteaux de Gauernitz, de Scharfenberg, de Brockwitz, de Weinböhla, de Coswig et de Wackerbarth. Au centre de l'étoile se dressait une colonne de pierre ornée d'un motif de serpent et entourée de fleurs.
En 1819, le château devint la propriété de la Maison princière de Schönburg-Waldenburg[1]. Ils utilisèrent le château comme résidence d'été et le reconstruisirent à Gauernitz en 1850, avec d'autres modifications apportées plus tard dans la période 1862 à 1870 sous la direction des deux architectes Bernhard Schreiber et Ernst Giese dans le style néo-Renaissance allemand.
Après la mort du prince Othon-Victor Ier von Schönburg-Waldenburg, la propriété passa à son plus jeune fils Carl Ernst von Schönburg-Waldenburg (1836–1915), qui fit de Gauernitz sa résidence principale.
Le fils unique de Carl Ernst, Frédéric, y vécut avec son épouse la princesse Alice de Bourbon, fille de Charles de Bourbon, prétendant aux trônes de France et d’Espagne. Le couple eu un fils, Charles Léopold, avant de divorcer en 1903[4].
Exproprié par le régime de la RDA en 1945
En 1945, le petit-fils de Carl Ernst Prinz von Schönburg-Waldenburg, Charles Léopold (1902-1992), fit exproprier la propriété par le régime de la RDA. Le château servit alors de bureaux municipaux, de jardin d'enfants et d'habitation. Il resta également inutilisé pendant quelque temps. La chapelle fut démolie, et seule une petite partie de l'ancien parc du château subsiste.
Galerie
"Hohes Haus" construite par Balthasar Ziegler († 1559) en 1530.
Le château de Gauernitz vu depuis la cour.
Le château de Gauernitz vu du côté nord.
L'île fluviale de Gauernitz où un parc paysager a été créé en 1800.
12345678Pönicke (Hrsg.), Gustav Adolf, Album der Rittergüter und Schlösser im Königreiche Sachsen. Band 2, Leipzig, Expedition des Albums Sächsischer Rittergüter und Schlösser, p.14–15
↑Bergmann, Jan, Laterensis – Ein Kurzporträt des Hebraisten, Theologen und fast vergessenen Reformators Bernhard Ziegler (1496–1552), Archiv für Familiengeschichtsforschung
↑Hirsch, J.C.W. og Hirsch, K., Fortegnelse over danske og norske officerer m. fl. fra 1648 til 1814, København, Det Kongelige Biblioteks håndskriftafd. (lire en ligne), p.34-94, Zi