Alice de Bourbon (1876-1975)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nom de naissance María Alicia Ildefonsa Carolina Blanca Elvira Beatriz Petra Pauline de Borbón y Borbón-Parma
Naissance
Pau (France)
Alice de Bourbon
(es) Alicia de Borbón y Borbón Parma
Description de cette image, également commentée ci-après
Alice de Bourbon vers 1898.
Biographie
Titulature Fille de France
Infante d’Espagne
Dynastie Maison de Bourbon
Nom de naissance María Alicia Ildefonsa Carolina Blanca Elvira Beatriz Petra Pauline de Borbón y Borbón-Parma
Naissance
Pau (France)
Décès (à 98 ans)
Bargecchia (Italie)
Sépulture Chapelle de la famille Del Prete
Père Charles de Bourbon
Mère Marguerite de Parme
Conjoints Frédéric de Schönburg-Waldenburg
Lino del Prete
Enfants Carlos de Schönburg-Waldenburg
Margarita del Prete
Giorgio del Prete
Cristina del Prete
Beatriz del Prete
Luisa del Prete
Francisca del Prete
Ernestina del Prete
Francisco del Prete
Valentina del Prete
Résidence Tenuta Reale
Religion Catholicisme
Description de l'image Coat of Arms of Princess Alice de Bourbon.svg.

Marie-Alice de Bourbon, est née le à Pau en France, et morte le à Bargecchia, en Toscane.

Membre de la Maison de Bourbon, Alice de Bourbon est également princesse de Schönburg-Waldenburg par son premier mariage avec Frédéric de Schönbourg-Waldenbourg[1].

Alice et sa famille en 1886.

Alice de Bourbon est la dernière fille de Charles de Bourbon, duc de Madrid, prétendant légitimiste au trône de France sous le nom de « Charles XI » ainsi que prétendant carliste au trône d'Espagne sous le nom de « Carlos VII », et de son épouse Marguerite de Bourbon-Parme (1847-1893), infante d’Espagne et princesse de Parme.

Le , Alice épouse, dans la chapelle du Palais Loredan, à Venise, en Italie, le prince Frédéric de Schönbourg-Waldenbourg. De cette union est né un fils[1],[2],[3] :

  • Charles de Schönburg-Waldenburg (1902-1992), qui épouse, en premières noces, Ornella Ravaschieri Fieschi (1904-2004), puis Varaiterai a Neti (1915-1997). D’où cinq enfants.

Alice et son premier époux divorcent en 1903. La princesse se remarie en 1906 avec Lino del Prete. De cette union naissent neuf enfants[1],[2] :

  • Margarita del Prete (1904-?), qui épouse Michele Signorini (1887-1938), sans descendance ;
  • Giorgio del Prete (1905-1928) ;
  • Cristina del Prete (1907-1982), qui épouse Alberto Picchiani (1908-1943). D’où deux enfants ;
  • Beatriz del Prete (1908-1944), qui épouse Raffaele Casertano (1915-1979). D’où quatre enfants ;
  • Luisa del Prete (1909-?) ;
  • Francisca del Prete (1911-1941), qui épouse Domenico Ravera (1907-...). D’où deux enfants ;
  • Ernestina del Prete (1915-?) ;
  • Francisco del Prete (1918-1995), qui épouse Maria Palestrino (1918-1997). D’où deux enfants ;
  • Valentina del Prete (1922-2021), qui épouse Carlo Arezzo della Targia (*1914). D’où trois enfants[4].

Biographie

Enfance et jeunesse

Alice par Nadar en 1877.

La princesse Alice de Bourbon naît le dans la ville française de Pau, près de la frontière espagnole. Déclarée le sous les noms de « Marie Alice Ildephonse Caroline Blanche Elvire Béatrice Petra Pauline de Bourbon »[5], la princesse est la quatrième et dernière fille du mariage de Charles de Bourbon, duc de Madrid, et de son épouse la princesse Marguerite de Bourbon-Parme. La princesse Alice est baptisée le à Pau par Mgr Pie, évêque de Poitiers[6]. Son parrain est son oncle paternel Alphonse-Charles de Bourbon et sa marraine est sa tante maternelle Alice de Bourbon-Parme, grande-duchesse titulaire de Toscane, qui lui donne son nom.

Alice grandit rue de la Pompe dans le XVIe arrondissement de Paris avec ses parents, son frère et ses sœurs, jusqu’en 1881[7]. La famille est forcée de quitter la France cette même année et la petite princesse suit sa mère qui s’installe dans la Tenuta Reale de Viareggio. C’est là que, de même que ses sœurs Blanche, Elvire et Béatrice, Alice est éduquée au collège Sacré-Cœur de Florence. Par la suite, Alice et Béatrice sont envoyées au couvent de la Trinité-des-Monts à Rome afin d’y poursuivre leurs études[7].

Le sa mère meurt en la Tenuta Reale de Viareggio. Après un an de deuil, le , son père se marie en deuxièmes noces avec la princesse Marie-Berthe de Rohan.

Premier mariage

Le prince et la princesse Frédéric de Schönburg-Waldenburg en février 1897.

Le , alors qu’elle participe avec son père et sa belle-mère au Te Deum de clôture du premier Congrès antimaçonnique de Trente, Alice rencontre le prince Frédéric de Schönburg-Waldenburg, lieutenant de l’armée bavaroise et chevalier de l’ordre souverain de Malte, qui peu de temps après, demande sa main. Le prince Frédéric, à la différence de ses cousins appartenant à la branche princière de Schönburg-Waldenburg, professe le catholicisme, depuis qu’il a abjuré le luthéranisme le .

Le prince Frédéric de Schönburg-Waldenburg est le fils unique du prince Charles-Ernest de Schönburg-Waldenburg (1836-1915) et de la princesse Hélène de Stolberg-Wernigerode (1840-1908). De par son père, Frédéric est le petit-fils du prince souverain Othon-Victor Ier de Schönbourg-Waldenbourg ainsi que le cousin germain de la princesse d’Albanie, née Sophie de Schönburg-Waldenburg mais également de la princesse consort de Schwarzbourg-Sondershausen, née Anna-Louise de Schönburg-Waldenbourg[8],[9].

Le , Alice s'unit avec le prince de Schönburg-Waldenburg devant sa famille et quelques partisans français et espagnols[N 1]. L’union est bénie par le cardinal Sarto, Patriarche de Venise et futur pape sous le nom de Pie X. Les témoins du marié sont l’archiduc Léopold-Salvator ainsi que le prince Fabrizio Massimo tandis que ceux d’Alice sont le prince Jacques son frère, et le prince Alphonse son oncle[3]. Des messes sont célébrées un peu partout en France pour célébrer l’union du couple[3].

Après le voyage de noces, le couple s’installe dans le château de Gauernitz, dans le royaume de Saxe. La jeune princesse devient rapidement populaire à Dresde. Considérée comme « très vive et très spirituelle », elle est surnommée « Alice la bonne », notamment pour sa charité[10],[11].

Décrite par ses contemporains comme « fine et délicate avec des traits d’une très grande finesse », la princesse Alice semble également posséder une « grâce, une bonté, alliées à un talent musical exceptionnel » selon le livre Vom Fels zum Meer[11].

La princesse Alice rejoint son frère Jacques lors de la révolte des Boxers, en 1900. Elle y participe en tant que « sœur de charité de la Croix-Rouge russe », avec l’assentiment de l’impératrice[12]. Alice participe également à la guerre russo-japonaise de 1904 durant laquelle elle est infirmière[13]. C’est au cours de cette période qu’Alice se lie d’amitié avec la future tsarine des Bulgares, Éléonore Reuss de Köstritz, également infirmière[14].

Scandale et remariage

Alice vers 1910.

En , la « disparition » de la princesse et de son cocher font la une des journaux européens[15]. On suppose alors qu’Alice s’est enfuie avec son amant, pourtant, elle dément et avoue lors d’un entretien accordé au journal L’indépendance luxembourgeoise, Alice annonce que « [s]on mari [la] brutalisait et [l]’injuriait à propos de tout » était un homme violent et régulièrement à court d’argent. Elle choisit donc de s’enfuir et de demander le divorce. La princesse annonce également sa volonté de s’installer à Naples et de ne pas se remarier[16].

Alice et son époux sollicitent par la suite l'annulation du mariage, qui est accordée le par le Saint-Siège[17]. La fugue puis le divorce de la princesse font l’objet d’une couverture médiatique importante, compte tenu de la haute naissance des époux. Le divorce, ouvert à Dresde en 1903, est basé sur « coups et violences ainsi que séquestration »[18].

Enfin, le , après avoir donné naissance à deux enfants, Alice épouse, dans la chapelle de Viareggio, Lino del Prete (1877-1956). Le couple aura sept autres enfants.

Elle donne un entretien au journal Giornale d’Italia en 1911. Elle y affirme que son frère aîné Jacques « très audacieux, lors de la dernière expédition espagnole au Maroc, se mêla, sous un déguisement, aux troupes et fit de la propagande carliste. »[19].

Première guerre mondiale

La princesse Alice décide de participer à l'effort de guerre en tant qu'infirmière volontaire en 1915. Rapidement remerciée pour son engagement dans la préparation de l'hôpital de Viareggio, la princesse devient rapidement la responsable du groupe des infirmières volontaires. Elle occupe ce poste jusqu'à la fin de la guerre[20].

En 1916, Alice est accusée d’espionnage au profit de l’Autriche durant la Première Guerre mondiale. En effet, elle aurait cherché à obtenir des informations sur l’armée italienne grâce à son poste d'infirmière à l’hôpital de Viareggio[21].

Fin de vie et mort

Alice à côté de María Rosa Urraca Pastor à Viareggio en 1933.

Alice devient veuve en 1956. Elle reconnaît le , en tant que « dernière héritière de la branche aînée », que l’héritier légitime des prétentions carliste et légitimiste est son petit cousin le prince Alphonse de Bourbon, futur duc d’Anjou et de Cadix[22].

En 1975, Alice meurt dans l'ancienne chartreuse delle Colle, située à Bargecchia[17],[N 2]. Son corps est déplacé dans la chapelle de la famille Del Prete dans le Camposanto della Misericordia de Viareggio, où repose son deuxième mari. Alice était la dernière fille et le dernier enfant en vie du duc de Madrid, elle était âgée de 98 ans à sa mort ce qui fait d'elle la 11e personne appartenant à une famille royale à avoir vécu le plus longtemps[23].

Titulature et honneurs

Liens externes

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI