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Château de Montaupin

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Début constructionXVIIIe siècle
Région historiqueMaine (province)
Château de Montaupin
Image illustrative de l’article Château de Montaupin
Le château de Montaupin
Début construction XVIIIe siècle
Coordonnées 47° 48′ 23″ nord, 0° 06′ 29″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Maine (province)
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Commune Oizé
Géolocalisation sur la carte : Sarthe
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Château de Montaupin
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Montaupin

Le château de Montaupin est un château du XVIIIe siècle situé au sud du village d’Oizé, dans la région historique du Maine (actuel département de la Sarthe) à une trentaine de kilomètres au sud du Mans, en France.

Le château a été reconstitué à la fin du XVIIIe siècle à l'emplacement d'un ancien château féodal datant des XIe et XIIe siècles. La partie la plus ancienne encore visible aujourd'hui est une tourelle du XVe siècle. Le reste de l'édifice se compose de constructions réalisées aux XVIIIe et XIXe siècles.

Seuls quelques éléments de la construction d'origine ont résisté au temps : la tourelle, les deux caves et la crypte de l'ancienne chapelle Sainte-Marie-Madeleine, tous datés du XVe siècle, subsistent encore. Une tourelle jumelle est détruite au début du XXe siècle et l'édifice a depuis subi plusieurs altérations et modifications architecturales.

Le domaine est aujourd'hui inscrit sur la liste des patrimoines bâtis à protéger, au titre de l'article L.151-19 du code de l'urbanisme.

Le château de Montaupin-la-Cour au Moyen Âge (479-1492)

Il y a eu deux châteaux de Montaupin : celui de Montaupin-Jacquette et Montaupin-la-Cour, l’actuelle propriété[1]. Tous les deux se situent au sud du bourg d'Oizé, une possession seigneuriale[2]. Jean et Girard de Montaupin sont mentionnés dans le Cartulaire de Château-du-Loir comme vassaux, vers 1239, de la châtellenie d’Oizé.

Le château de Montaupin a été construit au XIIe siècle par la famille De Montaupin, dans le but de défendre la région contre les invasions. Au fil des siècles, il a été agrandi et restauré, notamment au XVe siècle, lorsqu’il a été transformé en résidence noble. Il a joué un rôle stratégique lors des guerres médiévales, et la légende raconte qu’un chevalier De Montaupin aurait protégé le village d’une attaque ennemie.

Le château de Montaupin est mentionné dans les sources comme une possession seigneuriale vers 1342. Le , Guillaume Chastain possède le fief de Montaupin-Jacquette et en fait aveu à Guyon du Bouchet, seigneur du Bouchet aux Corneilles.

Montaupin-la-Cour, tenu par la châtellenie de Foulletourte à titre de foi et hommage simple, appartenait dès le XIVe siècle aux du Bouchet, seigneur du Bouchet-aux-Corneilles. Ce dernier était une ancienne forteresse datant des XIe et XIIe siècles, aujourd'hui détruite, située à Oizé, à la limite de Requeil. Au début du XVe siècle, la région est tourmentée par la guerre de Cent Ans. Le château du Bouchet-aux-Corneilles tombe aux mains des Anglais en 1425, sous Henri VI, avant d’être repris.

La famille du Bouschet

On peut ainsi déduire que les « du Bouschet » appartenaient à l’une des branches de la famille Du Bouchet De Sourches. Ces derniers étaient d’importants seigneurs et propriétaires terriens de la zone. Simon du Bouchet semble avoir hérité du château ou des terres de Montaupin avant de s'y établir en tant que premier seigneur[3].

Arbre généalogique de la famille Du Bouschet de Montaupin ; crédits aux créatrices de cette page

En 1407, Simon du Bouchet, chambellan (noble de la cour responsable du service de la chambre du souverain) du roi Charles VII, devient le premier seigneur du château de Montaupin. Son fils, Geoffroy du Bouschet, écuyer (noble qui accompagnait un chevalier et portait son écusson) du seigneur du Bouchet, est peu connu. En 1457, il fait don d'une rente de 2 sols 6 deniers tournois à l’église de Requeil. Il épouse Ysabeau de Thévalles et eut cinq enfants :

Ysabeau de Thévalles donne naissance à cinq enfants. Le premier, Jean du Bouchet (1340-1404), écuyer, est devenu seigneur du Bouchet. Il épouse Jeanne de Buffe en 1365 et hérite des seigneuries de Montaupin-la-Cour, de Buffe et des Mortiers. Par la suite, il échange Montaupin-la-Cour, ainsi que ses bois et vignes, contre la « Dreuserie », un domaine situé non loin de Montaupin, avant de mourir en 1475. Son frère Briand du Bouchet meurt avant le . Leur sœur Guyonne du Bouchet, veuve de Bremond des Bordes, écuyer, était encore en vie en 1484. Aliette du Bouchet, s’unie par contrat le à Jacques de La Chevrière, écuyer et seigneur de la Roche de Vaux. Elle meurt en 1484. Enfin, leur sœur Marguerite du Bouchet, née en 1480 et morte en 1486.

Guyonne du Bouchet est la seule héritière. Elle dénonce les tractations concernant les terres du Bouchet et engage un procès après la mort de son frère Jean. Elle gagne à la Cour du Mans, rembourse 610 écus aux acheteurs et rentre en possession des biens aliénés par ce dernier. Elle vend la propriété le pour la modique somme de 2211 livres à son beau-frère Jacques de La Chevrière, écuyer, seigneur de la Roche de Vaux, situé à Requeil, et marié à sa sœur Aliette.

Le château de Montaupin aux Modèle:Sé- ; crédits aux créatrices de cette page

La famille d'Aubigné

Jacques et Aliette de La Chevrière ont eu une fille, Perrine de La Chevrière, la « Dame de Montaupin ». Lors de son mariage, le , elle apporte en dot la propriété à Jacques d’Aubigné, quatrième fils de Jean II d’Aubigné, seigneur de la Perrière, et d’Yolande du Cloître. Jacques d’Aubigné en fait aveu au seigneur de Foulletourte. Avec Aliette, ils ont trois enfants : Jean III, Marie et René, ainsi que deux enfants « naturels », Guyon et Catherine[4],[5],[6],[7].

Il semble que la ferme actuelle de Montaupin-Jacquette ait été le manoir originel, et que Jacques d’Aubigné ait transféré cette seigneurie à Montaupin-la-Cour. Des travaux ont probablement été réalisés dans le cadre de ce changement, notamment la construction de la tourelle, dernier vestige visible de l'époque féodale, qui date de cette période[8].

Ce n'est qu'après la mort de Jacques d'Aubigné en 1531 que ses fils prennent le titre de seigneurs d'Aubigné et de Montaupin[9].

Le château de Montaupin à la Renaissance (1450-1600)

La famille d'Aubigné

Arbre généalogique de la famille D'Aubigné de Montaupin ; crédits aux créatrices de cette page

Le fils de Jacques d’Aubigné, René d’Aubigné, chevalier, seigneur de Montaupin, épouse Jeanne de Cochefillet de Vauvineux sans avoir de descendance. Il en va de même pour sa sœur Marie d’Aubigné, mariée à Hélie du Doët[10].

Jean III d’Aubigné de Montaupin, premier héritier et seigneur de Montaupin, se maria avec Olive Bousseron avec laquelle il a trois filles : Guyone, Jacqueline et Françoise.

Les deux premières filles meurent sans alliance, tandis que Françoise d'Aubigné devient la Dame de Montaupin en épousant Jean de La Carrière Le Roy en 1565. Ce dernier fait aveu de vassalité à André de Beauvau, seigneur de Foulletourte, le .

La famille Le Roy

De son mariage avec Jean de La Carrière Le Roy, Françoise d’Aubigné a quatre enfants. Pierre, écuyer et sieur de Montaupin et de la Carrière, Jean, écuyer et sieur de la Carrière, de la Houssaye, de Monfoulon et des Rochettes, qui épouse en 1605 Esther Gaultier, fille de François Gaultier, écuyer et sieur d’Aubigné. Jean fait hommage à son frère aîné pour le lieu de la Foucherie, où il résidait le , puis habitera successivement la Marionnière, près du bourg de Saint-Sauveur-de-Flée, de 1610 à 1614, et les Rochettes, paroisse d’Aviré, de 1621 à 1633. Tuteur et garde noble de ses enfants de 1617 à 1630, il devient également tuteur de son neveu Pierre en 1633. Renée, autre fille du couple, se marie en 1611 à François de Hodon, écuyer et sieur des Buchetières. Enfin, Julien Le Roy, sieur de la Foucherie, épouse Suzanne de Guerguebec et meurt à Oizé le . Sa veuve, quant à elle, est « garde noble de son fils » Charles Le Roy, écuyer et seigneur d’Assé, en 1611[11].

C’est Pierre Le Roy qui prend la suite de son père à la tête de la seigneurie de Montaupin. Le , Pierre Ier Le Roy avoue Montaupin avant de se marier le à Barbe de Mondragon. Il meurt en 1618.

Le château de Montaupin au XVIIe siècle

La famille Le Roy

Arbre généalogique de la famille Le Roy ; crédits aux créatrices de cette page

Pierre Le Roy de Montaupin et Barbe de Mondragon ont trois enfants : Pierre II, qui meurt sans postérité entre 1633 et 1644, Louis René et Charles Le Roy.

Sa femme Barbe de Mondragon, dame du Bignon et du Verger, déjà veuve en 1618, convole en secondes noces avec Cyprien Le Vayer, écuyer, sieur de Bourgjolly.

Louis René Ier Le Roy, écuyer, seigneur de Montaupin, hérite de ce fief et prend pour femme Marie de Bellanger. Ils ont plusieurs enfants pour lesquels leur tuteur fait foi et hommage le .

Louise Le Roy épouse Robert Bellivier en 1672 avant de mourir en 1696. Son frère, René Jean Le Roy, écuyer et seigneur de Montaupin, épouse le Louise de Broc, dans l’église de Broc. Elle était la fille de Jacques de Broc, chevalier, baron de Saint-Mars-la-Pile, seigneur de Broc, et de Marguerite de Bourdeille.

René Jean Le Roy reçoit le , au nom de sa femme, « des enfants de défunt Armand de Broc, Sceau de René Le Roy et de Louise de Broc, seigneur d’Echemiré, en attendant le règlement définitif de la succession de Sébastien de Broc, seigneur de Foulletourte et des Perrais, « la maison », domaine et appartenances et dépendances de Beaumont, à Oizé, et le moulin de Mocque Souris », échus audit Armand de Broc dans un partage précédent. Il était lieutenant au régiment Lyonnais en 1689.

Le château de Montaupin au XVIIIe siècle

La famille Le Roy

Arbre généalogique de la famille Le Roy ; crédits aux créatrices de cette page

Louise de Broc meurt le et est inhumée dans l’église d’Oizé le de la même année. Son mari meurt le .

Sept enfants naissentt de leur union. Louise meurent en 1738 sans alliance ni postérité. Renée, née le , se marie le à Magdelon Thimoléon de Savonnières, chevalier et seigneur d’Entre-Deux-Bois et de Courdenet à Vaas, fils de Jean-Guillaume de Savonnières et de Marie de La Haye. Marie meurt en 1782 sans postérité, et Catherine-Ambroise, meurt en 1715, sans alliance ni héritier. René-Pierre, ainsi que Louis-Auguste, baptisé le , héritent de la seigneurie de Montaupin. Louis-Auguste épouse en premières noces Marie-Madeleine Aubert de Boisguiet en 1731, puis Marie-Thérèse de Moloré en secondes noces en 1752. Trois seulement ont survécu à leur père : Renée, Louise et Louis, chevalier, seigneur de Montaupin et de Beaumont.

En 1731, Louis Auguste Le Roy de Montaupin s’unit à Marie-Madeleine Aubert de Boisguiet (fille de René Aubert, sieur de Boisguiet, avocat au Parlement, seigneur d’Yvré-le-Pôlin, et de Marie Le Peletier de Feumusson), et suit la carrière des armes. Entre 1725 et 1732, il est commandant d’artillerie à La Rochelle, chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis, et lieutenant commandant de la même arme au département de Valenciennes.

De Marie-Madeleine Aubert de Boisguiet, il a deux enfants : Louise-Armande, baptisée à Oizé le , qui hérite de Montaupin par l’ordre de succession. Elle se marie une première fois le avec le comte Pierre-Étienne de L'Hermitte, seigneur du Mesnil-Guyon, La Mazure, La Cheverie, Champhays, chevalier de Saint-Louis et capitaine au régiment de La Fère. Elle se remariera ensuite, aux alentours de 1800, avec Henri-François Le Moine. Leur fille, Augustine-Louise-Madeleine, naît au Mans à la paroisse de Saint-Nicolas, le . Elle épouse Jean-François-Marie d’Alexandre le , officier au régiment de Chartres-Infanterie, fils d’Antoine d’Alexandre, chevalier, et d’Amable Philibé). Un accident la rend veuve le .

Le , Louis-Auguste Le Roy, chevalier de Saint-Louis, seigneur de Montaupin, Beaumont, la Place, Yvré-le-Pôlin, commissaire extraordinaire d’artillerie au Port-Louis, s’unit, en deuxième noces et à l’âge de 27 ans et demi, à Marie-Thérèse de Moloré, fille de Gabriel-René de Moloré, seigneur de Villaines, président de l’élection du Mans, et d’Anne-Renée de Belleriant, dans l’église de Savigné-l’Evêque.

Sceau des seigneurs de Montaupin, du XVIIIe siècle

Il perd sa première épouse de bonne heure et, ayant également perdu Anne-Louise-Thérèse Le Roy, unique enfant issue de sa relation avec Marie-Thérèse de Moloré, née au Mans le , il se remarie le . À ce moment-là, il est chef de brigade du corps d'artillerie au régiment de Strasbourg. Il épouse la marquise Louise-Marguerite de Montesson, veuve de Jean-Armand, chevalier, marquis de Raffetanges. Elle est la fille de Louis-Pierre Joseph de Montesson, chevalier et seigneur de Douillet, et de Marguerite-Renée Le Silleur.

Sa femme meurt le tandis qu'il meurt le .

Le , Louise-Armande Le Roy de Montaupin et son époux Pierre-Étienne de L'Hermitte obtiennent, par acte notarial de succession, les deux tiers de l'héritage. Cet acte est rédigé devant René-Julien Le Blaye et Julien Dioré, notaires à Oizé et à Sougé-le-Ganelon. Ils reçoivent pour leur part le lieu et domaine de Montaupin, les bordages de la Teisserie, de Verreille, et de la Place. Ils héritent également des métairies Grassin, de la Roche et de Beaumont, des closeries de la Clérissière et de la Foucherie, ainsi que des moulins de Mocque-Souris et de Boisard. Ils reçoivent enfin entre quatre-vingts et cent journaux de sapinières ou bois taillis à la Verrie, ainsi qu’un pécule financier sous forme de rentes.

Augustine-Louise-Madeleine Le Roy et son époux Jean-François-Marie d’Alexandre ont droit à l’autre tiers, c’est-à-dire les métairies de la Bussonnière et de la Petite-Chapelle, à Sougé-le-Ganelon, deux maisons rue du Puits-de Quatre-Roues, au Mans et un pécule financier.

La Révolution française de 1789 voit des affrontements armés se propager hors des murs de Paris et atteindre les diverses régions françaises. Une partie du château est brûlée et une autre détruite.

Le mari de Louise-Armande Le Roy de L’hermitte, alors dame de Montaupin, est un commandant en second au sein de l’artillerie de l’armée des côtes de Cherbourg sous Wimpffen et devient un des principaux chefs de la chouannerie dans la Sarthe. Il est tué à Saint-Denis-d’Orques, après la pacification, en , lors d'une rencontre avec les Bleus, troupes républicaines qui s’opposent aux Blancs, troupes royalistes, lors de la guerre civile de la Chouannerie de 1792 à 1800[4],[12],[13].

Le château de Montaupin au XIXe siècle

La famille Le Roy,(suite)

Arbre généalogique de la famille Le Roy ; crédits aux créatrices de cette page

On peut alors supposer que c’est ce conflit qui voit la destruction d’une partie du château, puis sa reconstruction plus tard par la famille de La Porte de la Thébaudière de Sainte-Gemme.

Le , Louise Armande Le Roy de Montaupin épouse en secondes noces Henri François Le Moine qui meurt en 1826.

La trace du château se perd alors, et il ne réapparaît qu’en 1827, lors de sa vente par les héritiers de Louis-François d’Arlanges et de son épouse, Louise-Agathe d’Orlvaux, au maire d’Oizé, le comte Ambroise de La Porte de la Thébaudière de Sainte-Gemme.

Le lien entre les Le Roy de Montaupin et Louise-Agathe d’Orlvaux reste méconnu. Il est probable qu’elle ait été l’héritière en ligne de succession la plus proche, ce qui lui aurait permis de récupérer la propriété après les confiscations de biens nobiliaires et les affrontements de la Révolution française. Il est également possible que son nom prestigieux ait joué un rôle dans l’attribution de ce château voisin de ses terres lors de la Restauration. Cette acquisition peut également être liée à des ventes successives au cours de la période[14].

Chronologie du château de Montaupin - XVIe et XVIIe siècles ; crédits aux créatrices de cette page

La famille d'Arlanges

Louise-Agathe d’Orvaulx, fille de Louis-Philippe-François, comte d’Orvaulx, apporte en dot le château de Montaupin à son époux, Louis-François d’Arlanges, lors de leur mariage célébré le . De cette union naissent cinq enfants. Leur fille aînée, Marie-Louise-Zoé d’Arlanges, née en 1800, épouse Charles-André-Auguste de la Voyrie le . Ancien officier de la marine royale, ce dernier s’illustre par ses faits d’armes et sa fidélité lors des guerres de Vendée. De leur mariage naissent deux filles. Adolphe-Louis-Gaston d’Arlanges voit le jour le , tandis qu’Eugène-Louis-Gaston d’Arlanges, né le , épouse plus tard Nathalie Morisson de la Bassetière, avec qui il a trois filles. Adèle-Charlotte-Agathe d'Arlanges, née en 1804, meurt en 1820, et Marie-Armande d’Arlanges, née le , meurt en bas âge.

À la mort de Louis-François d’Arlanges en 1827, Marie-Louise-Zoé d’Arlanges et son époux Charles-André-Auguste de la Voyrie recueillent l’héritage de leurs parents. La même année, ils vendent la propriété, comprenant le château et ses terres, au marquis de Saint-Gemme[15].

Descriptif des ventes successives ; crédits aux créatrices de cette page

La famille de La Porte de la Thébaudière de Sainte-Gemme

Armoirie la famille de la Porte de la Thébaudière

M. Ambroise de La Porte de la Thébaudière de Sainte-Gemme, est né le et est décédé le . Le comte de La Porte de la Thébaudière de Sainte-Gemme était un agriculteur de renommée et maire d’Oizé. Il réside dans le château de 1830 à 1866 et utilise les terres comme une large ferme et un espace de cultures agricoles primées.

À sa mort, en 1866, la propriété passe au comte Ambroise de La Thébaudière, son fils aîné, né le et mort le  ; ce dernier la vend par adjudication[16].

[17]

Ventes successives de la propriété

Vente de Montaupin via petites annonces[16]


La propriété disparaît alors des sources, et l’enchaînement des ventes successives reste méconnu. Le château de Montaupin passe par de nombreux changements de propriétaire sur de courtes périodes aux XIXe et XXe siècles. La guerre franco-allemande de 1870-1871, marquée par l’occupation de la Sarthe, pourrait avoir influencé cette situation.

M. Vrament, un grand voyageur et collectionneur de tableaux, acquit, en 1880, la propriété avant de la revendre en 1888. Le château et ses dépendances (58 Ha) sont revendus à M. Pierre Cureau, et les terres à Messieurs Piedor, Dupuy, Sacré, et Le Bled. En 2025, les tableaux de 1881 acquis par M. Cureau ont été restaurés et sont désormais exposés dans le salon aux boiseries.

Document issu des archives de la mairie.

La propriété change encore de mains, avant de réapparaître en 1900.

Chronologie des ventes successives du château ; crédits aux créatrices de cette page
Photo du Château de Montaupin et de la tourelle de chapelle Sainte Marie-Madeleine, carte postale avec un tampon du 5 mars 1905.
Chronologie des propriétaires successifs de Montaupin du XIXe au XXIe siècle ; crédits aux créatrices de cette page

En 1917, pendant la Première Guerre mondiale, le château de Montaupin a servi de lieu d’accueil pour des soldats, notamment américains, venus en renfort des troupes alliées. Ces militaires y ont été stationnés pendant plus de 11 mois avant d’être envoyés sur le front.

Des documents d’époque, dont plusieurs extraits de livrets du soldat, attestent de leur présence au château. Ces archives fournissent des informations précises sur les unités concernées, les dates de passage et les conditions de leur séjour.

Le château de Montaupin au XXe siècle

La famille Mary

À partir de 1915[18], le château appartient à la famille Mary. (M. Athanase-Modeste et Mme Joséphine-Augusta Mary- née Maissin).

Ils le transmettent ensuite à leurs deux filles : Geneviève Mary épouse Bataille et Louise Madeleine Mary épouse Chesnais.


Le château est vendu en 1957 à M. Ferré, marchand de biens au Mans, puis en 1959 à la famille David[19]. Pierre et Germaine David en étaient propriétaires de 1959 à 1967, avant qu'Alain David et Nicole Dubois ne leur succèdent de 1984 à 2000.

Photo de la chapelle disparue avant 1942. La crypte y demeure toujours.

Le Château de Montaupin au XXIe siècle

La famille David

La famille David[18] conserve Montaupin et son château avec madame Marie-Paule David, en qualité de propriétaire, de 2000 à 2021.

La famille Fadel

Le château de Montaupin est actuellement exploité en tant que chambres d’hôtes avec un gîte dans la tourelle extérieure de 1407, et dispose depuis 2021 de nouveaux propriétaires, la famille Fadel, qui a totalement rénové le château de Montaupin. L’association les Amis du Château de Montaupin a été créée en 2025 et œuvre pour la promotion du château à travers des activités culturelles.

Logo de l'association des Amis de Montaupin.

Étude héraldique

Le château de Montaupin, témoin de l’histoire locale et du passage de plusieurs lignées nobles, se distingue par la richesse héraldique de ses anciennes familles propriétaires. Chaque blason raconte une histoire, reflétant alliances, titres et influences à travers les siècles. Le tableau ci-dessous regroupe les blasons des différentes familles ayant possédé Montaupin, permettant ainsi d’explorer leur identité visuelle et leur place dans l’histoire héraldique régionale[19].

Famille Blason Description héraldique
Famille du Bouchet
Blason de la famille Du Bouschet
D’argent à deux fasces de sable, d'azur, semé de fleurs de lys d'argent, accompagné d'un lion, symbole de courage et de noblesse. L’écu est écartelé et fascé de six pièces.
Famille d’Aubigné
Blason de la famille D'Aubigné
De gueules, au lion d’hermines armé, lampassé et couronné d’or. L’écu est de forme française moderne.
Famille Le Roy
Blason de la famille Le Roy
L’écu est de forme des Dames, avec un fond gueules et des rebattements losangés. Il présente un griffon comme meuble.
Famille de La Porte de la Thébaudière de Sainte-Gemme
Blason de la famille de La Porte de la Thébaudière de Sainte-Gemme
Blason de la famille de La Porte de la Thébaudière de Sainte-Gemme
D'argent, à trois merlettes, rangés en orle, surmontés d'une fasce ondée, le tout de sable. L'écu est fascé et ondé.
L’Armoirie du Château de la porte centrale : un chevalier au centre entouré de deux aigles couronnés, l’un détenant dans ses pattes le globe terrestre surmonté d’une croix et l’autre d’une myrte.

Le parc de Montaupin

Notes et références

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