Château de Pomponne

château situé à Pomponne (France) From Wikipedia, the free encyclopedia

Le château de Pomponne a été bâti au XVIIe siècle sur des plans ébauchés à partir de 1666 par François Mansart et achevés par Jules Hardouin-Mansart. Il se trouve dans la commune de Pomponne, à environ 30 km à l'est de Paris. Il sert actuellement de caserne à une compagnie de CRS.

Période ou styleClassique
Début construction1666
Faits en bref Période ou style, Type ...
Château de Pomponne
Image illustrative de l’article Château de Pomponne
Le château Pomponne visible depuis la rue
Période ou style Classique
Type Château
Architecte François Mansart, Jules Hardouin-Mansart
Début construction 1666
Propriétaire initial Simon Arnauld de Pomponne
Destination initiale Habitation
Propriétaire actuel Ministère de l'Intérieur, pour la 4e compagnie de CRS
Destination actuelle caserne
Coordonnées 48° 52′ 55″ nord, 2° 40′ 52″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Commune Pomponne
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Château de Pomponne
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Château de Pomponne
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Château de Pomponne
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Histoire

Le nom de Pomponne, d'origine celtique, est difficilement explicable. Le toponyme Novion, situé sur la commune rappelle un « Noviomagos » gaulois.

Au Moyen-Age : une occupation ancienne du fait de la beauté du site

La seigneurie bien placée sur la rive droite de la Marne fut très importante. Un château y est construit, possession de la famille de Chevreuse, dès le début du XII siècle. Les bâtisseurs, Guy le Rouge et son fils Hugues ler également seigneurs de Gournay-sur-Marne, entendent ainsi barrer au roi de France, la route de la Brie et de la Champagne. Querelleur et sans scrupules, Hugues 1er ne tarde pas à entrer en conflit ouvert avec le roi Philippe 1er. La situation s'aggrave en 1108, lorsque Louis VI monte sur le trône, car le nouveau souverain entend faire cesser cette révolte. Il assiège le château de Gournay, s'en empare et le rase. Quelques années plus tard, Louis VI est devant Pomponne, sauvé par la renonciation d'Hugues à tous ses biens. Entré comme religieux à Cluny en 1118, il y finit ses jours en 1147[1].

En 1130, Renaud 1er est seigneur de Pomponne. Son frère Renaud II qui lui succède, meurt en 1192. Le fils de ce dernier, Jean II épouse Marie de Garlande, fille du seigneur de Livry. Leurs enfants, Renaud III et Hugues II possèdent successivement Pomponne, jusqu'en 1235. Par la suite, en raison d'héritages répétés, le domaine est morcelé et diminué. Pierre II seigneur de Pacy, de Pomponne et d'Ostel, décède vers 1280. Son fils Philippe 1er, son petit-fils Philippe II tiennent la terre que Jean de Chatillon vend en 1378 à Guillaume de Dormans, évêque de Meaux. En 1387, celui-ci l'échange avec Jean Le Mercier qui la transmet à son gendre, François, Cassinel. L'aîné de ses fils, Guillaume, en hérite en 1415, avant de la laisser à son gendre Antoine de Bohant, en 1456. En 1474, Louis de Bohant succède à son père. A sa mort, en 1479, les deux filles, Marguerite et Jeanne, se partagent Pomponne, et le revendent, deux ans plus tard, à Bertrand de Saint-Julien[1].

Au XVIe siècle

Martin Courtin reçoit, en 1489, le domaine où il réalise de nombreuses acquisitions. Après sa mort, en 1517, ses fils Louis et Jean possèdent Pomponne. Marie, fille de Jean, épouse Pierre Grassien qui devient ainsi seigneur de Pomponne, en 1558. C'est ensuite Claude et Pierre de Hacqueville, ce dernier resté seul en 1580. Son fils Nicolas laisse la terre, en 1613, à Catherine de la Boderie, sa sœur utérine, épouse de Robert Arnauld d'Andilly (1588-1674), frère du grand Arnauld d'Andilly, et de la mère Angélique de Port-Royal. C'est lui qui, vers le milieu du XVII siècle, entreprend la construction du château actuel, avec fossés, pièces d'eau et jardins. L'ancien château se serait élevé plus près de la mairie[1].

Le château du Grand Siècle

Pomponne fut un domaine important dans l'histoire de l'art des jardins, notamment en lien avec la composition du château de Marly.

Simon Arnauld de Pomponne

Simon Arnauld Marquis de Pomponne, Robert Nanteuil

Un château existe à Pomponne au début du XVIIe siècle, sans que l'on sache de quelle époque il date. Il appartient alors au seigneur du lieu, Nicolas de Hacqueville. Or, ce dernier n'a pas d'enfant et met le lieu à disposition de sa demi-sœur et du mari de cette dernière Robert Arnauld d'Andilly. Hacqueville meurt en 1649, alors que d'Andilly s'est retiré à Port-Royal des Champs : le château appartient alors conjointement à ses deux fils Simon et Antoine. Ce dernier décidant de se retirer du monde, c'est Simon qui en est le seul seigneur en 1660 et se fait alors appeler Arnauld de Pomponne[2].

Le château est en tellement mauvais état que Pomponne doit dépenser 6.000 livres en 1660 uniquement pour le rendre logeable[2]. En raison de son implication dans les polémiques jansénistes, Robert Arnauld d'Andilly y est exilé en 1664 : il gère le domaine tandis que son fils Pomponne est ambassadeur en Suède. Il obtient alors de François Mansart des plans mais ce dernier meurt peu après, sans avoir commencé les travaux. C'est alors son neveu et successeur Jules Hardouin-Mansart qui se charge de proposer des plans définitifs et de conduire les travaux[2]. Pomponne est ministre et secrétaire d'Etat de 1672 à 1679, date de sa disgrâce. C'est sans doute durant cette période qu'il entreprend de remodeler les jardins du château de Pomponne, par souci de prestige lié à ses nouvelles fonctions.

Epoux de Catherine Ladvocat, Simon Arnauld (1618-1699) a effectué une longue carrière diplomatique et politique au service de Louis XIV. Ami du surintendant Fouquet, il partage, pour un temps sa disgrâce. Rentré dans les faveurs du roi, il devient en 1665, ambassadeur extraordinaire en Suède. En 1669, il est envoyé à la Haye, puis en 1671, retourne à Stockholm. Ministre des Affaires étrangères la même année, il conclut la paix de Nimègue en 1678, avant d'être encore disgracié sur les menées jalouses de Colbert et de Louvois. Rappelé au Conseil comme ministre d'Etat en 1691, il obtient la surintendance des Postes en 1697. Sa fille Catherine Félicité avait épousé Jean-Baptiste Colbert, marquis de Torcy (1665-1746). Aimant sa terre de Pomponne, Simon Arnauld y entreprend de grands embellissements, aux dépens des maisons du voisinage. En 1682, le roi Louis XIV érige le domaine en marquisat. C'est là que se rend bien souvent la marquise de Sévigné, dont les lettres gardent le souvenir enthousiaste des lieux. C'est également à Pomponne que décède, le le grand janséniste (Le Maistre de Sacy), traducteur de la Bible et cousin germain de Pomponne. Le marquis de Pomponne, lui, meurt à Fontainebleau, le . Seul son cœur est enterré près du maitre-autel de l'église de Pomponne. Ses Mémoires ont été publiés en 1860-1861.

En 1676, il obtient la modification du chemin de Paris à Lagny qui a pour but d’enclaver l’ancienne route dans le domaine de Pomponne, de démolir les maisons longeant le parc et de l’affranchir de toute servitude désagréable[3].

Dans une lettre du , Mme de Sévigné écrit : "Je vous écris ce soir, ma très-chère, parce que j'ai envie d'aller demain matin à Pomponne. Madame de Vins m'en priait l'autre jour si bonnement, que je m'en vais la voir, et M. de Pomponne, que l'on gouverne mieux en dînant un jour à Pomponne avec lui, qu'à Paris en un mois."[4]

Restitution des jardins à la fin XVIIe, début XVIIIe, et analyse

Restitution du plan du jardin du château de Pomponne, début XVIIIe

Les jardins du château de Pomponne étaient assez grandioses. L'attrait principal du lieu était la présence de la rivière de la Marne. Une grande terrasse du bord de l'eau permettait d'admirer la vision sur la rivière et le trafic fluvial, ainsi que sur la ville de Lagny-sur-Marne dans le fond. Surtout, le plan du jardin est similaire à celui du château de Marly, et l'échelle des jardins paraît identique. Mais à Pomponne, la présence de la Marne était un atout considérable, elle était située au sud du jardin. En comparaison, Marly n'était seulement qu'encaissé dans un vallon sinistre en plein nord.

Néanmoins, la puissance de la composition centrale était bien la signature d'un architecte, Jules Hardouin-Mansart, et non pas d'un jardinier comme André Le Nôtre. La composition du miroir d'eau, immense, écrase la vision du château par sa masse monumentale. Et l'on songe aux goûts de l'architecte qui fait rentrer dans le paysage la pelle et le marteau, tandis que le jardinier aurait composé un jardin beaucoup plus naturel ... La composition monumentale du miroir d'eau choque d'autant plus que la rivière de Marne est d'une grande liberté sur le côté sud. Il n'y a pas de jeu entre les deux, mais une opposition un peu trop artificielle. D'ailleurs, il paraît le plus probable de penser que Pomponne fut réalisé avant Marly par Jules Hardouin-Mansart, et que ce dernier a repris ce modèle de jardin pour composer la grande perspective du château personnel de Louis XIV. A moins que les deux chantiers aient été concomittant ?

On commençait la visite du jardin depuis le château par un petit parterre de broderies, d'une taille particulièrement réduite (chaque parterre mesure environ 41 m x 13 m). Puis de part et d'autre, deux bassins circulaires animaient le début du jardin. Un grand parterre de gazon prenait place jusqu'à arriver ensuite au grand miroir d'eau, le centre du jardin (d'une taille d'environ 150 m x 85 m, demi-cercle final inclus). Ce grand miroir d'eau est similaire à celui du château de Marly. Sur le côté gauche, au nord, se trouvait une grande allée ombragée pour la promenade, qui surplombait légèrement le miroir d'eau. En symétrie, de l'autre côté, vers la droite se trouvait la grande terrasse du bord de l'eau, qui n'était pas plantée d'arbres mais d'arbrisseaux, pour laisser la vue sur la rivière de la Marne. Ensuite s'organisaient le bout du jardin, qui remontait du fait de la topographie des lieux. Tout avait été nivelé de manière symétrique, pour créer deux rampes de gazon ascendantes, qui rejoignaient une grande terrasse du bout du jardin. De là en se retournant vers le château, la vue était époustouflante, et les jets d'eau du grand miroir animait l'espace. Le fond des constructions avec le château au centre n'avait pas pu être symétrisé aussi bien qu'à Vaux-le-Vicomte, Pomponne ayant dû jongler avec les bâtiments préexistants. Mais si les communs avaient été édifiés à la suite du château, de manière non pas perpendiculaire mais parallèle, la composition aurait pu rivaliser avec Vaux. Depuis ce même point de vue, on pouvait admirer la rivière de Marne au sud, qui était parallèle à l'allée du bord de l'eau. La Nature était respectée, de l'autre côté du jardin, et s'admirait dans sa noble simplicité, jusqu'au côteau d'où l'on voyait notamment le château de Torcy dans l'éloignement.

Comparaison à la même échelle des jardins de Pomponne et Marly

Mais le plus bel endroit du jardin était encore à découvrir : il s'agissait du belvédère final, situé au point le plus haut. De là se découvrait de même toute la composition avec le château, le miroir d'eau, les allées, mais aussi la rivière de Marne au sud, que l'on pouvait admirer dans sa globalité. Que ce point de vue rappelle Marly ! Mais de Marly, au bout du jardin, vers l'abreuvoir, il était impossible d'admirer en hauteur la composition. Au contraire, à Pomponne, la coline du fond du jardin permettait d'admirer en surplomb la composition monumentale, un peu comme au bout du jardin de Vaux.

Puis, en contournant la pelouse circulaire finale, on pouvait encore admirer la composition avec le château, mais alors, tout le miroir d'eau disparaissait comme par magie, et les deux grands parterres engazonnés paraissaient collés au cercle final. Enfin, en se retournant vers l'est, le visiteur pouvait encore admirer la vue sur la ville de Lagny-sur-Marne, avec son pont et toujours le jeu des bateaux sur la rivière. Cette dernière vue était toute naturelle, comme si le jardin avait disparu, et s'opposait avec la vue finale sur le château depuis la pelouse circulaire du belvédère.

Au XVIIIe siècle

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Détail du plan d'intendance, avec l'organisation du jardin de Pomponne, XVIIIe siècle

Le nouveau marquis de Pomponne, fils du précédent, Nicolas Simon Arnauld (1663-1737), n'a pas la célébrité de son père. Après une carrière militaire, il devient lieutenant-général au gouvernement de l'Ile-de-France. Sa fille, Catherine Constance Emilie, en épousant Jean Joachim Rouhault de Cayeux, marquis de Gamaches, lui transmet Pomponne. En 1759, la terre est vendue à Antoine Joseph Paul Feydeau, marquis de Brou, mort en 1763. Ses deux filles, épouses du vicomte de Tavannes et du marquis de Maupeou, héritent le domaine vendu en 1782 à François-Joseph Huvelin de Baviller, ancien aide-major au régiment des Cent-Suisses. Le château est alors en triste état. Le nouveau propriétaire commence à peine les travaux nécessaires, qu'il meurt en 1785. Une fois de plus, Pomponne est vendu, à Louis Mathieu Lebas de Courmont (1742-1794), fermier général, qui effectue les réparations indispensables, mais est guillotiné à Paris, avec vingt-sept de ses collègues[1].

Une gravure publiée par Le Rouge propose des modifications du jardin de Pomponne, non loin des bâtiments du château, dans les bosquets attenant. Cette gravure est particulièrement intéressante en ce qu'elle nous donne le plan définitif du château au XVIIIe, qui est bien différent des gravures du XVIIe. On constate que le château était plus petit que sur les gravures publiées, qui offraient un projet de château plus important, avec fossés, lesquels ne seront jamais réalisés, puisqu'on découvre sur la gravure du XVIIIe que le château est relié aux communs uniquement par un petit mur de part et d'autre, sans fossés ni douves.

Au XIXe : à la fin du siècle, création des cascades par Albert Dumez

Sa veuve garde le château jusqu'à la vente, en 1821 à un notaire, parisien Louis Dreux. C'est vers cette époque, vers 1825, que sont représentées deux gravures du château, une du côté de l'entrée, et l'autre du côté des jardins, qui donnent une vision des bâtiments, même si le coup de crayon est assez naif. Etonnement sur la gravure du côté du jardin, on ne voit pas représenté la tourelle sud ainsi que le pavillon attenant du château. Ces constructions ont-elles été omises dans le dessin ? Ou bien est-ce une reconstruction postérieure au dessin ? Questions sans réponse pour l'instant. Du moins faut-il mettre l'attention sur cette différence de représentation.

Louis Dreux, et son fils Edouard à partir de 1868 rendent le château habitable au détriment des installations anciennes. Mais, c'est au gendre d'Edouard Dreux, Albert Dumez qu'il appartient de poursuivre la restauration complète des bâtiments, et des jardins, avec une cascade copiée sur celle de Saint-Cloud. L'architecte Hottot-Saint-Ange s'aide de deux précieuses gravures qui montrent l'ensemble du domaine vers la fin du XVII siècle[1]. Mais il semble encore plus probable que le modèle de ces cascades soit à retrouver du côté du château de Marly, et de son immense rivière de marbre qui descendait tout le coteau : on peut percevoir que l'exceptionnelle cascade de Pomponne veut rivaliser avec le modèle disparu de Marly, connu par de nombreuses gravures et des dessins et plans précis. Cette comparaison avec Marly se retrouvait dans la conception même des deux jardins, qui est identique, et la présence d'un immense miroir d'eau cintré. D'où la volonté de Dumez de faire de Pomponne un nouveau Marly restitué.

Mais ce complexe est totalement artificiel, extravagant, dégoulinant de pierres, balustrades, cascades, jets et bouillons, à l'opposé du jardin initial de Pomponne au Grand Siècle, qui était plutôt un jardin naturel, sans trop de fioritures. A la fin du XIX siècle, c'est plutôt le style Rothschild qui est copié à Pomponne, ce genre de créations grandioses étant assez courant par les grandes fortunes industrielles ou financières.

Au XXe siècle : Mme Dumez, guerres et CRS

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Après la mort de son mari, en 1905, madame Dumez continue l'entreprise, et la mène à bien. Transformé en « Dépôt d'Eclopés » pendant la guerre de 1914-1918, le château de Pomponne abrite également en 1918 les entretiens entre Georges Clemenceau et les chefs militaires français et alliés. Une plaque de marbre blanc, due à la piété de madame Dumez rappelait jadis ces moments de l'histoire nationale, à la veille de la seconde bataille de la Marne : « Dans cette antique demeure, le , le général Pétain appelé plus tard au maréchalat, donna l'ordre aux troupes alliées d'arrêter la marche de l'ennemi, alors à Chateau-Thierry. Et ce fut le signal de la Victoire ». La plaque devait disparaître en 1940 lors de l'occupation du château par les troupes allemandes[1].

Madame Dumez décède en 1942. Après la Libération le château est acheté par le ministère de l'Intérieur qui y a établi, une caserne de C.R.S. et des installations du service d'Interpol. Le bâtiment qui ne se visite pas est bien défiguré à l'intérieur. Le parc, en partie détruit et à l'abandon mériterait un meilleur sort. Le château a été inscrit à l'Inventaire des Sites le . Dans le campanile de la cour d'honneur, la cloche date du XVII siècle. Un mécanisme provenant de la même horloge réparé en 1794 est conservé au musée municipal de Lagny[1].

Annexes et liens

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Sources et bibliographie

Notes

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