Robert Nanteuil
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| Conjoint |
Jeanne Regnesson (d) |
| Parentèle |
Nicolas Regnesson (beau-frère) |
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| Influencé par |
Poèmes et maximes (d) |
Robert Nanteuil, né à Reims en 1623 et mort à Paris le , est un graveur, dessinateur et pastelliste français.
Le père de Nanteuil, un marchand de laine du nom de Lancelot Nanteuil lui fit, quoique très pauvre, donner une excellente éducation au collège des Jésuites de Reims, sa ville natale et il grava lui-même l’en-tête de sa thèse en philosophie.
Malgré des commencements aussi heureux, les parents de Nanteuil firent les plus grands efforts pour l’empêcher de s’adonner aux beaux-arts : il était quelquefois obligé de monter sur un arbre, et de s’y cacher pour dessiner. Mais, à la fin, il surmonta tous les obstacles qu’on opposait à son goût naturel.
Il entra vers 1645 comme élève graveur chez Nicolas Regnesson[1], dont il devint rapidement le collaborateur et le beau-frère[1]. Installé à Paris en 1647, il y trouva de puissants protecteurs et y devint un artiste à la mode.
Naturellement éloquent et vif dans ses expressions : Nanteuil faisait des vers fort agréables, qu’il se plaisait à réciter[2].
Il réunit dans son atelier plusieurs artistes de talent, dont son beau-frère Regnesson. Nanteuil fut nommé graveur ordinaire du Roi en 1657. Sa fille épousa Michel Hardouin, architecte du roi, élève de Jules Hardouin-Mansart. Le florentin Domenico Tempesti fut son élève[3].
Il fut inhumé en l'église Saint-André-des-Arts à Paris.
Œuvre
Il fut presque exclusivement peintre de portraits. Il expérimenta dans ce domaine des techniques diverses, toujours raffinées, du dessin sur parchemin à la gravure au burin et surtout, pendant sa période tardive, au pastel[3]. Son œuvre compte plus de deux-cent-quarante portraits des membres de la cour et des grands dignitaires du royaume. Il grava onze fois le portrait de Louis XIV, deux fois celui d’Anne d’Autriche, quatorze fois celui de Mazarin, six fois celui de Colbert, dix fois celui de Louvois. On lui doit également des portraits de Christine de Suède, ainsi que ceux de quelques artistes de son époque tels que Philippe de Champaigne, Le Brun et Mignard[3].
Nanteuil assurait qu’il s’était fait des règles infaillibles pour bien saisir la ressemblance. Il disait qu’il y a de certains traits du visage qu’il faut extrêmement considérer, parce qu’ils servent de mesure à tous les autres ; et que, quand une fois on a dessiné exactement ces traits, le reste est comme immanquable. Dans le portrait en pastel que dessina Nanteuil de Madeleine de Scudéry, celle-ci ne devait peut-être pas être trop ressemblante, du moins si l’on en juge par les vers suivants, qu’elle lui adressa pour le remercier :
- Nanteuil, en faisant mon image,
- A de son art divin signalé le pouvoir :
- Je hais mes yeux dans mon miroir,
- Je les aime dans son ouvrage
- Portrait de Louis XIV (1670), pastel sur carton, 53 × 43 cm, Musée des Offices, Florence[4] ;
- Portrait de Henri II, duc de Nemours, 1651, burin, 32.6 x 25.5 cm. Nemours, Château-Musée[5]. Inv. 2017.0.68[6] ;
- Portrait de Molière, vers 1660, pastel sur papier, musée des Beaux-Arts de Chartres[7].
- Œuvres de Robert Nanteuil
- Estampe de Nicolas Fouquet réalisée en 1661 par le graveur.
- Portrait de Molière, pastel sur papier, musée des Beaux-Arts de Chartres.
