Chalette-sur-Voire
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| Chalette-sur-Voire | |
Église de l'Assomption de Chalette sur Voire. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Bar-sur-Aube |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Lacs de Champagne |
| Maire Mandat |
Jean-Philippe Residori 2020-2026 |
| Code postal | 10500 |
| Code commune | 10073 |
| Démographie | |
| Gentilé | Chalettois, Chalettoises |
| Population municipale |
134 hab. (2023 |
| Densité | 24 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 26′ 45″ nord, 4° 25′ 33″ est |
| Altitude | Min. 106 m Max. 157 m |
| Superficie | 5,64 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Troyes (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Brienne-le-Château |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Chalette-sur-Voire est une commune française située dans le département de l'Aube, en région Grand Est.
Ses habitants sont appelés les Chalettoises et les Chalettois.
Généralités
Chalette-sur-Voire est la dernière commune sur la Voire, affluent de la rive droite de l'Aube qu'elle rejoint dans la commune.
Elle est couverte par le Plan de prévention des risques naturels prévisibles d’inondations du bassin de l’Aube (PPRI Aube)[1] prescrit le .
Communes limitrophes
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aube, la Voire, la Voire, la Voire et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].
L'Aube, d'une longueur de 249 km, prend sa source dans la commune d'Auberive et se jette dans la Seine à Marcilly-sur-Seine, après avoir traversé 82 communes[3].
La Voire, d'une longueur de 56 km, prend sa source dans la commune de Dommartin-le-Franc et se jette dans l'Aube à Molins-sur-Aube, après avoir traversé 21 communes[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Lorraine, plateau de Langres, Morvan »[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 740 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mathaux à 9 km à vol d'oiseau[11], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 733,9 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Chalette-sur-Voire est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (85,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,4 %), zones urbanisées (8 %), zones agricoles hétérogènes (6,6 %), forêts (2,9 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Au IXe siècle, la commune porte le nom de Cataracta.
Du mot latin cataracta (chute d’eau).
Au Moyen Âge, en 1100, le nom évolue en Catalacta[20].
En 1839, la variante Challette est signalée[21].
La terminaison « -sur-Voire » est ajoutée par décret du pour éviter les confusions avec Châlette-sur-Loing dans le département du Loiret[22].
Histoire
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[26].
En 2023, la commune comptait 134 habitants[Note 4], en évolution de +0,75 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie

Au XIXe siècle, les registres d'état civil mentionnent que des Chalettois sont tisserands. Dans la même période, le village est connu par sa spécialité de construction des bateaux destinés à la navigation sur l'Aube[29].
Au XXe siècle, l'activité principale est la polyculture et l'élevage.
Petit à petit, les fermes se concentrent, le nombre d'exploitations diminue, l'élevage est abandonné, la culture des céréales domine. Les Chalettois doivent aller chercher du travail jusqu'à Troyes[30].
Les quelques commerces qui animent la commune jusqu'aux années 1960 (deux bars, une épicerie) ferment.
La société André Kesslick, créée en 1963, ouvre en 1973 un atelier moderne de boucherie à Chalette-sur-Voire. En 2008, la société subit les conséquences de la crise économique et est mise en redressement judiciaire. En novembre 2009, un plan de redémarrage après réorganisation permet de sauvegarder temporairement les emplois. L'entreprise est à nouveau mise en liquidation judiciaire en septembre 2010. Le repreneur ne conserve que 6 salariés sur 35 et le magasin[31].
Lieux et monuments

- L'église de l'Assomption : elle remonte au XIIe siècle et au XVIe siècle. Elle abrite un retable du XVIIe siècle, orné de quelques coquilles stylisées.
- Bâtiment et objets inscrits à l'Inventaire général du patrimoine culturel[32] :
- Moulin à farine construit avant 1845 sur la Voire, à l'entrée Est de la commune, en ruine depuis l'arrêt de l'activité en 1975. Le site du moulin sur la Voire est agréable.Moulin détruit à ce jour faute de danger d'effondrement.
- Objets liturgiques du XVIIIe siècle, XIXe siècle, et début du XXe siècle, conservés à la mairie
- Mobilier de l'église :
- Dalles funéraires, XVIIIe siècle,
- Cloche, XVIIe siècle,
- Bâton de procession de confrérie, XIXe siècle,
- Maître-autel, retable et tabernacle, XVIIe siècle,
- Tableaux d'autel représentant la Vierge, un ange, l'Assomption, XVIIe siècle,
- Tableau d'autel représentant saint Nicolas, XVIIIe siècle,
- Stalles, XVIIIe siècle, XVIIe siècle
- Fonts baptismaux,
- Carreaux de pavement, XVIe siècle
- Cloison de la sacristie, XVIIIe siècle,
- Bénitier, XVIe siècle,
- Verrières, XVIe siècle,
- Statues et statuettes du XVIe siècle (Christ bénissant, sainte, saint Jean-Baptiste, Vierge à l'Enfant)
- Statuettes (Anges adorateurs), XVIIIe siècle.
Personnalités liées à la commune
- Le chevalier Philippe de Chalette-sur-Voire (qui vivait en l'an 1200), participe à la 4e croisade[33].
- Jean Chalette, né à Troyes en 1581, mort à Toulouse en 1643. Sa famille empruntait son nom de Chalette sur Voire[29].
- Georges Pétillon, né en 1738 à Chalette-sur-Voire, décédé le à Newport (USA). Il a pris part à la Guerre d'indépendance des États-Unis dans le Régiment de Saintonge[34].
- Claude Poncet, originaire de Chalette-sur-Voire, fut le valet de chambre de Napoléon Bonaparte quand celui-ci était élève à l'école militaire de Brienne-le-Château[35].
- Les médaillés de Sainte-Hélène[36] de Chalette-sur-Voire :
- Pierre Louis Aubry, né le , résidant à Chalette-sur-Voire, caporal au 69e régiment de ligne de 1806 à 1814, fait prisonnier le à Madrid, captif en Angleterre jusqu'en 1814 ;
- Jacques Bergeon, né le , résidant à Chalette-sur-Voire, soldat au 2e escadron du train d'artillerie de 1813 à 1814 ;
- Denis Nicolas Berthelot, né à Chalette-sur-Voire le , décédé à Chalette-sur-Voire le , garde national en 1815 ;
- Nicolas Collinet, né le , résidant à Chalette-sur-Voire, soldat au bataillon de la Garde Nationale à Saint-Omer de 1810 à 1811 ;
- Pierre Auguste Colson, né le , résidant à Chalette-sur-Voire, fusilier chasseur à la Garde Impériale de 1813 à 1814 ;
- Martin Pierre Delaunay, né le , résidant à Chalette-sur-Voire, soldat à la 86e demi-brigade de 1793 à 1797 ;
- Pierre Edme Martin, né le , résidant à Chalette-sur-Voire, soldat au 2e bataillon, 5e compagnie à Dunkerque en 1815 ;
- Nicolas Michault, né le , résidant à Chalette-sur-Voire, soldat au 1er régiment de chasseurs à cheval du 3 fructidor an VIII au 5 pluviose an XI ;
- Nicolas-Hippolyte Laurent (1807-1851), chef de bataillon, ancien commandant de la Garde Nationale d'Aulnay de 1832 à 1851, est inhumé à Chalette-sur-Voire.
- Les Chalettois morts pour la France et dont le nom figure sur le monument aux morts[37] :
- soldats morts pendant la Première Guerre mondiale :
- résistants morts pendant la Seconde Guerre mondiale :
- René Bailly (né le à Maizières-lès-Brienne, FFI arrêté le à Brienne-le-Château, fusillé le sur le champ de tir de Creney)[38] ;
- Julien Creux (né le à Brillecourt, agent action du réseau Abélard-Buckmaster (S.O.E.) Commando M, tué le )[39] ;
- Pierre Gérard (né le à Chalette-sur-Voire, membre du réseau Abélard-Buckmaster (S.O.E.) Commando M, arrêté le à Brienne-le-Château, fusillé le sur le champ de tir de Creney)[40].
Héraldique
| Blason | Coupé ondé mi-parti en chef : au 1 de sinople à deux cruches affrontées d'or, au 2 d'argent à une rose des jardins de gueules tigée et feuillée de sinople, au 3 d'azur à la bande d'argent côtoyée à la double cotice potencée contre-potencée d'or, le tout côtoyé de deux épis de blé du même[41]. |
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| Détails | Site de l'Annuaire des Collectivités, 2025.
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