Chambolle-Duru
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Hippolyte Duru exerça de 1843 à 1863. L'association des deux relieurs date elle de 1861, leur signature à partir de cette époque consistant en l'association de leurs deux noms, « Chambolle-Duru ».
Ils acquièrent une notoriété importante parmi les bibliophiles de la fin du XIXe siècle[réf. nécessaire] et en particulier auprès du duc d'Aumale Henri d'Orléans, qui leur offre le droit de figurer en 1862 parmi les cent quatre-vingt livres d'art exposés dans son cabinet du château de Chantilly[2], pour les membres du Fine Arts Club de Twickenham. Le duc voulait faire connaître parmi les contemporains ceux qu'il considérait comme « les trois grands relieurs vivants, Trautz, Capé, Duru », notamment Duru qu'il appréciait tout particulièrement : « Ce Duru est un habile homme et j'ai de magnifiques reliures qui sortent de ses mains »[3].
L'association Chambolle-Duru devait néanmoins être de courte durée puisque, dès 1863, René Chambolle restait seul responsable de la maison de reliure tout en conservant le nom de Chambolle-Duru pour signer les ouvrages réalisés ensuite.
Ils appartiennent à l'âge d'or de la reliure celle de la création artistique et qui précède les débuts de la phase de reliure industrielle qui allait naître au début du XXe siècle.
À la mort de René en 1898, la maison fut reprise par le fils de René Chambolle, qui continua de signer Chambolle-Duru sur les reliures. Il mourut le pendant la Première Guerre mondiale.