Le champ de tir du Bêle est un ancien centre d'entraînement de l'armée française situé sur la commune de Nantes, dans le département français de la Loire-Atlantique. Lieu d'exécutions d'otages et de résistants par la Wehrmacht entre 1941 et 1943, il est de nos jours un lieu de mémoire et de cérémonies en hommage aux victimes de la Seconde Guerre mondiale[1].
les , et , 37 condamnés à mort y sont exécutés à la suite du «procès des 42»[n 2], parmi lesquels Gaston Turpin.
le , 11 résistants y sont fusillés sur les 15 condamnations à mort à l'issue du «procès des 16»[n 3],[2].
D'autres exécutions portent le total à 81 personnes fusillées au champ de tir du Bêle pendant la Seconde Guerre mondiale[2].
Lieu de mémoire
Le , l'Association Nationale des Familles de Fusillés et Massacrés de la Résistance Française dépose une plaque en marbre sur laquelle est gravé le nom des hommes qui y ont été exécutés. Lors du cinquantième anniversaire de l'exécution des 50 otages en 1991, la municipalité nantaise inaugure le groupe statuaire «Les otages», œuvre de Jules Paressant[n 4]. En 2011, un totem mémoriel relatant l'histoire de ce lieu est installé. En 2018, une plaque présentant la liste corrigée des 81 hommes exécutés en ces lieux est apposée[1].
Plaque commémorative du monument des fusillés
Notes et références
Notes
↑La ville de Nantes est occupée par les troupes allemandes le 18 juin 1940 et libérée le 12 août 1944
↑En réalité, ce sont 45 résistants communistes qui sont traduits devant le tribunal militaire allemand à partir du 15 janvier 1943. Ils doivent répondre de 49 chefs d'accusation: attentats, sabotage, destructions à l'usine des Batignolles, diffusion de tracts, vols de tickets de rationnement, etc.
↑Les exécutions consécutives au «procès des 42» n'interrompt pas les attentats et sabotages. Une nouvelle vague d'arrestations dans les rangs de la Résistance communiste de la Loire-Inférieure conduit à ce nouveau procès en août 1943