Chanson douce
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| Chanson douce | |
| Auteur | Leïla Slimani |
|---|---|
| Pays | France |
| Genre | Roman |
| Distinctions | Goncourt (2016) |
| Éditeur | Gallimard |
| Collection | Blanche |
| Date de parution | |
| Nombre de pages | 227 |
| ISBN | 978-2-07-019667-8 |
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Chanson douce est le deuxième roman de Leïla Slimani paru le aux éditions Gallimard. Il a obtenu, le , le prix Goncourt[1] dès le premier tour de scrutin[2]. Elle est la douzième femme en cent-treize ans à remporter ce prix[1]. Il a également remporté en 2017 le grand prix des lectrices de Elle dans la catégorie roman[3].
Le récit commence sur deux enfants en bas âge assassinés par Louise, leur nounou, et la découverte du crime par la mère. Le reste du récit est une analepse racontant l'histoire qui a abouti à ce crime[4]. On y découvre la vie d'un couple parisien qui s'attache à une nounou plutôt gentille, mais au comportement un peu étrange.
Inspiration
Le roman est largement inspiré de l'affaire Yoselyn Ortega, fait divers tragique qui s'est déroulé à New-York en 2012[5].
Thèmes
Chanson Douce s’intéresse à la figure importante de la mère et à la notion de maternité en général. Le titre y réfère, renvoyant à la berceuse chantée à l’enfant par sa mère. Myriam et Louise incarnent deux figures de la maternité, en lien avec l’histoire de la condition de la femme, souvent réduite à sa condition de porteuse d'enfant [6]. Dans ce contexte, elle est considérée comme vouée à mettre au monde des enfants et à rester disponible pour les nourrir, les soigner et les éduquer le temps nécessaire. Les normes sociétales évoquées par le roman sont celles qui dictent qu’être femme revient à être mère, ce qui entretient le rapport de domination par les hommes et la société, et permet à des acteurs sociaux de s'approprier le corps des femmes.
Dans le roman, le corps de Louise est invisibilisé, par sa condition de femme comme de nourrice[7]. Elle est réduite à une figure sans corporalité face au couple bourgeois, par son niveau social comme du fait qu’elle n’est pas celle qui a donné naissance aux enfants qu’elle garde. Elle n’est ni mère biologique ni femme bourgeoise : son corps est nié car non maternel.
Le roman traite de cette catégorisation de la femme comme mère, par la figure de Louise qui devient tout à la fois, en accord avec le rôle donné aux femmes par la société : mère-épouse-ménagère. Elle est opposée à la figure de Myriam, dont le retour à l'emploi est à l'origine de l'embauche de Louise.