Chantal Compaoré

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PrédécesseurMariam Sankara
Nom de naissanceChantal Terrasson de Fougères
NaissanceVers Voir et modifier les données sur Wikidata
Dabou, Côte d'Ivoire[1]
Chantal Compaoré
Chantal Compaoré
Première dame du Burkina Faso
  
(27 ans et 16 jours)
Prédécesseur Mariam Sankara
Biographie
Nom de naissance Chantal Terrasson de Fougères
Naissance Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Dabou, Côte d'Ivoire[1]
Conjoint Blaise Compaoré

Chantal Compaoré, née Chantal Terrasson de Fougères est l'épouse franco-ivoirienne de l'ancien président burkinabè Blaise Compaoré. Née à Dabou, Côte d'Ivoire. Entre 1987 et 2014, elle devient la Première dame et s'investit dans des œuvres caritatives au Burkina Faso.

Débuts

Chantal Compaoré naît en en Côte d'Ivoire de Simone Vicens, qui a des racines en Haute-Volta (actuel Burkina Faso), et du docteur Jean Terrasson Kourouma, fils né d'une relation extraconjugale de l'administrateur colonial français Henri Terrasson de Fougères, qui a servi pendant de nombreuses années en tant que gouverneur du Soudan français[2],[3]. Sa famille est étroitement liée à celle de Félix Houphouët-Boigny[4], le premier président de la République de Côte d'Ivoire, de jusqu'à sa mort en , qui maintient des politiques anti-communistes fortes et est en étroites relations avec l'ancienne puissance coloniale, la France, gouvernant la Côte d'Ivoire avec un parti unique. Certaines sources affirment que Chantal est en fait la fille de Félix Houphouët-Boigny en [5].

Elle rencontre le capitaine Blaise Compaoré, le , au moment où il est ministre d'État, ministre de la Justice du Burkina Faso, lors d'une visite du jeune officier militaire au président Houphouët-Boigny dans la capitale ivoirienne, Abidjan. Le couple se marie le , cinq mois après leur première rencontre. Le mariage est arrangé par le président Houphouët-Boigny, qui veut un allié au sein de l'aile gauche révolutionnaire du gouvernement du Burkina Faso, avec qui il est souvent en conflit [6],[7]. Selon le Dr Valère Somé, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche pendant un temps et idéologue de la politique de Sankara, Chantal Compaoré et Sankara se sont affrontés publiquement, après qu'elle fait allusion à sa « pseudo-révolution », lors d'un dîner ou le champagne lui est interdit par Sankara[8].

Première dame

Chantal Compaoré lors d'un discours au London Summit on Family Planning, en 2012.
Le couple Compaoré et le couple Obama à la Maison-Blanche, en 2014.

Blaise Compaoré préside le Burkina Faso pendant 27 ans, passant graduellement d'une dictature purement militaire à un État multipartite. En , le pays est classé « régime autoritaire » par l'Indice de démocratie[9], avec des libertés politiques restreintes, la corruption politique et des cas de violence étatique, entre autres choses.

Le pays reste aussi l'un des plus pauvres et peu développés dans le monde. Chantal Compaoré occupe son statut de Première dame en soutenant des œuvres caritatives, à l'échelle nationale et à l'étranger, par exemple la fondation burkinabée Association pour la Protection des Enfants, en , rebaptisée en Fondation Suka en , qui travaille principalement par des actions en faveur des enfants à travers des soins de santé, de logement et d'amélioration de formation[10].

En , sa fondation et celle de Chantal Biya, Première dame du Cameroun, se sont réunies dans une campagne visant à enrayer la propagation du VIH/SIDA[11]. La Première dame voyage à l'étranger, parfois avec le président pendant les visites officielles d'État, telles que la visite à la Maison Blanche et la rencontre avec le président américain Barack Obama et la Première dame Michelle Obama en [12]. Elle écrit de nombreuses tribunes sur les questions de développement humain, par exemple la publication en d'un éditorial paru dans Le Guardian, faisant l'éloge du président Hosni Moubarak de l'Égypte et le président Yoweri Museveni de l'Ouganda, pour leurs prises de position sur les mutilations génitales féminines et en demandant plus de travail à faire à l'encontre de cette pratique en Afrique[13].

Exil

Au cours de sa présidence, Blaise Compaoré fait face à des confronté à de nombreux problèmes, comme les protestations de 2011[14]. Les manifestations sont réprimées par la force.

Le , après que le président Compaoré essaie de changer les limites constitutionnelles du mandat présidentiel en prévision de l'élection à venir, le soulèvement de 2014 se déclenche. Des manifestations de masse éclatent une fois de plus, en partie inspirées par la mémoire de Thomas Sankara, avec les militaires qui décident alors de prendre en charge la situation. Le , Blaise Compaoré démissionne de la présidence, dès lors son épouse n'est plus Première dame et les deux fuient le pays[15].

Radio France internationale réussit à organiser un premier entretien avec Chantal Compaoré dans un lieu tenu secret. L'ex-Première dame arrive à Yamoussoukro avant son mari, et l'attend à Korhogo, ville à proximité de la frontière burkinabée et ivoirienne[16]. Le couple fait face à de nombreuses poursuites au Burkina Faso – parmi lesquelles l'appel de Mariam Sankara, de retour d'exil en , à poursuivre Blaise Compaoré[17].

Références

Note

Articles connexes

Liens externes

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