Chantal Dupille
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| Nom de naissance |
Chantal Eva Dupille |
| Pseudonyme |
Eva R-sistons |
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| Distinction |
Chantal Dupille (née le [1]) est une écrivaine, journaliste et blogueuse française.
Jeunesse et formation
À 20 ans, elle collabore bénévolement à Études tsiganes (articles, documents photographiques et conférences) après avoir vécu un mois avec les Gitans de Grenade[2]. Elle fait des piges pour le magazine Noir et Blanc. Aidée par le consulat de France de la Nouvelle-Orléans, elle réalise un premier document en 16 mm, Napoléon à La Nouvelle-Orléans.
Elle fait son cursus à l'université de Paris, où elle obtient une licence ès lettres modernes, puis est diplômée de l’École supérieure de journalisme de Paris[3].
Un an après les événements de mai-juin 1968, elle publie un ouvrage historique consacré à l'agitation estudiantine parisienne à la fin du Moyen Âge. Selon elle, "L’université est née d’une rébellion" en France, au tournant du XIIe siècle, est le "résultat naturel, libre et spontané du besoin de s’associer, non l’œuvre du pouvoir » (p. 21). Certes, soutient-elle, l’institution politique octroya à l'université privilèges et protections pendant longtemps, tout en exigeant des codifications et normalisations (notamment dans un sens inégalitaire) qui œuvrèrent progressivement, tout au long du Moyen Âge, à son déclin intellectuel. Néanmoins, pour l'historien André Vauchez, ce livre cumule « affirmations gratuites et erreurs grossières dues à une information insuffisante, textes souvent choisis dans des compilations dépourvues de valeur, incapacité de s'élever au-dessus du pittoresque artificiel », à l'exception d'intéressants documents reproduits dans les dernières pages, qui « illustrent l'incapacité de l'université médiévale à se réformer[4]. »
En outre, Chantal Dupille commence un mémoire sur « La Cour des miracles dans la littérature française » sous la direction de Pierre-Georges Castex. Inachevé, le mémoire est transformé en ouvrage publié chez Hachette Littérature sous le titre Histoire de la Cour des Miracles[5], lauréat du Prix Broquette-Gonin de littérature en 1972[6]. L'historien Roger Chartier juge ce livre « plus que médiocre[7] ».
Journalisme
Chantal Dupille est pigiste à 20 ans pour l’hebdomadaire Noir et Blanc, tout en poursuivant ses études. Dès 1968, elle travaille pour divers organes de presse (Détective, revue médicale…), notamment à partir de 1979,[réf. nécessaire] une dizaine d'années comme pigiste régulière pour les Dernières Nouvelles d’Alsace, où elle est chargée de la « page jeunes » dans laquelle est créée la rubrique « Passions de jeunes », tout en collaborant régulièrement au mensuel local, Objectif Alsace, catholique-social, jusqu’en 1991.
En 1975, elle est candidate à l'Académie française[8].
De 1979 à 1984, elle fait également carrière simultanément :
- à Radio-France-Strasbourg, comme présentatrice du Journal, animatrice (Libre à vous) et chroniqueuse ;
- à FR3, où elle collabore au Journal du soir, qui diffuse plusieurs de ses documentaires tels Les Compagnons du Tour de France (26 min, ), Les Motards en colère (moto-club d’Ostwald, en Alsace) et Mulhouse, ville en pentes douces (en faveur de l’accessibilité des villes aux personnes handicapées).
Engagement politique
Chantal Dupille poursuit son engagement politique par le biais de ses blogs, notamment sur les sites Oulala.net, Alterinfo ou encore Dazibaoueb[9], les deux derniers étant considérés selon Article 11 comme des « sites d’extrême droite faussement altermondialistes »[10]. Le site Rue89, ainsi que Article 11 la considèrent comme « conspirationniste »[10] et soulignent ses « sympathies » pour Roger Garaudy[11].
Elle écrit le dans le webzine Le Grand Soir un article souligné par Article 11 dans son enquête sur les dérives supposées du journal[10].

