Chapelle Notre-Dame-de-Lorette de Saint-Épain
chapelle à Saint-Épain (Indre-et-Loire)
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La chapelle Notre-Dame-de-Lorette, ou Notre-Dame de Lorette, est un ermitage constitué d'une chapelle et d'un logis troglodytes. Le site de Notre-Dame-de-Lorette est localisé sur la commune de Saint-Épain, au sein de la vallée de Courtineau, en Indre-et-Loire. Les structures troglodytiques ont été construites au cours du XVe siècle, mais la chapelle n'est mentionnée qu'à partir du XIXe siècle.
| Notre-Dame-de-Lorette | |||||
Façades de la chapelle et du logis | |||||
| Présentation | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholique | ||||
| Type | Chapelle, ermitage, oratoire | ||||
| Début de la construction | XVe siècle | ||||
| Autres campagnes de travaux | XVIe et XIXe siècles | ||||
| Style dominant | Troglodytique | ||||
| Protection | |||||
| Géographie | |||||
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Département français | Indre-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Chinon | ||||
| Canton | Canton de Sainte-Maure-de-Touraine | ||||
| Coordonnées | 47° 08′ 22″ nord, 0° 38′ 15″ est[2] | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Europe
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Site autour duquel s'est forgée une légende populaire, les structures troglodytiques de Notre-Dame-de-Lorette, en particulier la chapelle, ont fait l'objet de pèlerinages annuels.
Les structures troglodytiques de Notre-Dame-de-Lorette ont fait l'objet d'une inscription sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques dans les années 1950.
Contexte géographique
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Notre-Dame-Lorette est située sur la commune de Saint-Épain, ville du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. Le site de l'ermitage est établi au cœur de la Vallée de Courtineau[3], au lieu-dit de La Grange aux Dîmes[1]. Les structures troglodytiques de Notre-Dame-de-Lorette trouvent leur emplacement dans les marges sud-est de Saint-Epain et sont quasi-limitrophes de la partie nord de la ville de Sainte-Maure de Touraine[2].
L'ermitage est placé à proximité d'une ancienne carrière à plan trapézoïdale. Les roches composant ce site d'extraction ont été formées au cours du Turonien supérieur[4]. Le site de Notre-Dame-de-Lorette se trouve également proche d'une source[5] laquelle alimente une fontaine dédiée à Saint Marc[3].
Histoire
Le creusement du logis et la construction de sa façade sont datés du XVe siècle[6],[7]. La chapelle est, quant à elle, bâtie et taillée à même la roche de la vallée de Courtineau vers la fin du XVe siècle[7], voire au début du XVIe siècle[8]. La construction de Notre-Dame-de-Lorette aurait été exécutée par un ermite[3].
Une tradition, ou légende populaire, suggère que Jeanne d'Arc, durant sa traversée de la Touraine, lors de son cheminement entre Sainte-Catherine-de-Fierbois et Chinon, avant Pâques en date du [9],[10],[11], aurait trouvé refuge au sein de l'ermitage troglodyte, afin de s'abriter d'une violente précipitation[6],[3]. Cette tradition populaire demeure non-avérée[6]. Par ailleurs, la traversée de la « Pucelle d'Orléans » par Saint-Épain durant son étape de Sainte-Catherine-de-Fierbois jusqu'à Chinon est, autant sur le plan historique qu'en terme géographique, sujette à débat[9], et, bien que l'année de son arrivée dans le bourg chinonais soit établie pour 1429, la date de cet événement serait probablement à porter au [12], ou de manière moins précise, entre le et le [13].
L'ermitage fait l'objet d'une seconde phase de construction au cours du XVIe siècle, puis d'une troisième durant le XIXe siècle[1].
La chapelle est probablement mentionnée pour la première fois en 1822[6] (le ) dans un acte émis par la ville de Sainte-Maure-de-Touraine[14]. La chapelle et l'habitat troglodytes de Notre-Dame-de-Lorette bénéficient d'une inscription sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, par arrêté ministériel du [1].
L'édifice religieux, proche d'une source dédiée à Saint Marc, a régulièrement fait l'objet de pèlerinages, chaque 1er dimanche du mois d'octobre[5],[11].
Architecture et description
La chapelle et le logis de Notre-Dame-de-Lorette ont été en majeure partie creusés à même la roche[1], laquelle est constituée de tuffeau jaune[15].
La structure destinée à loger le chapelain, entièrement taillée dans la roche, dispose de deux pièces. Cette habitation est cloisonnée par un mur externe aménagé d'une porte et d'une fenêtre[1].
Le linteau encadrant l'accès à la chapelle est surmonté d'un ornement affectant la forme d'un croissant inversé[16]. La voûte de la chapelle est ornementée, sur la totalité de sa longueur, d'un relief représentant une croix[17],[16]. La voûte est prolongée par deux arcades en plein cintre et sculptées à même les parois[1],[16]. L'écoinçon compris entre les deux arcs formant l'arcade disposée dans le fond de la chapelle est ornementé d'un écu soutenu par deux anges agenouillés[1]. Des reliefs représentant la sainte Trinité — Dieu figuré par un vieil homme portant la barbe, le Christ figuré par un tombeau et le Saint Esprit figuré par un oiseau en plein vol —, recouvrent l'écu[1],[16]. L'autre autre arcade est décorée d'un écusson « à sable » portant le relief d'un croissant d'argent[3].
La partie non creusée de la chapelle, orientée vers le midi, s'inscrit au sein d'une structure maçonnée de forme rectangulaire[1]. Elle a été adjointe lors d'une seconde phase de construction[3]. Cette partie comprend l'autel[1]. Une croix vient coiffer la partie maçonnée de la chapelle[3].
- Chapelle et logis Notre-Dame-de-Lorette
- Le logis et la chapelle.
- L'ermitage et sa clôture.
- Vue d'ensemble des structures troglodytiques.
- Façade et porte de la chapelle.