Chapelle Notre-Dame-des-Fleurs de Languidic
chapelle située dans le Morbihan, en France
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La Chapelle Notre-Dame des fleurs (en breton, Itron Varia Er bleu) est une chapelle située dans la commune de Languidic, dans le département français du Morbihan en région Bretagne.
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| Destination actuelle | |
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| Architecte |
Divers, dont l'abbé Brisacier |
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Avant 1451 |
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Commune |
| Patrimonialité |
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| Commune |
| Coordonnées |
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Situation
Elle se trouve au bourg de Languidic, à l'angle de la rue des Fleurs et de la rue Saint-Aubin, et à quelques mètres du presbytère.
Historique
La construction de la chapelle débute vraisemblablement dans les années 1440, en dévotion à la Vierge Marie, sur l'initiative de Guillaume de Kerouallan, seigneur de Kerallan, Kerlevec et Saint-Offac[1]. En effet, l'édifice est mentionné le dans un document du pape Nicolas V[2].
Le bâtiment est restauré une première fois en 1741. Cette date apparaît sur une pierre au-dessus du tympan, accompagnée des noms du recteur, Le Gall de Cunfio de Ménoray, et du trésorier, Julien Kernen[2].
À la Révolution, le culte de la Raison et de l'Être Suprême est destiné à remplacer la religion catholique. L'église Saint-Pierre étant jugée trop vaste, le temple de la Raison de Languidic est installé à la chapelle. Tous les jours de décade, le prédicateur Guillaume Kerhouant y organise une cérémonie ; le reste du temps, la chapelle est utilisée comme école[3],[4].
« Je me suis installez le premier floréal après avoir fait enregistrer ma commission dans la ci-devant chapelle des fleures. La cloche sonne depuis ce jour à dix heures pour l'école qui dure quatre[Note 1]. »
En 1794, le curé constitutionnel refuse de livrer ses lettres de prêtrise aux autorités. Arrêté et enfermé à l'abbaye Notre-Dame-de-Joye, il se résigne à remettre les documents en question. Toutefois, pour le punir de son attitude, il est interdit d'officier à l'église. Pendant près de deux ans, il donne les sacrements à la chapelle[5],[6].
Au XIXe siècle, l'édifice est une nouvelle fois restauré pour réparer les dommages subis lors de la Révolution. À cette occasion, la chapelle est pourvue d'une nouvelle cloche[2].
Sous la direction de l'abbé Brisacier, curé de Lignières-de-Touraine, le bâtiment subit une troisième restauration à partir du . Cette dernière est sévèrement critiquée par les architectes des monuments historiques car les travaux effectués ne correspondent pas à l'architecture de la chapelle[2]. Deux ans plus tard, le , la chapelle est consacrée par l'évêque de Vannes, Mgr Jean-Marie Bécel[7].
Le , la chapelle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques[8] alors que le conseil municipal de Languidic avait refusé par deux fois de consentir à son classement[9].
Architecture
De style gothique flamboyant, la chapelle est construite sur un plan en forme de croix latine comprenant une nef unique, un transept et un chœur à chevet plat. Elle fait 25 mètres de longueur pour 6,5 mètres environ de largeur[10].
Extérieur
Intérieur
L'intérieur est organisé en quatre travées : deux pour la nef et deux pour le transept.
Au niveau de l'entrée principale, à l'ouest, s'élève une tribune en pierre sur trois piliers carrés surmonté de pinacle à crochet. Le pilier central comporte un bénitier feuillé porté par un pied polyèdre. La tribune est composée de quatre panneaux sculptés d'arcature aveugle brisée, géminée et trilobée surmontée d'une quatre-feuilles. Quatre arcades à cintre brisé permettent de rejoindre la nef.
De chaque côté, la nef est reliée aux croisillons du transept par deux arcades à cintre brisé à plusieurs retraites. Ces arcades reposent au milieu sur une colonne cylindrique à base simple, aux extrémités sur une colonne cylindrique engagée (côté nef) et un porte-à-faux fleuri (côté chœur)[10].
3 autels se trouvent dans cette chapelle : celui de Notre-Dame des Fleurs (transept Sud) et un autre à la Médaille Miraculeuse (au transept Nord).
Le Maitre-Autel se trouve au fond du cœur, devant le vitrail du couronnement de la Vierge par le Christ