Chapelle Saint-Clair de Verdun
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France |
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La chapelle Saint-Clair est une chapelle située sur la commune de Quins, dans le département de l'Aveyron, en France[1].
Chapelle
La chapelle de Verdun est inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1999[2]. Édifié à la fin du Xe siècle c'est l'un des édifices religieux les plus anciens du Rouergue.
Elle est bâtie en moellons de schiste, disposés en assises horizontales. C'est un bâtiment de taille modeste. Sa longueur est de 13,50 mètres. Sa largeur est de 4,90 mètres au chevet et 4,60 mètres sur la façade. Elle n'est donc pas parfaitement rectangulaire.
Sur la façade, tournée vers l'ouest, le portail est protégé par un auvent et il est surmonté d'un oculus. Elle est dominée par un clocheton à arcade unique. Le mur septentrional, qui surplombe le rocher, est soutenu par deux contreforts. Sur le mur méridional, ils sont englobés dans un contrefort plus important, rajouté plus tard et percé d'une porte qui permet d'accéder au chœur. Le chevet plat est percé de trois petites fenêtres étroites, dont la disposition est inhabituelle. Généralement elles sont alignées sur un même plan, ou bien l'une est placée au-dessus des deux autres. Ce qui est étonnant à Verdun, c'est que la disposition est inversée : deux sont placées en haut et une seule au-dessous.
La nef a des murs presque aveugles (une seule petite ouverture étroite de chaque côté) qui portent une charpente de bois, couverte de lauzes. Un arc triomphal la sépare du chœur. Il repose sur les corniches de deux pilastres.
Le chœur préroman est recouvert d'une voûte en berceau maçonnée. On peut voir une grande niche dans chacun de ses murs latéraux. Deux autres ont disparu : l'une a été remplacée par la porte, l'autre a reçu le tabernacle. Le chevet est décoré de peintures[3],[4],[5],[6].
Peintures murales
De l'œuvre peinte, qui a dû recouvrir tout le chœur, il ne reste que deux personnages : la Vierge à l'enfant et saint Michel. Elle présente les caractères de l'art gothique international du XVe siècle. La peinture murale représentant la Vierge est inscrite sur la liste des objets classés des Monuments historiques depuis 1976[7].
La Vierge est vêtue d'une tunique brune et d'une longue cape blanche. Une couronne est posée sur sa tête, entourée d'une auréole. Elle présente le déhanchement typique des vierges gothiques. L'enfant Jésus, qu'elle porte sur son bras droit, pose une main sur la joue de sa mère et l'autre sur sa poitrine, dans un geste très réaliste. Sur le sol ocre, on distingue un quadrillage qui donne une impression de profondeur, renforcée par un fond rouge qui commence à mi-hauteur du personnage. L'archange saint Michel déploie ses ailes et, de sa lance, terrasse le dragon que l'on devine, malgré l'état dégradé de la peinture.
Ces peintures à la détrempe n'ont rien à voir avec une imagerie populaire naïve, comme on pourrait s'attendre à en trouver dans une chapelle rurale, perdue au fond d'une vallée rouergate. Elles représentent une œuvre, exécutée avec finesse, dans le style gothique international, par un artiste de grande qualité. La tentative de donner une impression de profondeur, qui est un phénomène nouveau à l'époque, en témoigne.
On remarque, sur les murs, les traces d'une large bande noire : c'est une litre funéraire, peinte au moment des obsèques du seigneur ayant droit de patronage sur l'édifice[8],[9],[10],[4].