Chapelle Saint-Joseph du collège Saint-Paul de Lille
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| Chapelle Saint-Joseph du collège Saint-Paul | |
| Présentation | |
|---|---|
| Début de la construction | 1886 |
| Fin des travaux | 1887 |
| Architecte | Auguste Mourcou |
| Style dominant | éclectique romano-byzantin |
| Date de démolition | Février 2021 |
| Géographie | |
| Pays | |
| Commune | Lille |
| Coordonnées | 50° 38′ 01″ nord, 3° 02′ 57″ est |
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La chapelle Saint-Joseph du collège Saint-Paul était une chapelle située rue Colson, dans le quartier Vauban, à Lille, dans l'enceinte du collège Saint-Paul[1], dont le dernier propriétaire a été Junia (ex-Yncrea), école d'ingénieurs de l'Institut catholique de Lille.
Cette chapelle construite par les Jésuites acquiert une certaine notoriété à la fin des années 2010 lorsqu'elle est menacée de destruction[2], à la demande de la fédération des écoles d'ingénieurs de l'Université catholique de Lille[3],[4], HEI, ISA Lille - Junia et ISEN[5].
Le ministère de la Culture rejette l'inscription de la chapelle au registre des monuments historiques[6] malgré diverses protestations, notamment de l'association Urgences Patrimoine ou encore de l'architecte Étienne Poncelet, inspecteur général honoraire des monuments historiques. La décision du ministère de la culture a été officialisée, samedi , après avoir fuité quelques jours auparavant par la diffusion d'un courrier du directeur général des patrimoines Philippe Barbat lequel constatait[7]
- que « l'intérêt patrimonial de la chapelle » construite au XIXe siècle, de « style éclectique », n'est « pas suffisant pour justifier d'un classement au titre des monuments historiques » ;
- que l'ouverture d'une instance de classement aurait légalement entraîné la suspension, pour un an, du chantier, le temps d'instruire le dossier, et ce « sans permettre de "sauver" l'édifice » ;
- que le propriétaire de l'édifice, l'école d'ingénieurs de l'Institut catholique de Lille Junia (ex-Yncrea), ne souhaitait pas modifier son projet — un investissement de 120 millions d'euros visant à permettre, à terme, d'accueillir 8 000 étudiants — et que l'intégration de la chapelle aux futurs plans (souhaitée par les défenseurs du patrimoine) n'était, en l'état, pas possible ;
- que l'investisseur était par ailleurs, dans l'absolu, sensible à la conservation du patrimoine et qu'il s'engageait en contrepartie à restaurer un autre édifice lillois, déjà classé monument historique, le palais Rameau, et à réemployer des éléments du décor de la chapelle, sans toutefois préciser la liste des éléments concernés.
Contacté par l'AFP, un des opposants à la démolition, l'architecte Étienne Poncelet, inspecteur général honoraire des monuments historiques, regrette que le ministère oppose la restauration du palais Rameau à la sauvegarde de la chapelle Saint-Joseph — un édifice « en bon état », « un exemple unique en terme architectural, avec un cloître suspendu » et « un conservatoire de savoir-faire et un témoignage historique de la présence des Jésuites à Lille »[7].
