Chapelle de Solférino de Luz-Saint-Sauveur

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Destination initiale
Destination actuelle
Construction
XIXe siècle
Propriétaire
Commune
Chapelle de Solférino
La chapelle de Solférino
Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
Construction
XIXe siècle
Propriétaire
Commune
Localisation
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Département
Commune
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La chapelle de Solférino est un édifice religieux catholique située à Luz-Saint-Sauveur, dans le département français des Hautes-Pyrénées en région Occitanie[1].

La chapelle est située en pays Toy, sur une colline surplombant à l'ouest le village de Luz-Saint-Sauveur sur le GR10 non loin du pont Napoléon.

Historique

Le site de la chapelle est occupé au moins depuis le Moyen Âge par un ermitage dédié à saint Pierre fondé par les chevaliers de l'Ordre de Malte.

Il se trouve sur l'ancienne route menant du bourg de Luz à Gavarnie. Le lieu de culte, annexe de l'église de Luz, qui s'y élève primitivement tombe progressivement en ruines au XVIIIe siècle et à la Révolution.

Après son séjour à Saint-Sauveur en 1859, Napoléon III commande la construction d'une nouvelle chapelle en hommage aux victimes de la bataille de Solférino survenue lors de la campagne d'Italie.

Les travaux sont commandés auprès de l'architecte Emile Boeswillwald, alors en charge des édifices diocésains pour la circonscription toute proche des Basses-Pyrénées, également auteur de l'église Saint-Martin de Pau et de la nouvelle chapelle Saint-Joseph de Saint-Sauveur.

Surveillé et dirigé par l'ingénieur Guillemin, le chantier débute dès 1859 et s'achève en 1863. À l'occasion de cette reconstruction, l'ermitage Saint-Pierre est rebaptisé Solférino. La chapelle arbore les monogrammes de l'empereur et de l'impératrice (N et E). Un monument est également érigé à proximité, portant des inscriptions explicitement dédiées aux victimes de la bataille.

Architecture

Cet édifice est bâti en marbre gris des Pyrénées et relève du style éclectique en vogue sous le Second Empire et la Troisième République.

Il se compose d'un vaisseau en rez-de-chaussée à trois travées couvert d'un toit à deux pans dans le prolongement duquel s'inscrit une abside à deux pans et à chevet plat.

L'ensemble est précédé d'un clocher-porche de trois niveaux, couvert d'une toiture à deux pans parallèle à celle du vaisseau principal. L'ensemble est soutenu par des contreforts et percé de baies avec arcs en plein cintre.

Le rez-de-chaussée et le deuxième étage du clocher sont dotés de baies géminées avec arc en plein cintre. La modénature est en pierre de taille tandis que les murs de parement sont recouverts de crépis. À l'intérieur, la nef est couverte d'un enduit blanc et d'une voûte en berceau. Un arc en plein cintre en marbre gris sépare la nef de l'abside, où se trouve un autel en pierre grise.

Galerie de photos

Références

Voir aussi

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