Chapelle des Comtes

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intérieur de la Chapelle des Comtes
Les portraits des Comtes de Flandre
intérieur de la Chapelle des Comtes
l'extérieur de la Chapelle des Comtes avec les ruines du Château des Comtes

La Chapelle des Comtes (Gravenkapel en néerlandais) est une chapelle médiévale à Courtrai en Belgique. Elle est située à l'extrémité de l'Église Notre-Dame de Courtrai. Le comte Louis II de Flandre fit construire la chapelle des comtes (d'après l'exemple de la Sainte Chapelle de Paris) en tant que mausolée personnel et par dévotion envers Sainte Catherine.

La Chapelle des Comtes fut construite par ordre de Louis de Maele, qui la destina ensuite à lui servir de sépulture. La chapelle fut achevée vers 1374, et dédiée à Sainte Catherine, le comte étant né le , fête de la sainte.

Dans une charte donnée à Gand, le , le comte prend des dispositions pourvoyant à la subsistance des chapelains et à l'entretien du culte et du mobilier. Le coût général de l'exonération de cette fondation, s'élevait à la somme de 410 livres parisis plus 2.5 muids de seigle à convertir en pain.

La chapelle est conçue en style ogival flamboyant qui, avec moins de légèreté que l'ogival pur a une ampleur de lignes majestueuses se prolongeant dans l'espace, sans chapiteaux, par des nervures compliquées.

Le plan est un parallélogramme de 23 mètres sur 10, il est terminé à l'est par une abside comprenant trois fenêtres à trois lumières chacune. La face sud est percée de quatre fenêtres à quatre lumières ; l'avant dernière en allant vers l'ouest est plus large. Devant cette fenêtre, au milieu de cette chapelle, devait être élevé le tombeau de Louis II de Flandre. Au côté nord, des demi-fenêtres ogivales formant tympan constituent une espèce de claire-voie au-dessus des travées qui séparent la chapelle du déambulatoire du chœur. Tout autour courent des compartiments formant niches.

Les bancs en pierre que l'on trouve le long des murs, servaient à placer le personnel de la cour du comte ; aux grandes fêtes, ils étaient garnis de tapisseries et de coussins.

La tribune du Comte et de la Comtesse se trouvait au-dessus de la sacristie attentant au pignon ouest, elle prenait jour dans la chapelle par deux ouvertures à panneaux en forme de portes. À la même hauteur se trouve une fenêtre grillée, c'était la fenêtre du jubé qui se fermait à l'intérieur et empêchait ainsi les chantres de satisfaire leur curiosité. Une partie de l'ancienne voûte existe encore.

Les revêtements extérieurs de la chapelle des comtes sont en pierre de Tournai en grand appareil ; les meneaux, pinacles, gargouilles, galeries en pierre de Baeleghem le plein de la maçonnerie en briques du pays.

Cette chapelle dépasse sous le rapport du style et de l'élégance toutes les constructions similaire de la Flandre. C'est un édifice princier ; on a employé à sa construction les meilleurs maîtres maçons du temps, comme on a choisi pour sa décoration les meilleurs artistes.

Le tombeau de Louis de Male

Finalement, Louis de Male, qui mourut le , n'y sera pas inhumé. Sa dépouille sera fastueusement mis en terre aux côtés de son épouse, Marguerite de Brabant († 1380), en la Collégiale Saint-Pierre de Lille le . Marguerite III de Flandre, fille des défunts, viendra les rejoindre après sa mort survenue le à Arras, tandis que son époux, Philippe le Hardi, sera quant à lui enterré à la Chartreuse de Champol en Bourgogne. Son tombeau, démonté à la Révolution, est désormais visible au Musée des Beaux-Arts de Dijon.

Le tombeau, avec ses trois gisants, était visible dans la Collégiale Saint-Pierre de Lille jusqu'à la Révolution Française. Celle-ci sera complètement détruite en 1806 mais, par chance, le tombeau échappa aux destructions révolutionnaires et fut transporté dans l'ancien hôtel de ville de Lille. Il disparut néanmoins de la circulation vers 1830. Aubin-Louis Millin décrit tombeau, parmi d'autres, dans le tome V des "Antiquités Nationales"[1], publié en 1799.

Trésors

Bibliographie

Références

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