Charantonnay

commune française du département de l'Isère From Wikipedia, the free encyclopedia

Charantonnay est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Charantonnay
Charantonnay
Vue générale.
Blason de Charantonnay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Intercommunalité Collines Isère Nord Communauté
Maire
Mandat
Pierre-Louis Orelle
2020-2026
Code postal 38790
Code commune 38081
Démographie
Gentilé Charantonnois
Population
municipale
2 019 hab. (2023 en évolution de +5,65 % par rapport à 2017)
Densité 184 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 15″ nord, 5° 06′ 32″ est
Altitude Min. 337 m
Max. 472 m
Superficie 11 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Verpillière
Législatives Huitième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Charantonnay
Géolocalisation sur la carte : France
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Charantonnay
Géolocalisation sur la carte : Isère
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Charantonnay
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Charantonnay
Liens
Site web www.charantonnay.fr
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Ses habitants sont les Charantonnois.

Géographie

Localisation

Représentations cartographiques de la commune
Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Charantonnay est située en milieu rural, au carrefour des routes de Vienne, située à 20 km, Bourgoin à 20 km et Lyon à 35 km.

Le village est traversé par la RD 53 donnant sur la RD 518 en sortie de village, ces deux axes permettent de relier rapidement l'Isle-d'Abeau et les agglomérations proches ; l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry se situe à une vingtaine de kilomètres.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Moyenne vallée du Rhône, caractérisée par un bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 60 %), une forte amplitude thermique annuelle (4 à 20 °C), un air sec en toutes saisons, orageux en été, des vents forts (mistral), une pluviométrie élevée en automne (250 à 300 mm)[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 982 mm, avec 9,2 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bourgoin-Jallieu à 15 km à vol d'oiseau[7], est de 12,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 844,0 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,2 °C, atteinte le [Note 1].

Hydrographie

Charantonnay est traversée par les ruisseaux de Charavoux et des Combes.

Voies de communication

Le territoire communal est situé hors des grands axes de circulation nationaux et régionaux.

Urbanisme

Typologie

Au , Charantonnay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 397 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (56,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (27,7 %), terres arables (26,3 %), zones agricoles hétérogènes (20,5 %), zones urbanisées (12,8 %), prairies (10,4 %), zones humides intérieures (2,2 %)[10]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Hameaux lieux-dits et écarts

Risques naturels et technologiques

Risques sismiques

L'ensemble du territoire de la commune de Charantonnay est situé en zone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographique[11].

Davantage d’informations Type de zone, Niveau ...
Terminologie des zones sismiques[12]
Type de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3Sismicité modéréeaccélération = 1,1 m/s2
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Autres risques

Toponymie

Histoire

Moyen Âge

Il faut attendre le Haut Moyen Âge pour avoir un témoignage sur la présence d’un peuplement sur le sol de Charantonnay. En l’an 857, à l’époque carolingienne, une terre « Villa Charantunia » était voisine de la terre de Saint Georgii. (le nom de « villa » désignait un grand domaine agricole, héritage de l’époque gallo-romaine). Au Xe siècle, on trouve Charantonacium, Charantunai, Charantongia et enfin Charantonnay. Elle était la propriété des seigneurs de Beauvoir de Marc, de Saint Georges d’Espéranche et de l’église de Vienne.

L’église était alors une simple chapelle vicariale. La vie du village était étroitement liée à l’histoire de la seigneurie de Beauvoir de Marc, qui fut du XIe au XIIIe siècle une des plus puissantes du Viennois. Au XIIe siècle, les moines cisterciens de l’abbaye de Bonnevaux commencèrent à défricher et à mettre en valeur des terres agricoles.

Temps Modernes

Avant la révolution, Charantonnay formait une même paroisse avec Beauvoir, Moidieu, Estrablin, Royas, Mépin et Savas. Sa population était d’environ 700 âmes. À la suite du remaniement administratif du Dauphiné à la Révolution en 1790, la paroisse de Charantonnay fut supprimée. Une partie est alors attribuée à Beauvoir-de-Marc, et l’autre à Saint-Georges-d’Espéranche. L’église fut également fermée.

Époque contemporaine

C'est à partir de 1801 que les habitants de Charantonnay voulurent rétablir leur paroisse. Ce qui fut fait en 1840. Peu de temps après, les Charantonnois demandèrent la création de la commune de Charantonnay, invoquant le nombre d'habitants (800) et des problèmes de distance par rapport aux écoles et lieux de culte (la paroisse n'ayant pas de curé). La topographie, les rivières et étangs nombreux et sujets à des crues subites, rendaient les trajets pénibles surtout en hiver.

Malgré l'opposition des communes de Saint-Georges-d'Espéranche et de Beauvoir-de-Marc, « à force de patience, de démarches, de travail, Charantonnay parvint en 1875 à devenir commune » (devoir d'un écolier anonyme en 1884). Bien qu'à seulement quatre kilomètres de Saint-Jean-de-Bournay, Charantonnay fut rattachée au canton d'Heyrieux à 15 kilomètres, le conseiller général d'Heyrieux ne voulant pas perdre des voix républicaines, rares en 1876.

Mais le partage des bois communaux entre la jeune commune de Charantonnay et la commune de Beauvoir-de-Marc ne se fit pas sans heurts. Les bois de Martel (30 hectares) et de Molèze (57 hectares) constituaient un domaine forestier, d'une importance économique capitale, situé à km à vol d'oiseau du clocher de Beauvoir-de-Marc et à km à vol d'oiseau de celui de Charantonnay. Les villageois en tiraient leurs bois de construction et de chauffage, nourrissaient les porcs avec les glands, et les châtaignes constituaient un aliment de base en automne et en hiver.

La mairie et le presbytère en 1912.

Le 1er octobre 1879, le maire de Charantonnay assignait son homologue de Beauvoir-de-Marc en justice, afin de récupérer sa part des bois communaux. C'est à l'issue d'une bataille juridique, âpre et acharnée, qui dura sept longues années que Charantonnay en octobre 1885, récupéra 100 hectares de bois dans la forêt de Molèze. Beauvoir-de-Marc garda tout de même la propriété de certaines parcelles.

Il y a seulement 50 ans, Charantonnay était encore une commune rurale, dont la majeure partie des activités tournait autour de l'agriculture, avec deux moulins en activité et des forêts fournissant le bois de chauffe des particuliers et des bâtiments publics. Le développement de Lyon, Vienne, Bourgoin-Jallieu, ainsi que la création des villes nouvelles Villefontaine, Saint-Quentin-Fallavier et l'Isle-d'Abeau ont créé des pôles d'emplois importants, modifiant l'équilibre socio-professionnel de la région. L'urbanisation quoique régulière restait lente et la population était majoritairement originaire de Charantonnay.

À partir des années 1960, les constructions se font plus nombreuses. Établies en lotissement ou isolées, elles entraînent un « mitage » du territoire. Le besoin en infrastructures, écoles, crèches, stade, transports, assainissement, éclairage public, augmente et utilise également de l'espace.

Dans les années 1990, de plus en plus de citadins s'installent à Charantonnay, village rural proche de grandes agglomérations, avant que le « boom » immobilier de ces dernières années, accentue ce phénomène.

Politique et administration

Administration municipale

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mars 2001 Raymond Douheret SE  
mars 2001 mars 2014 Marie-Jeanne Chesneau SE Gérante d'une société de charpente
Vice-présidente de la CC des Collines du Nord Dauphiné (2003 → 2014)
mars 2014 en cours Pierre-Louis Orelle SE Cadre[13]
Vice-président de Collines Isère Nord Communauté
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Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2023, la commune comptait 2 019 habitants[Note 3], en évolution de +5,65 % par rapport à 2017 (Isère : +3,2 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
806780782734715690683656545
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
571546525502474446447557881
Davantage d’informations - ...
1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 2023 -
1 4111 5551 8231 8601 8761 8511 9692 019-
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble. Une école maternelle et une école primaire récentes accueillent plus de 200 enfants. Le collège se situe lui à Saint-Georges-d'Espéranche, bourgade voisine.

Équipements culturels et sportifs

Charantonnay dispose d'une bibliothèque municipale. Le tissu associatif est assez riche, comprenant notamment un club de gymnastique pour les adultes, ainsi que des clubs de sport pour les enfants, pour le football ou le karaté. Un plateau d'évolution (terrain de handball, piste saut en longueur) est aussi présent au centre du village.

Médias

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

La station de radio publique généraliste Ici Isère est diffusée dans la commune et sur tout le territoire du département de l'Isère.

Cultes

Économie

La commune dispose d'une boulangerie, d'une épicerie, d'une pharmacie, d'un tabac, d'une pizzeria, d'un coiffeur, de deux garages et d'une quincaillerie.

Culture et patrimoine

Patrimoine architectural

L'église.
Pilier commémoratif représenté par une colonne quadrangulaire ornée d'une urne et entouré d'obus[18].

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Charantonnay Blason
D'or à la demie roue de sainte Catherine d'azur, les pointes et le moyeu de gueules, faillie à senestre, senestrée d'un dauphin d'azur, barbé, crêté, oreillé lorré et peautré de gueules; au coutre [•fer de charrue] de sable (d'azur / de sinople) posé en pal et brochant en cœur sur la roue; au comble de sable nuagé de deux pièces et chargé de l'inscription « CHARANTONNAY » en lettres d'or.
Devise / Cri
«de campano charrentonnaci dominor» (du haut du clocher, Chantonnay, je domine).
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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Notes et références

Voir aussi

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