Charles-Adolphe Fortier-Beaulieu, né le à Bercy (Seine) et mort le à Paris, est un industriel et homme politique, à la tête du premier syndicat des cuirs et peaux français pendant plus de 20 ans.
Charles-Adolphe Fortier-Beaulieu (1831-1895), est un industriel[1],[2] et homme politique qui succède à son grand-père, fondateur[3] des tanneries Fortier-Beaulieu à Bercy en 1796[4],[5]. Il reprend la direction de l'affaire familiale de 1857 à 1877 et est élu président du syndicat des cuirs et peaux en 1874[6]. Il joue à ce titre un rôle clé comme l'un des principaux représentant des tanneurs français à la fin du XIXe siècle[4].
Il occupe les fonctions de maire adjoint du 12e arrondissement de Paris (1872-1874), membre de la chambre de commerce de Paris[7] de 1880 à 1886, il est nommé juge au Tribunal de Commerce et est successivement membre du Comité de l'organisation et du Jury des récompenses aux expositions de Paris (1878), Anvers (1883), Amsterdam (1887), Bruxelles (1888), Barcelone (1888), Moscou (1891) et président du jury des récompenses à Paris en 1889 [8].
Charles-Adolphe Fortier-Beaulieu, Président du Jury des Récompenses. À sa droite Félix Faure. Exposition universelle de 1889 de Paris.
Président de la Chambre syndicale des cuirs et peaux en 1874, il représente près de 500 tanneurs sur 2 500 que comptait la France en 1878[9]. Il commande à ce titre une étude pour la réforme de la liquidation judiciaire en 1893[10].
En 1878[11] et 1879, devant le Sénat[12],[13], aux côtés de Félix Faure alors maire-adjoint et tanneur au Havre[14],[15], Charles-Adolphe défend les intérêts de l'industrie du cuir français face à l’importation des cuirs des États-Unis jugés par le syndicat des cuirs et peaux trop peu taxés[12].
↑par ailleurs conseiller municipal de la ville de Bercy, source Lucien Lambeau, Histoire des communes annexées, Bercy, Paris, 1910, Éditions Ernest Leroux. p.188, 189, 438, 440, 445, 450.
12Charles V. Vincent, La fabrication et le commerce des cuirs et peaux, Paris, 1872, p.392
↑Tannerie spécialisée en cuir de sellerie / source: rapport du jury international de 1849. Exposition de Paris et Londres
↑Supplément de l'hebdomadaire Le marché au cuirs, septembre 1891.